‹ Leçons de physiqueChapitre 148 sur 293 · LUNETTE DE ROCHON. 4M · texte numérisé non relu

LUNETTE DE ROCHON. 4M

l'axe d'où l'on voit l'image AB de l'objet sous un angle déterminé ACB.

Fig. 710.

Or, Rochon a montré qu'en ajoutant aux pièces qui composent une lunette ordinaire un prisme biréfringent mobile entre l'objectif et l'oculaire, on peut aisément satisfaire à la condition qui, d'après ce que nous venons de dire, sullit à la détermination de l'angle sous lequel on voit un objet.

Fig. 711.

Lorsqu'un faisceau de rayons S rendus convergents par une lentille L tombe sur un prisme biréfringent P, il se dédouble, et les deux foyçrs ordinaire et extraordinaire A et B sont d'autant plus écartés l'un de l'autre que le prisme a été placé plus loin du point F, où le concours aurait eu lieu sans son interposition. ^ . •

Si la lentille transmet un second faisceau qui converge vers F', le prisme, le dédoublant comme l'autre, force les rayons ordinaires qui en proviennent à venir concourir en A', et les autres en B'.

La distance AA' ne dépend pas sensiblement de la position que l'on fait occuper au prisme sur l'axe de la lentille, et AB au contraire en dépend. Par conséquent, si FF' est assez petit pour que, dans une position convenable du prisme, A' soit entre A et B, on pourra toujours, en rapprochant ce prisme du lieu des foyers, amener A' à coïncider avec B.

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