I. — Systèmes plans réciproques superposés
312. Quand on superpose deux systèmes plans réciproques, X et £|, tous les points de leur plan commun peuvent être considérés comme appartenant aussi bien à li qu^à £« . A chacun de ces points correspondent donc deux rayons, Tun dans S, l'autre dans S|. Pareillement, à chaque droite du plan correspondent deux points, puisque chaque droite peut être attribuée à Tun ou à Tautro des deux systèmes réciproques.
Il convient donc de modifier le mode de notation suivi jusqu^à ce moment, et de désigner chaque élément du plan par deux lettres. En désignant, par exemple, un seul et même point par AB|, on exprimera qu'au point A du système 2 correspond un rayon a^ du système 2| , et qu^au même point, considéré comme appartenant à S| et désigné par B|, correspond un rayon b de Z.
313. Deux systèmes plans ainsi disposés donnent lieu à des recherches analogues à celles qui nous ont précédemment permis de vérifier si deux ponctuelles projcctivcs superposées ont des points unis (^), de déterminer le nombre de ces points, et de formuler
a54 GÉOMÉTRIE DE POSITION. — CHAPITBK XIX.
les conditions requises pour que les ponctuelles soient en involix-. tion (179).
Quand un point ( AB, ) est sur l'un [a^) des deux rayons qui lui correspondent y il est aussi sur Vautre (i).
En eflet, au point B| de la ponctuelle a, correspond, dansZ, diaprés la définition de la réciprocité (225), le rayon b du faisceau A.
Pareillement, une droite pq^ ne pa^se par aucun des deux points Pi et Q qui lui correspondent, ou bien elle passe par chacun de ces deux points.
Si nous projetons les systèmes réciproques 2 et 2| de deux points quelconques, S et S,, les gerbes projetantes sont ellesmêmes réciproques ; elles engendrent donc une surface du second ordre (263). Tout point du plan, situé sur les droites qui lui correspondent, appartient à cette surface ; car un rayon de la gerbe S est coupé en ce point par le plan correspondant de la gerbe Sj. f^ice versa, tout point commun au plan des systèmes et à la surface du second ordre est situé sur les deux droites qui lui correspondent dans Yé et dans S|.
Gela posé, selon que le plan et la surface contiennent en commun une courbe du second ordre, ou deux droites, ou une seule droite, ou un point unique, ou enfin qu'il n'existe aucun point commun à la surface et au plan, on a Tun des cas suivants :
Quand deux systèmes réciproques reposent sur le même plan :
i^ Tous les points de ce plan situés sur les droites qui leur cor-
respondent jorment une courbe du second ordre, ou un système
de deux droites, ou une droite, ou bien il n'y a qu'un seul point
dans cette condition, ou bien enfin il n'en existe aucun;
2? Toutes les droites du plan passant par les points qui leur
correspondent forment un faisceau de rayons du second ordre,
ou un sjslème de deux faisceaux du premier ordre, ou un seul
faisceau du premier ordre, ou bien il ny a qu'une seule droite
dans cette condition, ou bien enfin il n'en existe aucune.
Les formes de rayons (2^) correspondent aux formes de points ( i*^) et leur sont doublement perspectives.