DISTRIBUTION DU MAGNÉTISME DANS LES BARREAUX AIMANTÉS
Quoique l'action de la terre sur un aimant se réduise à un couple de forces appliquées en deux points déterminés, il ne faudrait pas croire que la propriété d'attirer le fer émane exclusivement de ces deux points. Il suffît, en effet, d'examiner avec quelque attention la manière dont la limaille se dispose autour des deux extrémités d'une aiguille aimantée, pour être convaincu qu'à {mtir de ces extrémités, et jusqu'à une certaine distance, chaque portion de Taiguille possède une vertu attractive. D'ailleurs, qu'à égales distances d'un des centres magnétiques apparents A d'un barreau cylindrique horizontal AB, on considère deux points C et D, l'un C pris sur l'aimant lui-même, l'autre, D, le plus loin possible de sa surface ; si les dislances ACet AD sont comprises entre des limites convenables, on trouvera qu'au point C l'aimant peut lK)rter un morceau de fer doux dont le poids excède beaucoup l'attraction qui est exercée au point D sur le même morceau de fer.
Or, on voit sans peine que ce résultat serait impossible si toute l'action attractive de l'aimant émanait du point A seul. — Alibi, jusqu'à une certaine distance des extrémités A et B, les différents éléments du barreau possèdent isolément la vertu magnétique, Seulement ils la possèdent à des degrés inégaux ; en telle sorte que si Ton imaginait un barreau tel que ab (fig. 343), divisé par clos plans perpendiculaires à son axe en tranches d'égale épaisseur, ces (lilTércntes tranches exerceraient isolément des actions inégales sur un même pôle magnétique successivement placé à même distance do chacune.
Il est très-facile do constater la différence de ces actions élémentaires, mais on no voit pas au premier abord comment on pourrait (létormin(»r les rapports de leurs intensités, parce que, dans toute oxi>éri(»nro de? mesure, l'action de la tranche sur laquelle portent /«irlicM jjôicMnonl los iuve8tiç;a(ions se complique nécessairement <l(* (vllr (jj'M IrancUor. voWuw^. ÇAi\Aç>\xvNù v>A \\vi^\w\svôv:w$s ^^