EXPERIENCES DE COULOMB
lier procédé. — Près des parois d'une balance de torsion
verticalement une règle plate rr' dans le plan passant
Gl et la division 0, puis on amène ce plan à coïncider
Fig. 343.
méridien magnétique , et alors l'extrémité A de l'aiguille vient naturellement se placer contre une des faces de rr'. •ses ainsi disposées, on fait glisser verticalement contre la ; face de la règle, le barreau ab dans lequel on veut étuiistribution du magnétisme, en prenant soin de l'opposer
un pôle de même nom. L'aiguille est aussitôt chassée de ion première d'équilibre, mais on peut l'y ramener en
le fil, et l'on voit que la torsion nécessaire ijovit \»todw\tçi . est maximum quand l'extrémité b AubwcT^îvxi ç^'sX.Vç^v
504 DISTRiBUTION DU IIAGMÉTIBIIK
peu au-dessous de A. Le barreau conUnuant à descendre, la répulsion diminue ; elle devient bientôt insensible.
Ces résultats confîrinent ce que nous avons déjà vu touchant h localisation apparente de la vertu magnétique vers les extrémité: du barreau ; mais de plus, ils peuvent conduire à la connaissance de la loi de distribution. Pour le prouver, il suffit d'établir que, dans chaque cas, la torsion à l'aide de laquelle od ramène l'aiguille au contact de la règle, est proportionnelle à la force répulsive de la tranche du barreau de, qui esta sa hauteur.
Or, on voit sans peine que tout point un peu éloigné du milieu de de n'exerce sur A qu'une action presque verticale, et impuissante par suite à faire tourner l'aiguille horizontalement.
L'action perturbatrice se réduit donc à celle de deux tranches efelcdy situées l'une au-dessus, l'autre au-dessous de de, et ayant, dans toute l'étendue du barreau, une épaisseur toujours peu considérable et que l'on doit regarder comme constante.
Or, si entre les points c et/l'intensité magnétique varie toujours dans le même sens et ne présente pas dans son accroissement une rapidité extrême, on peut admettre que l'action totale de cette portion du barreau sur le pôle est sensiblement la même que si, dans toute son étendue, le développement du magnétisme fût resté constant et égal à ce qu'il est dans la partie moyenne 7.
Il faut toutefois ajouter que ces considérations ne sont plus applicables lorsque la tranche de est très-voisine de l'extrémité b ou coïncide avec elle ; mais, dans ce cas, les raisonnements précédents indiquent qu'il faut doubler la répulsion observée pour la rendre comparable à celles qui ont été déterminées pour les autres positions de de.
11 est encore indispensable de remarquer que les aiguilles dont on se sert pour ces expériences doivent être fortement trempées; car s'il en était autrement leur influence réciproque changerait, dans chacune , le développement ou la distribution du magnétisme.
Enfin il est clair que l'on no commet pas d'erreur sensible en négligeant, comme nous le faisons, les actions réciproques des pôles 6 et B, a et A, pourvu que le barreau et l'aiguille aient de suffisantes longueurs.
Bléthode des osoîllatîons. — Coulomb a fait surtout un grand nombre d'observations par la méthode des oscillations. 11 prenait une petite aiguille aimantée trempée fortement, et après lavoii suspendue à un fil do soie sans torsion, de façon qu'elle pùl se mouvoir horizontalement, il comptait le nombre n des oscillations qu'elle cxéculail sous \^svi\3\^ ^çNXo^xs.^x^^sv'îi^gix^v^^^ terres-
'COURBB DIS INTENSITÉS. 505
tre pendant un temps t , puis il en approchait le barreau sur lequel il voulait opérer, en ayant soin de le tenir verticalement dans le méridien magnétique du point de suspension, et en s'arrangeant de façon que son action concourût avec celle du globe. Enfin il comptait les nombres n'y n", etc. , des oscillations faites pendant le même temps i^, en regard des différentes tranches du barreau.
Les différences n'* — n*, n"* — n*, etc., etc., étaient proportionnelles aux intensités du magnétisme libre de ces tranches. Seulement il fallait doubler les forces ainsi obtenues, lorsque l'aiguille oscillait juste en face de l'extrémité du barreau. Ce que nous avons dit à la page précédente justifie cette précaution.
Ck>iirbe des insentité*. — ' Pour mettre en évidence les conséquences de ses observations , Coulomb figurait Taxe de Taimant par une droite AB et élevait en ses différents points des ordonnées a6, cdy proportionnelles aux quantités de magnétisme trouvées dans les tranches correspondantes du barreau ; la courbe qui joi-
Fig. 344. I
gnait les points 6, </, e représentait alors la distribution du magnétisme libre dans toute l'étendue de l'aimant.
Avec des aimants longs et minces, la courbe que l'on obtient a la forme indiquée sur la figure 344.
Elle s'abaisse rapidement à partir de l'extrémité A, coïncide avec Taxe de l'aimant dans la plus grande partie de sa longueur, et se reproduit la même vers la seconde exlrèimlë^.
n nya aucune di faculté à traduire algébnquemetiV. \^^ \iis^- /. %^