‹ Leçons de physiqueChapitre 249 sur 293 · PAR LES C0VBAMT8 ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

PAR LES C0VBAMT8 ÉLECTRIQUES

•§ 2, — LOIS DB L'BCHAUPFEUGNT DKS FILS CONI>U€TËURS TRAVERSÉS PAR LES COURANTS.

Rèoherdiei de M. Riess. — En 1837, M. Riess commença à faire connnUre les résultats d'une série de recherches entreprises dans le but de déterminer les lois suivant lesquelles varie la quantité de chaleur développée par une décharge électrique dans un fil métallique, lorsqu'on fait varier la charge de la batterie, rétendue de sa surface, les dimensions du fil parcouru par la décharge, et enfin la conductibilité totale du circuit à travers lequel réleclricité se propage.

Nous avons expliqué, tome I*% pages 445 et 446, la manière dont on peut estimer la charge d'une batterie, et mesurer la quantité d'électricité qui produit une étincelle. Les méthodes décrites alors sont précisément celles que M. Riess a employées dans les recherches dont nous allons indiquer les résultats ; quant à son appareil calorimétrique, il consistait en un gros thermomètre à atr dans lequel se trouvait enfermé le fil de platine soumis à réchauffement. La chaleur développée dans le fil au moment de la décharge se communiquait presque instantanément à l'air intérieur, et, comme le maximum du déplacement de lindex ne durait qu'un instant, on devait admettre qu'au moment de ce maximum le fil et Tair du thermomètre étaient à même température. Une graduation antérieure de l'appareil faisait connaître la relation qui existait entre la marche de l'index et l'élévation de température du gaz intérieur; et par conséquent, de simples lectures thermométriques conduisaient à l'estimation des quantités de chaleur cherchées, dès que le poids du fil et sa capacité calorifique étaient connus.

L'ensemble des expériences de M. Rîess l'a conduit à plusieurs propositions importantes. En particulier, il a constaté que la quantité de châteurdéveloppéedans un fit par la décharge d'une batterie déterminée est proportionnelle au carré de la quantité d'électricité mise enjeu dans la déchari^'e, et qu'en outre elle est proportion* nelle à la résistance électrique du fil. Il n'y a rien à ajouter pour faire comprendre comment on a établi la première proposition. Pour établir la seconde, M. Riess plaçait les unes à la suite des autres dans le circuit plusieurs spirales de fils de platine de lonirueur et de seclions diiïérentes, et dans dos expériences successives il introduisait tantôt lu no et tantôt l'autre de ces spirales dans raf)|)aa'il IheraionieLrique. Le circuil total et la baltcne restaieiil loujuurs les mêmes. On pouvait aussi lamener à l'iden- II. 44

Page 1