‹ Leçons de rhétorique et de belles-lettres (volume 2)Chapitre 33 sur 52 · Tome II f page Sôg · texte numérisé non relu

Tome II f page Sôg

Nous ne saurions trop recommander aux jeunes gens qui veulent s'instruire , de lire et de méditer les articles que Marmontel a consacrés à la poésie dans ses Elémens de Littérature. Ils sont beaucoup trop étendus pour que nous les rapportions ici; et, comme tout y est intéressant et utile, il serait impossible d'en donner un extrait véritablement utile et véritablement intéressant.

La question de savoir ce que c'est que la poésie, et en quoi elle diffère de la prose, a été vivement débattue dans tous les temps, et peut-être n'estelle pas encore décidée. Blair dit : « Il est certain « que la prose et les vers se fondent quelquefois « l'un dans l'autre, comme l'ombre et la lumière; w il est fort difficile d'indiquer précisément où finit « l'éloquence et commence la poésie. » On sait que tel n'était pas l'avis de Marmontel et de Voltaire; celui-ci dit, dans sa préface de la Henriade : « Je ne réfuterai pas ceux qui ont été w assez ennemis de la poésie pour avancer qu'il « peut y avoir des poèmes en prose : ce paradoxe « parait téméraire à tous les gens de goût et de « bon sens. M. de Fénelon, qui avait beaucoup de

DES LITTÉRATEUBS FRANÇAIS. a8a

(c Tun et del'autre^ n'a jamais donné son Télémaque « que sous le nom dés Aventures de Télémaque, « et jaroais^sous celui de poème. C'est, sans con- « tredit, le premier de tous les romans; mais il ne « peut pas être mis dans la classe des derniers cr poèhié^. Je né di^ pas' ^ulement j^arce (|ué les « aventures 'qu'on y rSèdh te sont presque toutes

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