‹ Leçons de rhétorique et de belles-lettres (volume 2)Chapitre 30 sur 52 · Tome II y page · texte numérisé non relu

Tome II y page

Hume et Blair s'étonnent de ce que l'éloquence de la tribune politique avait fait si peu de progrès dans leur patrie, où la constitution de l'état semblait le plus favoriser son développement. Voltaire avait donné la raison de cette inertie : « On « a, dit-il, quelques harangues qui furent pronou- « cées au parlement d'Angleterre, en lySg, quand « il s'agissait de déclarer la guerre à l'Espagne. « L'esprit de Démosthènes et de Cicéron semble

« avoir dicté plusieurs traits de ces discours ; mais « ils ne passeront pas à la postérité comme ceux (( des Grecs et des Romains^ parce qu'ils man- <( quent de cet art et de ce dharme de la diction, (c qui mettent le sceau de Timmortalité aux bons « ouvrages. »

Massillon.

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