ASCENSIONS ET DÉPRESSIONS CAPILLAIRES
Les attractions qui se développent ainsi à distances insensibles, soit entre les solides et les liquides qui les touchent, soit entre les molécules contiguës des liquides, produisent, dans un assez grand nombre de cas, des phénomènes particuliers qui, au pre-
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mier abord, semblent contraires aux lois générales de l'iquilibit ] des liquides ou de l'équilibre des corps flottatils. 1
Ainsi, lorsqu'on voree un liquidedansun ^phon dont l'ane des ] branches est large et l'autre fort étroite, comme on le voit Gsun 3S2 , les niveaux dans les deux branches ne sont plus sur le prolongement l'un del'aulre. L'eau, l'alcool, l'éther s'élèvent dans le tube capillaire ; le mercure s'y déprime -, de plus les surfaces terminales ne sont plus planes. Celle de l'eau est concave, celle du mercure convexe. Des déformalitHis de même genre se remanjueDl presque toujours lorsqu'on vient i plongernn solide dans un liquide.
Si le liquide mouille le solide, il s'élève contre sa surface, et se déprime dans te cas contraire. Enfin des corps flottants de bibles dimensions, lorsqu'ils sont amenés à petites diAlances les ans des autres, tantôt s'iittirent et tanlût se fuient, sans qu'au i»^mier abord on puisse apercevoir aucune cause de ces singuliers mouvoments.
Les premières observations régulières que l'on ait sur ces phénomènes paraissent remonter au temps de Pascal. Toutefois cet éminent physicien ne les connaissait pas.
On en peut juger par le texte suivant, que nous empruntons à la préface de son ouvrage sur l'équilibre des liqueurs et de la peaan tour de l'air'.