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pratique ; à force de chercher des animaux sans défauts, on en trouve et c'est le plus grand malheur qui puisse arriver; car, cheval sans défauts et cheval sans qualités, c'est tout un.
Les étalons nets , ronds et propres nous obsèdent de toutes parts, et j'avoue que je préfère un cheval taré qui va, à un cheval sans défaut qui reste en route.
Je ne dis pas ici de passer indifféremment sur tous les vices, je traiterai largement, et à part, cette importante question, mais je veux attirer rattention de l'éleveur sur la recherche des qualités, tant du côlé du père que de la mère.
Il y a des gens qui disent qu'une poulinière bien conformée et sans qualités laissera prendre à son poulain celles de l'étalon. Cela peut être, cela est quelquefois. Mais une bonne jument donnera ses qualités à son poulain, lors même que l'étalon ne les aurait pas.
Un bon étalon sert à se passer de bonnes juments. Une bonne jument peut rendre inoins difficile dans le choix de l'étalon. i
Il vaut mieux l'un et l'autre excellents. Mais, comme il n est généralement pas possible de réunir toutes les chances favorables, il faut calculer si, avec les ressources que Ton a à sa disposition, on peut espérer raisonnablement un succès; quand ceci n'est pas certain, il faut s'abstenir.
La jument une fois pleine, les soins qu'elle réclame doivent être combinés de manière à obtenir le plus grand résultat avec le moins de dépenses.
Jument mal nourrie peut difficilement produire quelque chose de bon.
11 est possible, en général, de tirer de la jument pleine un travail qui indemnise de sou entretien, et, quoiqu'il ne soit ni raisonnable ni humain d'exiger d'elle la besogne d'un cheval entier ou hongre, cependant on peut, en agriculture, considérer comme sensiblement nul le coût du poulain dans le ventre de sa mère et pendant l'allaitement.
Les poulinières que l'on ne fait pas travailler peuvent être suffisamment entretenues sans nourriture dispendieuse Il y a plus, le trop grand embonpoint de la mère, surtout dans les premiers mois, pourrait nuire au développement du fœtus, parce que alors les aliments profiteraient à elle seule.
C'est ainsi qu'on a vu des juments maigres donner des poulains en bon état, et vice versâ.
Mais un bon esprit sentira combien ces questions sont délicates dans la pratique.
Le fœtus a une croissance de plus en plus rapide, c'eslà-dire que les progrès de son organisation augmentent sans cesse depuis la conception jusqu'à la naissance.
Chez l'animal une fois né, le contraire a lieu. Le jeune poulain profite énormément dans les premiers jours de sa vie; et la progression de son développement se ralentit de pins en plus.
Ce principe bien compris démontre qu'il faut nourrir les jeunes poulains avec profusion. Ou sait, ou Ton doit savoir, que bien souvent un enfant mange réellement plus qu'un homme fail.