‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 23 sur 244 · DE L'ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

DE L'ATTRACTION UNIVERSELLE

La matière attire donc la matière; et dès lors, il est évident que les corps voisins de la terre doivent tomber vers elle, absolument cx)mme les planètes tomberaient sur le soleil, si à un moment donné leurs vitesses acquises venaient à être anéanties. Mais pour mieux faire comprendre comment le principe nouveau que nous venons d'établir, rend compte de toutes les particularités du phénomène do la chute des corps, il faut entrer dans quelques détails.

Lorsqu'une couche sphérique homogène attire un point extérieur suivant les lois de la raison inverse du carré des distances et de la [)roportionnalité aux masses , elle agit comme si toute la matière qui la compose était réunie en son centre.

Or, la terre peut être assimilée à un globe formé de couches semblables : donc, 4", en chaque point, sous la seule influence de l'attraction, la chute des corps devra se faire suivant la direction du rayon terrestre, ou si l'on aime mieux, suivant la normale à la surface.

2* A la surface de la terre la pesanteur devra paraître con» stante, parce que le faible espace que les corps parcourent en tombant est tout à fait négligeable par rapport au rayon du globe.

3° Il en serait tout autrement, si Ton pouvait observelr le mouvement de chute à des distances du centre égales à 2, 3, 4 rayons terrestres. Les vitesses acquises dans la première seconde devraient alors être 4, 9, 46 fois moindres qu'à la surface, parte que ces vitesses comme les forces qui les développent varieraient suivant la loi de Newton.

C'est ainsi que s'explique le décroissement d'intensité de la pesanteur qu'indiquent les observations faites avec le pendule, à de grandes hauteurs au-dessus du niveau des mers.

A toutes ces raisons, si propres à établir que la pesanteur est une des formes sous lesquelles se manifeste à nous la gravitation universelle. Newton ajouta une preuve tout à fait saisissante qu'il sut faire ressortir de l'étude du mouvement lunaire.

La lune décrit autour du centre de notre globe une courbe que l'on peut assimiler à un cercle dont le rayon serait de soixante rayons terrestres, ou 60 R.

Le temps de la révolution est 2,360,580 secondes; donc l'espace LA parcouru en une seconde est égal à

et la projection LB de cet espace sur le diamètre

= ( ii I' . 2. 60 R = r zr-î^, = 0m,00132 \ 39349 / 60. 393432

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