‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 40 sur 244 · NIVEAU D*£AU · texte numérisé non relu

NIVEAU D*£AU

ce réservoir partent des tuyaux de conduite, qui, rampant sous le sol, vont se distribuer dans les différents quartiers, se redressent et viennent s*ouvrir dans des fontaines publiques (fîg. 60).

Il faut que le niveau du réservoir soit toujours notablement au-dessus de ToriGce par lequel Teau sort quand elle est rendue à destination, sans quoi les frottements dans les tuyaux de conduite pourraient gêner beaucoup l'écoulement, ou même à la limite le rendre impossible.

Quant à la direction du jet, elle est évidemment déterminée par la forme de l'oriâce de sortie.

Niveau d'eau et son usage. — Dans les Opérations de nivellement, on s'appuie constamment sur ce que tous les points de la surface supérieure d'un liquide renfermé dans un vase de forme quelconque, sont toujours dans un même plan horizontal.

Les détails suivants, empruntés au traité de Mariette, font comprendre de suite l'usage de ce principe. « Veut-on niveler une pente de montagne très-raide, on prend un canal étroit, long de 1 5

Fig. 61*

OU \ 6 pieds, et bouché aux deux bouts (fig. 6i). On le supporte sur un pied, et on le met horizontal en y versant un peu d'eau, et voyant si aux deux bouts du canal ce liquide vient toucher les rebords très-peu élevés C et D. On mesure la l^^uteur verticale AE, puis on pose le bâton qui sert à meâurer^ k YetkàtovV^'^ ^^\^^\iLVfc<A

LIQUIDES DE DIFFÉRENTES NATURES. f»:)

l'un des bouts du canal était posé, et l'on transporte le canai plus loin et plus haut en (C'B'), le mettant encore de niveau et mesurantdemémela somme des hauteurs. ÂE, A'fi,etc., sera la distance verticale des stations extrêmes. »

Ordinairement on emploie pour ces opérations un tube de ferblanc, long d'un mètre environ, dont les deux bouts se recourbent à angle droit sur Taxe AB (6g. 62), et reçoivent deux petits tubes de verre AC, BD qui y sont fixés avec du mastic. L'appareil

Fig. 62.

^t soutenu en son milieu I sur un trépied. Lorsqu'on y verse du liquide, les niveaux en X et X' sont dans un même plan horizontal. Pour trouver la différence de niveau de deux points Y et Z, on fixe en Z une règle verticale divisée, et plaçant l'œil en X' on voit à quelle division de la règle aboutit le rayon visuel XX'. Soit a ce point ; on mesure la distance oiZ. Cela fait, on place l'œil en X et s'alignant sur X', on vise à la règle divisée que l'on a transportée en Y. On mesure de même la distance PY, la différence 3Y — aZ est évidemment l'élévation de Z au-dessus de Y. H est bon d'ajouter que dans la pratique, au lieu de chercher à voir à grande distance une division de la règle Z, on fait glisser le long de celle-ci une plaque carrée divisée en quatre compartiments égaux et carrés eux-mêmes de couleur alternativement rouge et blanche. C'est le centre de cette plaque qui sert de repère.

iqoîBbre des lî<iaîdes de natures différentes. — Que dans 00 siphon ABCD (fig. 63) on verse du mercure, ce liquide d'après ce qui précède prendra son niveau dans les deux brarvcYves e^v XY ; si alors dans la branche A on met de l'eau, \e mevcwve

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