AI»PAREILS P0LARI8KUR
m eùùpè oe priim en dèuz priiritilaii (M^te par les btUttM des deux trièdres formés d'bngles plans dé 490 degrésf qni se froûtent opposés l'un à Taulre sur les deux' petites bases du prisme. ^ Ce plaii de section doit être perpendieOlairé à la section prîttdpalë de chacune des bases (fig. 716). * Enfin, on rapproche les deux prismes trbnqdés, én leur laissant les positions relâUves qu'ils occupaient avant la section'; et on les colle avec une couche de baume de Canada, ayant pour indice 4,549, de manière à recon^ sCiluer un solide tout semblable extérieurement au prisme allongé primitif.
Lorsqu'on fait tomber sur ce système un faisceau formé de rayons parallèles aux longues arêtes du prisme ou au moins pou inclinés sur ces arêtes, il se dédouble à Tinci-' dence en deux autres qui tombent à peu près confondus sur la face de jonction. Là, les rayons ordinaires éprouvent la réflexion totale; l'inclinaison de la face de jonction et l'indice du baume ayant été choisis de manière qu'il en fût ainsi, les rayons extraordinaires passent dans le second cristal et le traversent tous à l'état de rayons extraordinaires. ' La séparation des deux faisceaux ordinaire et extraordinaire étant. l'effet d'une réflexion totale, il est clair que l'ouverture du cône de rayons qu'un pareil ptisme peut polariser ne doit pas dépasser certaines limites. Celte ouverture est d'environ 30 degrés dans les prismes ordinaires, de telle sorte que les rayons extrêmes font un angle d'à peu près 15 degrés avec les longs côtés du prisme.
Prhme de M. Foucault. — M. Foucault a construit des polariseurs analogues aux précédents, et qui, pour une même ouverture, exigent moins de longueur dans le morceau de spalli à employer.
' . Dans les prismes de M. Foucault, le baume de Canada est remplacé par une simple couche d'air. Ces nouveaux appareils sont très-avantageusement employés lorsqu'on veut opérer avec un large faisceau de rayons très-sensiblement parallèles entre eux.
Tourmalines. — M. Biol a découvert dans les cristaux de tourmaline une propriété fort remarquable. Ces cristaux sont biréfringents. Ils sont ordinairement colorés et se présentent sous forme de prismes allongés, dont les arêtes sont parallèles à Taxe du cristal. Si, avec un cristal de cette substance, on taille un
APPAREILS POLAUISEURS.
prisme dans lequel l'arête réfringente soit parallèle à Taxe, on constate aisément que, près de celle arête, là où Tépaisseur du milieu biréfringoDl eat trèe-fiiibie, le rayon ordinaire et le rayon extraordinaire passent également; mais, à mesure que le pçi^l d'incliM^ e'écarte de 1 arête, le rayon ordinaire s'affaiblit et une épeisaeaf encore très>farble suffit à réieindre complètement. Lee plifîés de tourmaline, dès l'instant qu'elles ont une épaisseur convenable, ne laissent donc passer qu'un rayon complètement polarisé. Aussi sont-elles très-souvent emfjoyées en optique.
Pdur mànifiBSter commodément la propriété curieuse dont el|es jouissent , on prend deux lames de tourmaline aussi pures que pMitlle et parallèles à l'axe. On les fixe sur deux disques de gâea Oet G' (fig. 747), portés dans deux bagues M et M', qui ptlivent tourner dans une même monture, et l'on fait tomber sur I enÉMiblé un faisceau lumineux. Si les plaques T et T' ont leurs axes parallèles, la lumière les traverse toutes deux aisément. $i les axee sont croisés, il y a extinction complète au point de croisement.
Fig. 7i7.
La couleur des tourmalines est ordinairement foncée; aussi le rayon qu'elles transmettent est peu intense. M. Herapat a trouvé dans ces derniers temps une sorte de crist<iux arlificiels, non colorés et qui jouissent aussi de la propriété de ne laisser passer qu'un des rayons dans lesquels ils dédoublent la lumière incidente.
Ajoiitx)ns que les plaques ^'hôrapalilp on relies de tourmaline ont toujours des dimensions bien moindres que relies des polariseurs faits en spath. Le seul inconvénient de ces derniers est le prix élevé qu'ils atteignent dès qu'ils sont un peu grands.
Glace noire. — Quant à la glace noire, elle peut sans doute polariser un hrge faisceau; mais, pour que la polarisation soit complète, il faut que 1rs rayons incidents soient bien parallèles entre eux, et cetle condition est souvent difficile à remplir.
Du reste, la glace noire ne réfléchit sous l'angle de polarisation qu'une assez faible partie de la lumière incidente, la moitié environ.
PHOTOJJETRIE.