LUNETTE DE ROCHON
Alors l'angle compris entre les droites AP et A'P est précisément égal k celui dont le prisme écarte le rayon ordinaire et le rayon extraordinaire qui correspondent au rayon incident dont FP est le prolongement; et, comme pour chaque prisme cet angle peut être aisément ou calculé ou mesuré expérimentalement, il en résulte que l'on connaît l'angle sous lequel on voit l'image AA' ou son égale FF' en plaçant l'œil à une distance AP de cette image.
La pièce caractéristique de la lunette de Rochon e^;t donc un prisme biréfringent qui peut se mouvoir entre l'objectif et l'oculaire. Une monture spéciale et une crémaillère extérieure sont disposées de telle sorte que le mouvement se puisse commodément obtenir.
Fig. 71Î.
Le prisme dans son ensemble est le plus souvent en quartz, et il a la forme d'un parai léli pi pède rectangle; ses faces d'entrée et de sortie AB, CD sont donc parallèles entre elles; mais ce parallélisme n'empêche pas l'action biréfringente de séparer fortement les deux rayons. En effet, le parai léli pi pède total ABCD est en réalité formé par la superposition de deux prismes de même angle, mais différemment taillés par rapport à l'axe du cristal. La face AB est perpendiculaire à l'axe du premier morceau de cristal, et au contraire l'arête réfringente du deuxième prisme est parallèle à l'axe de double réfraction de ce prisme. D'ailleurs l'axe ZZ' de la lunette est normal aux faces AB et CD.
D'après cela, les rayons qui tombent sur AB dans une direction à peu près parallèle à ZZ' arrivent jusqu'au point I sans se séparer : mais là, la bifurcation a lieu. Les rayons ordinaires suivent leur route : pour eux, toute la pièce biréfringente n'agit pas autrement qu'une glace de verre. Quant aux .rayons extraordinaires, ils sont déviés, rejetés vers le haut avec la disposition indiquée sur la figure.
L'image formée au foyer de l'objectif se résout donc en deux autres, l'une ordinaire aJ? et l'autre extraordinaire a'b'. Lorsque
Ml bien ^ en désignant ]>ar h la grandeur CMUSume des deux ifiiâges, par i^ k distance ^'0, par M l'angle de tnforcalion a'Ob\
Soient F la distance focale de l'objectif et V rans:le sous lequel on voit l'objet dont riiiuii2;e a |>uur grafulour A. On aura la rtjlalion Fiy.V, et i équatioii précédente davii^iiUra • . . '
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• >feyiif. un n^émiiPi instnipflnt, e^ l-' .soiu (iéiunuiiié» ; |^ eu est ^'^'hl^' aisii MèHte^, qui dllHébi'felM une cM-
«îtante de l'instrumeiU dont il s'agit. Pour déterminer la valeur numérique de cette constante on opère de la manière suivante :
On commence par mettre le prisme dans une position telle que îes doux imaircs vues à travers l'oculaire soient superposées; cett^^ position est celle pour laquelle le foyer de l'objectif coincide avec le point 0 où l'axe ZZ' est coupé par le rayon extraordinaire provenant du rayon naturel tombant sur AB, survimt 71! . Dans ce cas, en efifet, les rayons ordinnires et extraordinaires correspondant à un mt^me point de l'objet qu'cm observe semblent, après être sm^tis du prisme biréfringent, émaner d'un même point situé iiaiis son intérieur, li n'y a doac qti*itlie aiule image virtuelle eorrespondante.
Cette position obtenue, on voit à quel numéro d'une division tracée sur le &3^ iéb la lunette répond la pièce qui porte le prisme; pdà on irîae^avec la luneite un objet de grandeur H. situé à une dislanoe suffisante D de l'utoecliC, élan avance le prisnM^/jqaqu'à ce que lea deux images soielll en contact. Akm, »4'lll}ippeHe # le déplacement de Tindex sur la division, 4Nt a
414 POLAftl«âTtON R%CtlI.f01CjB.
' Cette équation ne renferme d^autre înconoueique ^^J^^ et par
conséquent elle peut en déterminer la valeur numérique.