‹ Leçons de rhétorique et de belles-lettres (volume 2)Chapitre 3 sur 52 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

i8 COURS DE RHÉTORIQUE

les sentimais *, quoiqu'elle ne soit pas exempte de cette espèce de is^nement ou de recherche qui caractérise essentiellement la poésie italienne, et dont j'ai donné un exemple , en choisissant , il est vrai , le passage le plus vicieux de tout le poème , c'est généralement une composition fort distinguée. La poésie en est douce et charmante , et la langue italienne ajoute encore beaucoup à cette douceur , qui convient si bien à la pas torale (t ).

(x) Il est à propos de faire remarquer ici que Ton a quelquefois poussé trop loin les reproches adressés au Tasse sur ses pointes et ses jeux de mots. Ainsi M. Addison, dans un article critique sur TAminte, inséré au Mentor moderne, cite que « Sylvie arrive parée d'une guirlande de fleurs ; qu'après <f s'être regardée dans une fontaine , elle adresse la parole à ces •c fleurs placées sur sa tête, et leur dit qu'elle ne les porte pas « pour se parer, mais pour leur faire honte. » Puis il ajoute : • Celui qui trouve cela supportable peut être assuré qu'il n'eut « jamais de goût pour la poésie pastorale. » (Guardian , ou le Mentor moderne, n® 38.) Il est cependant certain que Sylvie ne joue pas dan» l'Aminte un rôle si ridicule, et ce jugement nous oblige à croire que M. Addison n'avait point lu cette pièce. Dans un dialogue entre Daphné, compagne de Sylvie, et Tircis , confident d'Aminte , qui est l'amant de Sylvie , Daphné , pour prouver que Sylvie n'était ni aussi simple ni aussi ignorante de sa beauté qu'elle cherchait à le paraître , donne pour exemple qu'elle la surprit un jour au bord d'une fontaine , occupée du soin de sa parure ; et , qu'approchant de ses joues tantôt une fleur, tantôt une autre , elle comparait leur éclat au sien , souriait , et semblait leur dire : « Je veux bien vous por^ « ter, non pour me rendre plus belle, mais pour montrer cornai bien je suis plus belle que vous. >» Daphné ajoute : « S'aper-

N'oublions pas de parler d*un autre drame pastoral, le Gentil Berger d'Allan Ramsay , digne d'être mis en parallèle avec les meilleurs ouvrages de ce genre. Il est malheureux pour ce beau poème qu'il soit écrit dans ce vieux et rustique dialecte de l'Ecosse, qui bientôt, sans doute, sera inintelligible et entièrement oublié ; un

u cevant que je Pavais surprise ainsi occupée à s^admirer, M elle jeta ses fleurs , et rougit. » Cette image de la vanité d'une bergère coquette est on ne peut plus naturelle , et bien différente de Pidée que nous en donne M. Addison.

Cette censure du Tasse n'appartient pas originairemejit à M. Addison. Il paraît que c'est le P. Bouhours qui , dans son ouvrage intitulé : Manière de bien penser dans les ouç^rages d'esprit, a le premier commis cette méprise sur les paroles de Sylvie, et en a fait la base de sa critique, que Fontcnelle a répétée dans son Discours sur la poésie pastorale. IVL Addison, ou l'auteur, quel qu'il soit, de l'article inséré dans le Guardian, les a copiés l'un et l'autre, et M. Warton a encore fait la même remarque dans la préface de sa traduction des églogues de Virgile. Partout ces paroles que Sylvie adresse à des fleurs se trouvent citées comme un exemple frappant du mauvais goût des poètes italiens , tandis que le Tasse , loin de faire parler ainsi la bergère^ nous apprend que c'est sa compagne qui suppose que telle était sa pensée, ou ce qu'elle se disait à ellemême, lorsque, se croyant seule, elle admirait sa beauté. Lorsque je viens d'accuser tant de critiques judicieux d'avoir commis une inexactitude si étrange en se copiant les uns les autres, au lieu de lire l'auteur qu'ils censuraient , je crois devoir rapporter ici le passage qui a donné lieu à mon observation. Voici donc ce que Dapbné dit à Tircî^ :

Ora per clirli il ver, non ini risolvo Se Silvia è semplicetta , corne parc

autre dësavantage encore, c'est qu'il -est si exactement calque sur les mœurs champêtres de FÉcosse, qu il faut être Écossais pour le bien comprendre et en sentir les beautés. Malgré ces inconvéniens particuliers , qui ont dû mettre des bornes étroites à sa réputation , Ton y trouTC'des descriptions si naturelles, et dessentimens si tendres, qu'il n'est aucun poète qui nej)ût se glorifier d'en être l'auteur. Les caractères y sont bien tra-

AUe paroi», agli atti. 1er vidi ua segno

Che me ne mette in dubbio. lo la trovaiy

JA pretso la cittade in quei gran prati ,

Ore fra stagni giace Un* isoletta ,

Sovra etsa un lago limpido-e tr8nquiIlo>

Talia pendente in alto, che parea

Vagheggiar se medesma, e ^nsieme insieme

Chieder conaiglio ail* acque , in quai maniera

Dispor do V esse in su la fronio i crini ,

E sovra i crini il vélo, e sovra *1 vélo

I 6or, che tenea in grembo ; e spesso spesso

Or prendeva un lignstro, or una rosa,

£ Taccostava al bel candido collo.

Aile guance vermiglie, ede^colort

Fea paragone; e poi siccoîne lieta

Délia vittoria, lampeggiava un riso

Che parea che dicesse : lo pur vi vinco;

Né porto voi per oroamento mio ;

Ma porto voi sol per vergogna vostra ,

Perche si veggia quanto mi cedete.

Ma mentre ella s*omava , e vagheggiava ,

Rivolse gli occhi a caso , e si fu accorta

Gh*io di lei m*era accorta, a vergognando,

Rizsossi tosto, e i fior lascîô cadcre >

In tanto io più ridea del suo rossore,

Ella più s*arrossia del riso mio.

Atto II , scena ii.

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ces , Tes incîdéns pleins d'intérêt, la scène et les mcéurs peintes d'une manière aussi riche que vraie. Ce poème est une preuve frappante de l'influence que, dans tous les genres d*écrits , le naturel et la simplicité exercent sur le cœur humain ^ il fait voir aussi quelle variété de caractères et de sujets charmans pourrait admettre la poésie pastorale , s'ils étaient traités* par un poète habile.

Occupons -nous maintenant de là poésie lyrique - ou de l'ode, genre de composition poétique qui a. beaucoup de dignité, et que dans tous les siècles tin grand nombre d'écrivains ont traité avec succès. Ge qui caractérise particulièrement ce poème, c'est qu'il est fait pour être chanté ou accompagné par la musique *, son nom même l'indique; ode, en grec, signifie clranson ou hymne, et poésie lyrique veut dire que les vers doivent être accompagnés de la lyre ou de quelque autre instrument. Cette distinction, dans l'origine, n'était particulière à aucune espèce de poésie ; car, ainsi que je l'ai fait observer dans la précédente Lecture , là musique et la poésie furent contemporaines , et l^ôg-temps^ réunies. Mais lorsqu'on les eut- séparées l'une .de l'autre, lorsque les bardes eurent composé des vers qui devaient seulement être lus ou récités , l'on donna le nom d'ode aux poèmes spécialement destinés à être chantés ou récités avec un accompagnement de musique.

La poésie a donc conservé dans l'ode sa forme primitive , cette forme sous laquelle les plus anciens bardes donnaient essor à leur enthousiasme poétique , chan-

talent les dieux et les héros , cëlëbraient leurs victoires et déploraient leur infortune. Cette circonstance particulière, que l'ode est restée inséparable de la musique ,^ contribue à nous donner une idée juste de ce genre dé poème, et des qualités quil doit essentiellement i^nir. Ce ne sont pas les sujets qu'on y traite qui le distinguent des autres espèces de poèmes , car ces sujets sont infiniment variés, et je n'y sais que cette différence que les autres genres de poésie sont plus souvent employés à des récits d'action , et que Fode est presque toujours destinée à l'expression des sentimens du poète. Mais ce qui surtout caractérise l'-ode , c'est l'esprit dont elle est animée, et le ton poétique qui y règne. La musique ou le chant ajoutent naturellement à la chaleur de la poésie ; ils tendent à exciter au plus haut degré l'enthousiasme de celui qui chante, aussi bien que de la personne qui écoute , et justifient des pensées plus hardies et plus passionnées que celles que pourrait supporter tm /çimple récit. Tel est en effet le caractère essentiel .de l'ode, telle est la cause de l'enthousiasme qui y domiïne et de l'extrême liberté accordée au poète , liberté que ne Juiipermettraitpas une autre espèce de poésie.. De là ^tte négligence des règles , cçs digressions,) ce désordre qu'elle est censée admettre , et dont les.pôètes lyriques ont toujours rempli leurs compositions, i . •;

Il est surtout deux effets que la musique produit sur l'âme j^ elle la fait sortir de son état ordinaire pour la livrer aux émotions les^plus vives, ou la flatte agréablement et lui fait (éprouver les plus douces sensations.

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Âiissi Fode peut s'âever jusqu'au sublime ou descendre jusqu'à la plaisanterie et la gaîté. Entre ces deux extrêmes il est un juste milieu qu'elle peut encore occuper avec succès.

Les odes peuvent être divisées en quatre classes. Premièrement les odes sacrées , les hymnes adressées à la Divinité, ou dans lesquelles on Gâèl>re des sujets religieux ; tels sont les psaumes de David où la poésie lyrique est portée à son plus haut point de perfection. Secondement, les odes héroïques destinées à chanter les héros, les exploits guerriers et les belles actions. Telles sont les odes de Pindare et un petit nombre de celles d'Horace. Le sublime et la grandeur doivent essentiellement caractériser les odes rangées dans ces deux classes. Troisièmement, les odes morales et philosophiques qui expriment les sentimens inspirés par la vertu, l'amitié, l'humanité -, telles sont celles d'Horace et de la plupart de nos poètes lyriques modernes. Ces odes sont renfermées dans cette région mpyenne dont je viens de parler tout à Theure. Quatrièmement enfin , les odes badines et amoureuses faites seulement pour plaire et amuser -, telles sont celles d'Ânacréon, quelques-unes d'Horace , et la plupart des chansons .mo-«dernes et de ces productions qui paraissent appartenir au genre lyrique. Leur caractère principal est l'élégance, la douceur et la gaîté*

L'enthousiasme que l'on sait devoir régner dans la poésie l3rrique , est la source d'une des principales diffictUtés de oe genre de composition. Une ode morale , et à plus forte raison celle que Ton veut élever jusqu'au

sublime , doit être pleine de chaleur et de vie. Rempli de cette idée, le poète qui va composer une ode^ si son gcnie a quelque feu, s'y livre tout entier et sans réserve 5 s'il en est dépourvu , il se bat les flancs et se croit obligé de paraître tout de flamme. Dans l'un et l'autre cas il court grand risque de tomber dans l'extravagance; La liberté d'écrire sans ordre, sans méthode, sans liaison, a été poussée plus loin dans l'ode que dans aucun autre genre de poésie 5 aussi en trouve -t- on un bien petit nombre dont la lecture soit agréable, surtout parmi celles destinées à célébrer les héros ou leurs exploits. En un instant le poète est à perte de vue ; il se cache dans les nuages , et devient si brusque dans ses transitions , si irrégulier dans ses mouvemens , et par conséquent si obscur, que nous voudrions en vain le suivre ou partager son enthousiasme. Je ne dis pas que Ton doive mettre dans là composition d'une ode autant de méthode que dans un poème épique ou didactique ^ mais encore, dans tel ouvrage que ce soit, doit-il y avoir un sujet, un ensemble formé de parties diverses, et une liaison entre chacune de ces parties. Les transitions d'une idée à une autre seront aussi légères et délicates que l'imagination la plus vive pourra le suggérer-, mais toujours faudra-t-il y suivre l'ordre naturel des idées , en ^orte que l'auteur ressemble à un homme qui pense et non pas à tui homme qui rêve. Quelque autorité que l'on puisse citer en faveur de l'incohérence et du désordre permis dans la poésie lyrique , il demeurera toujours constant qu'une composition est d'autant plus mauvaise qu'elle est plus irrégulière dans

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sa marche, surtout lorsqu'elle Test au point de devenir inintelligible à presque tous les lecteurs (i).

Quelques poètes lyriques se sont arrogé de nos jours le droit de prendre dans leur versification une liberté excessive qui a encore augmenté le désordre introduit déjà dans ce genre de poésie. Ils prolongent tellement leurs périodes , changent si fréquemment de mesure y varient à un tel point la longueur et la brièveté

( I ) La plupart de ceux qui parlent de retitliousîasme de Tode en parlent comme s^'ls étaient eux-mêmes dans le trouble quMls veulent définir. Ce ne sont que grands mots de fureur divine , de transports de Pâme , de mouvemens , de lumières j qui , mis bout à bout dans des phrases pompeuses, ne produisent pourtant aucune idée distincte. Si on les en croit , Tessence deTentbousiasme est de ne pouvoir être compris que par les esprits du premier ordre , à la tête desquels ils se supposent, et dont ils excluent tous ceux qui osent ne les pas entendre. — Le bçau désordre de Pode est un effet de Part, mais il faut prendre garde de donner trop d'étendue à celte proposition. On autoriserait parla tous les écarts imaginables. Un poète n'aurait plus qu.'à exprimer avec force toutes les pensées qui lui viendraient successivement; il se tiendrait dispensé d^en examiner le rapport ^ et de se faire un plan dont toutes les parties se prêtassent mutuellement des beautés. Il n'y aurait ni commencement ^ ni milieu , ni fin dans son ouvrage ; et cependant l'auteur se croirait d'autant plus sublime qu'il serait moins raisonnable. Mais que produirait une pareille composition dans l'esprit du lecteur? l^We n'y laisserait qu'un étourdissement, causé par la magnificence et l'harmonie des paroles, sans- y faire j^aître que des idées confuses, qui se chasseraient l'une l'autre^ au lieu de concourir ensemble à fixer et à éclairer l'esprit. (De JjAm OTTE , Discours sur l'Ode. ).

de leurs vers y et metleat un si grand intervalle entre les rimes qui se correspondent, qu'on n'y retrouve aucune apparence de mélodie. La poésie lyrique , au contraire , exige plus qu'aucune autre une attention soutenue à l'harmonie et à la beauté des sons, et le genre de versification qui convient le mieux à la nature de l'ode est celui qui rend plus sensible ^'harmonie de la mesure aux oreilles les moins exercées.

Les imitateurs de Pindare , le père de la poésie lyrique, ont pris de lui la plupart des défauts dont je viens de parler. Son génie était sublime, ses expressions heureuses et belles , ses descriptions pleines de vérité ; mais , trouvant que la louange des héros qui avaient remporté des prix dans les jeux publics était pour ses chants lui sujet trop stérile, il s'en écarte sans cesse et remplit ses poèmes de traditions fabuleuses qui n'ont entre elles , et avec le sujet principal , que les rapports les plus difficiles à saisir. Les anciens l'admiraient ^ mais comme les histoires des familles et des villes auxquelles il fait continuellement allusion nous sont inconnues, il nous paraît, si obscur, tant par les sujets qu'il a choisis , que par la manière brusque et rapide dont il les a traités , que malgré la beauté de son expression, nous le lisons avec beaucoup moins de plaisir. On dirait que la plupart de ses modernes imitateurs n'ont cru saisir son génie qu'en imitant son désordre et son obscurité. Nous avons dans les chœurs de Sophocle et d'Euripide des morceaux de poésie lyrique du même genre que les odes de Pindare , mais on y trouve plus de clarté , plus de liaison dans les idées , et

même beaucoup* plus de pensées et d'expressions sublimes.

De tous les poètes lyriques anciens et moderaes , aucun ne peut être compare à Horace pour la correction , Tharmonie et le bonheur de l'expression. Il a su descendre de Fenthousiasme de Pindare à un juste degré d'élévation , et réunir la justesse et la liaison des pensées au bon sens et aux plus grandes beautés de la poésie. U ne s'élève pas ordinairement au-dessus de cette région moyenne dans laquelle j'ai dit que l'ode pouvait se maintenir ; mais quand il monte jusqu'au sublime, ce n'est pas toujours avec le même succès (i). Son caractère est surtout l'élégance et la grâce -, aucun poète n'approcha plus de la perfection , aucun ne peignit le sentiment avec plus de dignité, aucun n'eut une gaité plus aimable, ou ime plaisanterie plus piquante. Son expression est si heureuse, qu'avec un seul mot ou une seule épithète, il peint à Timagination. Aussi a-t-il toujours été et sera-t-il toujours l'auteur favori des personnes de goût»

Horace eut un grand nombre d'imitateurs parmi les poètes latins plus récens ; l'un des plus distingués est

(i) U n^est, sans doute, aucune ode d'Horace qui ne ren-* ferme de grandes beautés; mais quelque singulière que puisse paraître mon opinion , je ne puis m'empêclier de voir quelque chose de pénible et de forcé dans celles que Ton a le plus ad-^ mirées pour leur sublimité, comme l'ode iv du iv* livre : Qua^ lent ministrum fulminis alitem. Il me semble que le génie de ce poète aimable se déploie avec bien plus d'avantage dans les compositions où règne un ton plus tempéré.

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un Polonais nommé Casimir^ qui y dans le dix^septième siècle, publia quatre livres d'odes. Il est loin d'Horace pour la grâce et la facilité de l'expression ^ il veut trop souvent être sublime 5 et, comme il arrive presque toujours, il sort du naturel, et parait dur et forcé. Cependant il montre en plusieurs endroits un génie original et une imagination poétique. Quelques-unes descompositions lyriques de Buchanan joignent à beaucoup d'élégance la manière des classiques latins.

Chez les Français , les odes.de J.-B. Rousseau jouissent d'une très -grande et d'une très -juste célébrité. Elles sont belles de sentiment et d'expression , et pleines de feu sans paraître décousues. On doit les regarder comme Tune des meilleures productions de la poésie française.

Nous avons, en anglais, quelques compositions lyriques d'un très-grand mérite. L'on connaît l'ode de Dryden à sainte Cécile-, celles de M. Gray sont remarquâmes pour la tendresse et le sublime -, et l'on en trouve de très-belles dans les mélanges de Dodsley. Quant aux odes pindariques que nous possédons , elles sont, à un petit nombre d'exceptions près, si diffuses, qu'il est presque impossible d'en pénétrer le sens. Cowley, toujours si dur, l'est plus encore dans ses compositions pindariques que partout ailleurs. Ses odes anacréon^^ tiques valent beaucoup mieux ^ elles ne manquent ni de douceur ni d'élégance^ elles sont, dans leur genre, ce que ce poète nous a laissé de plus agréable et de plus parfait.

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