‹ Leçons de statique graphique (volume 2)Chapitre 169 sur 251 · VII. — Éléments unis dans les systèmes collinéaires · texte numérisé non relu

VII. — Éléments unis dans les systèmes collinéaires

241. Quand deux formes fondamentales, collinéaires ou réciproques, 2 et 2, , sont en position telle qu'il y ait coïncidence, non-seulement entre les lieux a et a{ de deux formes fondameli taies simples correspondantes quelconques, mais encore entre trois couples d'éléments homologues de ces formes simples, deux éléments correspondants quelconques de a et as coïncident de la même manière (43) et, par suite, les formes 2, 2, ont comme élément uni tout élément des formes a et as .

Donc :

Si deux systèmes plans collinéaires, non situés dans le un'ine plan, ont trois points unis sur la droite d'intersection de leurs plans, tous

Si deux gerbes collinéaires , non concentriques, ont trois plans unis, passant par le raj on qui joint leurs centres, tous les plans qui contien-

les points de cette droite sont des \ nent ce rayon sont des éléments unis éléments unis des deux systèmes. | des deux gerbes.

Cette double proposition s'applique, moyennant une légère modification, aux systèmes plans superposés et aux gerbes concentri ques.

Si deux systèmes plans collinéaires, 2 et 2|, situés dans le même plan, ont comme éléments unis tous les points de deux droites, u et v, ou tous les rayons de deux faisceaux, S et T, chaque élément de 2 coïncide avec son correspondant de 2|.

En effet, dans le premier cas, chaque droite du plan correspond à elle-même, puisqu'elle joint deux points correspondants des

CONDITION DE PERSPECTIVITE.

droites u et e ; et tout point correspond à lui-même, puisqu'on peut le considérer comme intersection de deux, droites qui se correspondent.

De même, dans le second cas, tout point du plan correspond à lui-même, puisqu'il est l'intersection de deux rayons correspondants des faisceaux S et T, et toute droite du plan peut être considérée commela ligne de jonction de points placés dans la même condition.

2 12. Deux systèmes colli nêaires, situés dans le même plan, ont tous leurs points unis et sont par conséquent identiques, quand ils ont comme éléments unis les sommets d'un quadrartele ou les côtés d'un quadrilatère.

En effet, les deux systèmes collinéaires qui ont comme éléments unis les sommets A, B, C, D d'un quadrangle ou d'un quadrilatère simple ont aussi comme éléments unis les rayons \lî. \< '.. AD, et par conséquent tous les rayons du faisceau A, aussi bien que* les rayons BA, BC, BD, et par conséquent tous les rayons du faisceau B. De là résulte le théorème énoncé.

Deux systèmes plans collinéaires quelconques, situés l'un sur l autre, ont donc, en général, comme éléments unis, trois points au plus et les droites qui les joignent.

On a, pour deux gerbes collinéaires concentriques, des théorèmes analogues, qu'on ramène facilement à ceux dont l'énoncé précède, en coupant les gerbes par un plan.

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