DES COURANTS ET DES AIMANTS
l'aimant prenait un mouvement de rotation qui clian^eait avec le sens du courant. Lorsque, sans modifier du reste en rien la disposition précédente, on Taisait plon.^er la pointe dans le mercure du vase, l'aimant tournait autour du prolongement idéal de la pointe. Pour voir comment on peut se rendre compte du sens dans lequel ces rotations s'effectuent, il sullit de jeter les yeux sur la fig. 838. Soil AB et AC les courants qui rayonnent à la surface du mercure, et f et f les flèches qui indiquent le sens des mouvements de l'électricité dans la spire supérieure du cylindre électro-dynamique que nous substituons à l'aimant; il est clair que AB repoussera la portion voisine /* du courant du solénoïde; que AC attirera f et que la résultante de ces actions sera une force or perpendiculaire à AO et qui tendra à faire tourner l'aimant dans le sens OK, et telle est en effet la nature des mouvements de laimant.
MM. Breton ont disposé un appareil qui permet de réaliser plus commodément les expériences pi^écédentes. Par exemple, pour répéter la première, on laisse à l'aimant sa forme ordinaire, et seulement à ses deux extrémités on le maintient entre deux pointes P et P' (fig. 839) dirigées suivant son axe et faisant fonction de pivots qui lui laissent toute liberté de tourner sur lui-même; vers sa partie moyenne, on fixe ii l'aimant une pointe métallique recourbée qui vient plonger dans le mercure du vase annulaire VV, le courant arrive dans ce vase, passe par la pointe redescend par Taxe de l'aimant et retourne par Id pivot P' au second pôle de la pile.
Roue de Barlow. — Lorsqu'on courbe ën fer à cheval unë hélice conductrice dont l'axe était primitivement droit, les courants marchent évidemment dans le même sens dans les portions des ^ptres q\li vers les deux exlrémités^ du fer ii cheval se trOu*
Fig. 838.
Fig. 839.
M THÉORIE DES RBÉOMETRBS.
vent rapprochées par suite de l'incurvalion de l'axe. Ces portions sont parallèle? et elles sont verticales 91 le plan des braacbes de l'hélice courbée est horizontal.
Ceci posé, concevons qu'entre ces dernières on place une petite capsule pleine de mercure en conlactavec un des pôles d'une plie, etadmeltons que le second pôle soit en communication avec l'axe d'une roue métallique profondément dentée, mobile dans un plan vertical parallèle aux branches de l'hélice, et passant par le milieu de la petite capsule. Si la disiancQ de Taxe de la roue à la capsule est telle que celle de ses dents qui est verticale vienne toucher le mercure» la roue prendra un mouvement de rotation due à l'action que le courant dirigé suivant celui de ses rayons qui touche le mesure eiense sur ceux de l'aimant.
§ 4« TUÉORIE DU RHÉOBIÈTRE. — RECUSRCUSS