HYDROSTATIQUE
r — LIQUIDES. — TRANSMISSION DBS PRESSIONS.
On appelle fluides des corps tels que Tair et Feau, dont les molécules possèdent une grande mobilité et cèdent aux moindres efforts qui tendent à les faire glisser les unes sur les autres. Ces corps jouissent de la propriété de transmettre en tous sens les pressions qu'on exerce sur eux, et cela de telle sorte que la pression totale transmise normalement à une surface double ou triple de celle qui reçoit directement Faction de la force, est elle-même double ou triple de celle-ci.
Trunimiwion des pressions. — Ce principe fut, pour la première fois, nettement énoncé par Pascal, qui le développe de la manière suivante dans son Traité sur Véquilibre des liqueurs :
« On prend un vaisseau plein d'eau (fig. 45), et l'on y pratique deux ouvertures dont Tune est centuple de lautre; on adapte à chacune un piston qui la remplit exactement ; on charge le piston de surface un d'un poids égal à trn, et le piston de surface cent d'un poids égal à cent : les poids et les pistons sont en équilibre.
Fig. 45.
Fip. 4f).
Ce phénomène ne pont exciter la surprise ; car si Vuu de ee^ \à^- U>n8 pèse cent fols plus que Vaulre, \[ touche cent îo\s v^^^ ^^
5t PRCSSS nYDRAtLIQUK.
moiiTiilos (F eau Chacune est également pressée, et conséquenimonl toutes doivent être en repos. »
Au lieu de deux ouvertures bouchées chacune par un piston, on en ))ourrait supposer un nombre quelconque*, pourvu que ceux-ci soient tous pressés de dehors en dedans avec des forces proportionnelles à leurs surfaces, l'équilibre subsistera.
Il est bien entendu que si le liquide était dénué de pesanteur, ces différentes ouvertures pourraient être indistinctement prali- ((uées à toutes les surfaces du vase. Voir la figure 46.