PRESSE HYDRAULIQUE
I/appareil connu sous le nom de presse hydraulique offre une application très-heureuse du principe de Pascal.
Que roncx)nçoivo deux corps de pompe AB, CD (6g. 47) de sections tr(>s-inégales, 1 et 400 par exemple ; que ces corps de pompe,
Fig. 47.
réunis par un tube de communication BC, reçoivent chaom «n piston très-exactement travaillé, et enfin que l'appareil soit et demeure exactement rempli d*eau. En exerçant à raided'un levier Ll une pression de ^0 kilos sur le petit piston, on pourra facilement soutenir ou même soulever un poids de 20 X < 00 = 2000 kilos placé sur le grand.
Voici la description complète de Tappareil tel qu'on l'emploie habituellement dans les usines :
L corps de pompe très-solide dans lequel se meut un pûton «l'assez grandes diniensions K.
A petit corps de pompe communiquant au précédent par un tube G.
BB' le levier qui met en mouvement le piston du petit corps de pompe.
H H' forte tablette portée sur la partie supérieure du grand piston, et maintenue latéralement par les colonnes PP', contre lesqiwlles elle peut glisser.
PRESSE HTDRADLIQUS. .S3
II' seconde plate-fomie contre laquelle HH' en s'élevant pousse l(s objets à mettre en presse, tels que des toiles hiimideâ, de» HcâpIeJDs de pulpe de betterave, de graines oléagineuses, etc.
CAD soupape, E robinet de décharge, F manomètre (voir plus loin), M réservoir d'eau, 0 pomme d'arrosoir par laquelle la pompe
Vig. 48.
i puise l'eau pour l'injecter dans l'appareil par une soupape qui n empêche le retour.
Ch Tul longtemps arrêté dans l'emploi des presses hydrauliques
pv rimpossibililé où l'on se trouvait d'empêcher, sous les forles
pressions, l'eau de suinter entre !e piston K et la paroi du corps
it pompe. Vers le commencement de ce siècle, un ingénieur
anglais, Bramah, résolut le problème de la manière suivante. Dans
„ une goi^ annulaire rreusée dans la paroi
^^^^m^-^^^ ^'^ corps de pompe (voir fig. i9), il plaça
^^^|^m^^| un cuir embouli ayant à peu prés la forme
p- ^j d'une gouttière. Ainsi qu'on l'a représenté
en BAC, le rebord C louche la surface
■lu piston, le rebord C la paroi intérieure du corps de pompe.
l-'eau pressant latéralement contre ces deux rebonls, les applique
«mire les surfaces qu'ils totichcnt avec une force d'autant plus
aande que ta pression est plus coo^'dérable, et bouche ainsi irés-
nactpment les mtendictv par lesquels les fiiiles \i(\uu\e5 \ioot-