‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 215 sur 244 · RECHBRCHES DE M. DE BOSSEL ET DE M. DE HUMBOLDT · texte numérisé non relu

RECHBRCHES DE M. DE BOSSEL ET DE M. DE HUMBOLDT

LMntensité des forces du couple terrestre varie, aussi bien que leur directioDi avec la position du lieu où on les observe. Les premières recherches qui aient été faites pour découvrir les lois de ces variations sont récentes ; elles datent de la fin du siècle dernier et ont été principalement exécutées par M. de Rossel, dans une expédition envoyée à la recherche de La Peyrouse.

Quelques années plus tard, M. de Humboldt, dans ses célèbres voyages scientifiques, recueillit sur la même question un grand nombre de données nouvelles, et de l'ensemble des observations faites par son prédécesseur et par lui, il résulte que, de Téquateur aux pôles, rintensité magnétique augmente dans le rapport de 1 à 1,85 environ.

Aux différents points où Ton voulait déterminer l'intensité de l'action magnétique du globe, on faisait osciller horizontalement une même aiguille aimantée, en prenant soin de la suspendre toujours de la même manière, et Ton comptait exactement les nombres d'oscillations N, N', N'' exécutés dans des temps parfaitement égaux entre eux. Les carrés de ces nombres étaient pris alors pour mesure des forces H, H', H" qui, en chaque station, imprimaient à l'aiguille son mouvement oscillatoire horizontal.

Enfm , après avoir ainsi déterminé ces valeurs relatives des composantes horizontales de l'action terrestre aux différentes stations, on divisait chacune par le cosinus de rinclinaison correspondant, et les quotients obtenus

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étaient proportionnels aux intensités magnétiques totales que l'on voulait connaître.

La méthode que noua\ei\OTisde démre suppose la connaissance de i 'inclinaison magnél\ç\Mô avi \\e\i ^^ \ ^^««N^Nkwk.^ vx. ^^^Xwê»^

DU MAGNÉTISME TERRESTRE. 5i7

semblerait plus simple de mesurer directement l'action terrestre lotale en faisant osciller, dans le mériden magnétique, Taiguille de la boussole d'inclinaison. Mais dans ce cas, il faudrait tenir compte des défauts de centrage et aussi du frottement de l'axe sur les coussinets qui le supportent. Au reste le procédé fondé sur l'emploi de la boussole de déclinaison n'est pas non plus à l'abri de toute difficulté, car « l'un des pôles de l'aiguille (voir le Traité de physique de M. Pouillet) ayant une tendance à plonger audessous de l'horizon, il en résulte que le prolongement du fil de suspension ne passe jamais parle centre de gravité; de là une différence dans les deux bras de levier de l'aiguille, et une différence qui change avec l'inclinaison » .

Enfin, que l'on suive l'une ou l'autre des deux marches que nous venons d'indiquer, on ne peut se soustraire à une cause d'erreur très-influente.

Le magnétisme des aiguilles éprouve de continuelles variations ; et quand il arriverait que ces changements fussent peu considérables dans le cours d'une expédition scientifique, il serait impossible qu'ils ne se développassent point avec le temps. En sorte que, si dans de bonnes conditions, on pouvait parvenir à déterminer avec une certaine exactitude les variations qu'à une même époque, l'intensité magnétique terrestre éprouve lorsqu'on passe d'un point du globe à l'autre, il faudrait renoncer à étudier les changements qu'elle éprouve avec le temps.

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