‹ Leçons de science hippique générale ou traité complet de l'art de connaître, de gouverner et d'élever le chevalChapitre 12 sur 53 · LX · texte numérisé non relu

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aucun poinl de foire, ni aucune particularité remarquable dans sa conformation, eût pu être employé comme un fort joli back pour un enfant de douze ans, s'il eût eu un bon caractère, une jolie robe et quatre jambes.

Mais il avait une claudication attribuée à un accident de traversée; d'ordinaire, les blessures tuent ou tendent à se guérir. 11 en fut tout le contraire pour celle-ci ; n'y avaitil pas plutôt vice de constitution ?

On s'engoua tfHamdany-Blanc, on récita sur son compte les historiettes les plus fabuleuses.

11 n'avait été compris dans les animaux destinés à partir pour l'Europe que par une erreur dont le pacha ne se consolerait jamais.

L'empereur de Russie en faisait offrir 80,000 francs par son ambassadeur.

C'était un cheval historique, l'épilhète est historique, sinon le cheval, j'en connais Fauteur.

De mauvais plaisants allèrent jusqu'à dire qu'une souscription anglaise se formait pour l'acheter 100,000 fr., et gagner de haute lutte le Derby, le Saint-Léger et les Oaksy dans quatre ans, avec ses produits.

On fit courir deux de ses poulains à Chantilly. On a encore beaucoup de ses fils qui font la monte en France ; et quoique personne ne puisse montrer de lui un seul bon cheval, son souvenir a encore son prestige.

A côté de lui il y avait un bon cheval arabe, Hadjar, dont j'ai vu d'assez bons produits et dont on n'a jamais parlé.

Puisque nous sommes en train de mettre l'éleveur

novice en garde contre les préjugés capables d'égarer son inexpérience, il est bon de lui signaler un parti nombreux, notable et très-imposant par son attitude dans la grande guerre des systèmes, c'est le parti des vieilles races de France.

Il est triste qqe Molière ait omis de le peindre dans les Fâcheux.

Cette grande race, car c'en est véritablement une, pleure depuis plusieurs siècles sur les ruines de nos haras; et en même temps elle voudrait que Ton réunit les débris de nos races de chevaux, lesquels n'existent plus, a6u de les recréer; le problème me paraît difficile à résoudre, cependant ils le posent ainsi, qu'on s'arrange.

Ces louangeurs du passé s'accordent, chose étonnante, avec ceux qui vantent les progrès actuels, autre parti non moins intéressant.

Ces derniers disent toujours : sans doute , vous avez raison, c'était vrai, autrefois, naguère; mais à présent tous ces défauts sont réformés, réparés ; aujourd'hui on fait bien.

On a beau leur dire, mais j'arrive du pays, ce que je vous dis est actuel, je Vai vu hier, il y a un mois, cinq ans, dix ans, vingt ans, car enfin il y a trente ans que je vois et trente ans que vous me dites : on, autrefois, mais non plus a présent ! et depuis trente ans les faits ne changent pas plus que vos paroles !

Et le grand parti patriotique de nos hippologues continue à dire que nos races, de tout temps distinguées à

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