‹ Leçons de rhétorique et de belles-lettres (volume 2)Chapitre 34 sur 52 · Tome ,11 ^ page · texte numérisé non relu

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:.• On sait que la. plupart des. poètes : ai) glais, et €nire a,utres Milton^ ,i[)'qnt pas voulu s'assujettir à J:a vSfp^j et Blçur^^u^ieuf ,q.ae le vers b^apc, .par /^ft'ilil^Pf té^ sa poblpsse^A'çinpQrte lur.lç v^p^^çipié, cyii ,ne.,peut coçïVpçyï, ^qi^^q^jj^e, ppinjÇiQ3ijfipn8/d('un g^one n^ftdérié ; comp^ç (es, (Siégiez, Ifes^g^toçafes , }ieS':ép4M:e8. Jfkmgi^ ({^.v^s^^^lwc. n'a ,pu: répssir j()^f\S' tiotre . 1/ip^ue , ;et,^a seul écrivaip.cle quelque, mivSi^ > L^mptlje, a vouluTegarder la rime comme un usage barbare^ ]^^ ep afFjçanchir ]K>tre, poésie. ,VQltpjre,.a, réfji|té ç^^Hp'^opjnion.dans .ss^.jptréiaee (i^OKdipe^ et Uaprouvçj^jiripènift tçimpf^qu^J^ ^t%it'indis|^eiissd)le à^laj)p^iç;fi;aji^^^ : «.Chaque .«frîlftPgu^^ 4if-il^a;=spp génje d^ P^^T |* ^^^

.r^ twre 4^. 1% constructiop.^dp &es phrase^, par la (< ^frpqueixpe .de se^. voyej^les ou de ses copsonnes, j^:a^YÎ|ivqrsipn^,,^sç^.j^er^e§ auxiliaires ^. etc,. Le ^' gépkjd^ew^re^^agguecy^fl^, clarté et l'élégance; « nous ne permettons nulle licence à notre poésie, M qui doit marcher, comme notre prose, dans l'or- (c dre précis de nos idées. Nous ^avons donc un. ti besoin essentiel du retour des mêmes sons pour u que notre poésie ne soit pas confondue avec la « prose. Tout le monde connaît ces vers :

Ou me cacher? fiijons dans la nuit infernale. Mai» que dîs-jc? mou père y tient Tume fatale ;

. DES LITTERATEURS FRANÇAIS. agi

Le .sort,' 4ît«-on , l'a mise en ses sévères mai^s : Mînos juge aux enfers tous les pâles humains.

« Mettez à la place :

Où me cacher? fuyons dans la nuit infernale.

Mais que dis -je? mon père y tient l'urnè fiitiesle : * Le Sort, dit-on, Ta inise en seâ^érèresmairis*^ Minos juge aux enfers tous les pâle^ mortels. . f

(f Quelque poéti<|tie que sait ce moreeaiu^ feraf^t-il «le niême plài»nr dëpouHlé "de l'agrément :dé. la c<^ rime? Les Anglais et lôs Italiens diraient égale^r ic menty après les Grecs et les îRomainsv'£e^:^/e« u humains Minos* aux enfers ju^^ et ' enjambeir u' raient avec grâce sur l'autre yers^ jla manière H même de récitéî^ des vers en italien et«ii anglais a fait sentir des syllabes longues et brèves, qui H soutiennent encore l'harmonie sans besoin de H rimes : nous qui n'avons aucun de ces avanlages, c< pourquoi voudrions^ nous abandonner ceux que ce notre langue nous laisse?

u Qui dit vers en Français , .dit nécesaaii^ament <c des vers rimes, n ajoute Voltaire dans .son^Pisn: cours sur la tragédie. Autcepart ily reviefit^pppr^; u Je crois la rim^ nécessaire à tous.les. p^iiples^qui K n^ont pointy dans leur langue, une lï^éloiÂie.^enic^isibleytqarquéeipar les. longues et paij'jçs l^r^yes, i< et\^ui ne peuvent vjemplo]f^:i00#.dactyjl^s, et.çe^ (< spondées iqui^f ont ^n effoMi 'jnaerveiUçiii: dans «:^l«-^latîti.J ■'^, ••;. --•'•■ • * -. i.Mp , :.,,;

4r 'Je me souviendrai toujours qUé^jçfdemap49J

(r au célèbre Fope pourquoi Miltoa n'arait pas « rimé son Paradis perdu ^ et qu'il me répondît: «r Because ke could not, parce qu'il ne le pouvait (f pas.

t< Je suis persuadé que la rime, irritant ^ pour u ainsi dire, à tout moment le génie , lui donne (( autant d'étancemeus et d'entraves; qu'en le for- « çant de tourner sa pensée en mille manières, « elle l'oblige aussi de penser avec plus de jusce tesse, et de s'exprimer avec plus de correction. c( Souvent l'artiste, en s'abandonnant à la. facilité «des vers blancs, et. sentant intérieurement le (Y peu d'harmonie que ces vers produisent^ croit tf y suppléer par de$ images gigantesques^ qui ne ff :sont point dans la nature; enfin il lui manque le •r mérite de la difficulté surmontée. ».

L'Épopée*

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