‹ Leçons de physiqueChapitre 50 sur 293 · MIROIRS PLANS · texte numérisé non relu

MIROIRS PLANS

deuxième sur MM', vont éprouver sur NN' une troisième réflexion à la suite de laquelle ils paraissent venir du point Â' symétrique de A par rapport à NN'.

En continuant ainsi, on détorminora toutes les imaf^es provenant des rayons qui ont subi lotir première réflexion surNN'.

Fig. 494.

Une seconde série est due aux rayons dont la première réflexion se fait sur MM', et l'on voit aisément que, dans l'une et l'autre de ces deux séries, une image quelconque se déduit de la précédente en regardant celle-ci comme un objet lumineux qui envoie directement des rayons au miroir dans lequel se voit l'image dont on veut assigner la position.

Resterait à discuter ce qui arrive quand les deux miroirs ne sont plus parallèles, ou si l'on aime mieux ne font plus entre eux un angle égal à zéro ; nous nous bornerons au cas où les deux miroirs sont perpendiculaires entre eux, comme MM' et MM", fig. 495; un objet lumineux L placé entre eux donne d'abord, par une réflexion unique sur MM' une imajîe L' symétrique de L par rapport à ce miroir, et de même, par une réflexion unique sur MM", une image L" symétrique de L par rapport à ce second miroir.

MIllOIRS PLANS.

Puis, des rayons réfléchis une première fois sur MM', se réfléchisseiit une seconde fois sur MM" et semblent alors diverirer d'un point symétrique de L' par rapport à MM".

De mémo, dos rayons réfléchis une première fois sur MM", après une autre réflexion sur MM', semblent diverger d'un point symétrique de L" par rapport à MM'. Or, d'après la manière même dont nous définissons leur position, il est évident que ces deux points coïncident. Leur position commune est le quatrième sommet L'" du rectangle dont les autres sommets sont L", L et L'.

On voitdonc, dans ce cas, trois images placées aux troisangles d'un rectangle dont l'objet lumineux lui-même occupe le quatrième sommet. — Les côtés de ce rectangle sont respectivement perpendiculaires aux deux miroirs, et divisés par eux en parties égales. On voit aussi sur la figure mémo, qu'aucun rayon ne peut subir entre les deux miroirs plus do deux réncxions successives.

Forte-lumière. — Lo portc-lumière est un instrument à l'iiide duquel on peut maintenir le rayon solaire réfléchi dans une position à peu près constante.

11 se compose d'un miroir MM' fixé à un axe EF (Fig. 496), qui est perpendiculaire à la fois aux deux colonnes parallèles \'Al et FF; un pignon G permet de faire tourner l'axe EF sur lui-même, et par suite aussi le miroir qui lui est attaché.

De plus, les colonnes EK et FF sont implantées normalement sur un disque à crémaillère RR, auquel un second pignon PL peut également imprimer un mouvement de rotation autour d'un axe OB parallèle aux colonnes.

La normale ON, au centre du miroir, ainsi que l'axe OB sont

P O RT K -L L" M 1 E H i: ; II E L 1 O S T A T.

POETI-LUMIÈEI

toujours contenus dans le plan perpendiculaire à Paxe EF, et passant par le milieu de cet axe. La rotation du disque RR' per> Aiet d'amener ce plan à passer par le soleil A, et alors, pour renvoyer en effet la lumière dans la direction de Taxe OB, il suffit de tourner le second pignon 6 de manière que la normale ON €Ottpe Tangle AQfi en deux parties égales.

Pig. 4M.

Hélîott^t.— Au lieu de déplacer sans cesse, à la main, le miroir qui reçoit ]e rayon solaire, il est incomparablement plus avantageux de lui imprimer le mouvement à Taîde d'une liorbgc convenablement disposée

Fig. 497.

(^elle idée a été réalisée par Fahrenlieit dans la construction (l'un premier héliostat à deux miroirs, dont voici le principe : HéliofttaU de Farenheit, de S'Gravesande, de Gambey. —

IJËLIÛSTAT.

Dans le couront d'une journée lo rayon solaire BO (fig. 491) qui tombe en un point déterminé Oy décrit autour de la parallèle EP à Taxe des pôles menée par ce point un cône dont le demiangle au sommet est égal an complément de la déclinaison de Fastre. D'après cela, il est clair qu'nn miroir MM' mobile en tous sens antour du point 0 réfléchirait constamment suivant BF les rayons incidents, si la normale OA menée à sa surface par le point 0 faisait toujours avec la droite EOF un angle égal à la moitié du complément de la déclinaison solaire.

Or on peut aisément faire mouvoir une tige solide BB' (fig. 498), de manière qu elle satisfasse à cette condition. Four cela , on

. Fig. m.

prend une horlop;fi P dont raigiiille ncromplisse sa révolution en vingt-cjUiUre heures et dont ie cadran porte un axe solide HO perpendiculaire à son plan et passant par son centre. — On dirige le cadran parallèlement, à l'équateur, en ayant soin que l'extrémité S' de l'axe pointe v ers le pôle nord, et, à cette extrémité, l'on articule un des bouts de la tige à faire mouvoir, tandis que l'on attache lautre, B, sur l'aiguille HB du cadran, à une distance du centre telle que l'inclinaison de la tige sur Taxe soit égale k la moitié du complément de la déclinaison solaire. La rotation de l'aiguille imprime alors à la tige le mouvement conique qu'il s'agit en eflét d'obtenir.

LonquOf par un ajustement de cette espèce ou par tout autro

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