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PHOTOGRAPHIE

La durée de l'exposition à l'iode varie entre une et deux minutes, suivant la température. Ordinairement on s'arrête quand la plaque a pris une teinte jaune d'or. — On l'expose alors aux vapeurs qui se dégagent d'une couche de bromure de chaux renfermée dans une cuve identique à la cuve à iode. Au bout de quelques secondes la plaque est rose ; on l'enlève et on la remet un instant au contact les vapeurs d'iode. Aussitôt qu'elle a acquis ainsi son maximum de sensibilité, on la place dans un châssis dont le fond glisse dans une coulisse , et par conséquent peut s'ouvrir. La face sensibilisée se trouve tournée vers ce fond quand la plaque est en place. La figure 580 représente un châssis de cotte espèce : EDGF, cadre en bois; BEA, planchette qui peut se lever et s'abaisser dans une coulisse; DH, fond pouvant s'ouvrir ou se fermer en pivotant autour d'une charnière.

Toutes ces opérations doivent être faites dans une chambre noire à la lueur d'une bougie; quand elles sont terminées, on fait agir la lumière. — Comme nous l'avons déjà dit, la chambre noire que l'on emploie forme les images sur une plaque verticale en verre dépoli, soutenue dans un cadre qui glisse dans une coulisse ; de sorte qu'elle peut être mise en place et enlevée sans difficulté. On tire la chambre, on fait mouvoir l'objectif jusqu'à ce que les images soient nettes, et alors on

Fig. 580.

enlève le cadre qui contenait la glace, et on y substitue le châssis qui renferme la plaque sensible. On ouvre le volet qui fermait ce

PnOTOGRAPIIlE.

dernier, la plaque qui occupe la position oii se trouvait la glace, reçoit l'image nette : au bout de quelques secondes, l'impression est complète; on ferme le châssis, on l'enlève et on retourne dans l'obscurité, pour exposer la plaque aux vapeurs mercurielles. La figure 581 représente une chambre noire qui s'étire et se raccourcit comme un soufïlet d'orgue. EB est le cadre dans lequel on fixe le châssis de la figure 580, 0 l'objectif; PD est la base sur laquelle glisse le corps de la chambre; la vis t; le fixe à la longueur nécessaire.

La botte à mercure a une forme parallélipipédique; le fond est en métal, les parois en bois et en verre jaune. Elle est portée sur des pieds qui l'élèvent assez pour qu'on puisse placer sous elle une lampe à alcool.

La plaque y est placée comme on voit, figure 582, c'est-à-dire qu'elle est inclinée environ de45"àrho- c rizon.

On chaulîe le mercure jusqu*à ce qu*un thermomètre qui y plonge marque 60**, un instant suffit en général pour arriver à ce terme ; puis on éteint la lampe, et au bout de deux ou trois minutes, plaçant une bougie contre une des fenêtres de la boîte, et regardant par l'autre, on voit l'image apparaître.

Quand on la juge suffisamment venue, on immerge la plaque dans un bain d'hyposulfite de soude, on l'y laisse quelques 1 ^^MF 1 instants, puis on la met dans un bain ^^^^^^^^W d'eau que l'on renouvelle plusieurs fois.

Enfin on la sèche. Pour cela on la supporte sur une espèce de fourchette, do façon que sa ligne de plus grande pente coïncide avec une de ses diagonales. On la chautfe à la lampe, en dessous, en commençant vers le point le plus élevé et l'on descend graduellement la flamme, en évitant avec soin que la ligne qui sépare la portion encore humide de celle qui est déjà sèche ne stationne sur l'épreuve. L'eau s'amasse en B, et s'écoule par ce point en deux ou trois gouttes.

Après toutes ces opérations, on rehausse souvent lestons de la plaque et l'on donne de la fixité à l'image en faisant agir sur elle le chlorure d'or. Pour cela on la dispose horizontalement sur un mince cadre, sensiblement de môme dimension qu'elle, et formé d'un fil de laiton replié quatre fois à angle droit; on verse quelques gouttes de chlorure d'or dissous sur la plaque, et, quand il

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