‹ Leçons de rhétorique et de belles-lettres (volume 2)Chapitre 15 sur 52 · LECTURE XLV · texte numérisé non relu

LECTURE XLV

FOÉSIB DRAMATIQUE. — TRAGÉDIE»

Chez tous les peuple^ civilisés , oi^ a regarde la poésie dramatiqqe' comme un amiisement raisonnable, utile; et, sous ce rapport, elle est digne d'être ici l'objet d'une discussion régulière et attentive. La poésie dramatique comprend la comédie^ qui représente des incidens de la vie gais et légers, et la tragédie, qui rappelle des événemens graves et touc^ans^ Mais comme un événement sérieux et d'une grairaé importance commande plus l'attention que celui qui n'est que plaisant ou original \ comme la catastrophe d'un héros présejite plus d'intérêt que le mariage d'un simple particulier, la tragédie a toujours été considérée comme un amu^ sèment plus noble que la,cpmédie. La première a pour sujets les grandes passions , les vertus , les crimes et les malheurs auxquels sont exposés les rois et les personnages qui JQuent un grand rôle sur la scène, de la vie-; l'autre est le tableau des faiblesses , des travers et des folies des hommes. L'une agit essentiellement par la terreur et la pitié; le seul instrument de l'autre, c'est le ridicule. Aussi , nous nous arrêterons plus longtemps sur la tragédie; nous y consacrejfons cette Lecture et celle qui suit, puis nous traiterons particulièrement de la cùmédie. .

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