OU
Le dénominaLeur étant devenu plus petit, il en résulte une augmentation notable d'I.
Dans l'exemple que nous avons choisi, on a :
C'est-à-dire près de 2 milliampères au lieu d'une quantité inférieure à 1 .
Enquauiité. Un second mode d'association est représenté par l'association en quantité. Il est réalisé quand on réunit les électrodes semblables, les zincs aux zincs, les cuivres aux cuivres.
La même formule permet de voir que ce genre d'association donne un résultat différent du premier. Ici la force électromotrice reste invariable. Mais la résistance intérieure est divisée par le nombre des couples. L'association en quantité équivaut à l'emploi d'un élément de même force électromotricc, de plus grande surface.
Dans ce cas,
Si nous voulons agir dans ce cas sur une résistance, voyons ce que nous aurons dans le précédent exemple. La formule donne :
Avec un seul couple, nous avions 0,992 M.A; l'augmentation de l'intensité est donc, dans ce cas, insignifiante. Il n'en est plus ainsi quand la résistance exté-
Heure est faible. Pour plus de simplicité, supprimons cette résistance R.
Dans l'association en tension, on a
nE
nr
l'intensité reste invariable.
Dans l'association en quantité, on a
L'intensité augmente considérablement; elle est doublée
lorsqu'on emploie deux couples au lieu d'un : de - elle
devient-; c'est-à-dire que de 125 M. A. elle monte
Nous pouvons en conclure que lorsqu'il s'agit d'appliquer .une pile à une certaine résistance, on doit en disposer les couples en série ; qu'au contraire, il faudra choisir l'association en quantité quand la pile n'aura pas à vaincre une résistance notable. Dans certains cas, on pourra avoir besoin d'un accouplement mixte, lequel consiste à disposer en série des groupes de couples montés en quantité.
Il est possible, à l'aide de ces données, d'indiquer les Qualités d'une qualités que doit posséder une batterie médicale desti- j^^f^icaie. née à accomplir un certain travail chimique, tout en surmontant une résistance extérieure assez grande.
Considérons de nouveau la formule
Elle montre tout d'abord que les couples d'une batterie médicale doivent posséder une certaine force élec-
Lromotrice, afin que le nombre de ces couples ne soit pas trop élevé et que, par suite, la batterie ne soit pas encombrante.
En second lieu, elle fait voir la nécessité de choisir des couples ne présentant pas une résistance trop forte, puisque dans ce cas aussi, il en faudrait un nombre élevé. Ce sont, en effet, les couples doués de la moindre résistance qui, en nombre égal, donnent la plus forte intensité.
La résistance du corps humain étant grande, pour obtenir un courant dont l'intensité pourra varier à volonté d'un milliampère à 35 milliampères environ, la batterie devra renfermer un nombre suffisant d'éléments. Écrivons la formule suivant la seconde manière, soit
On voit à première vue que, la résistance extérieure étant invariable, l'intensité augmente avec le nombre des couples, le dénominateur devenant d'autant plus petit que n devient plus élevé.
Le nombre des couples nécessaire sera d'autant moins grand que la résistance intérieure de chaque couple sera plus faible. Et, en effet, plus r sera petit, plus l'intensité du courant sera grande pour un même nombre de couples.
Nous pouvons donc poser les conclusions suivantes : On devra choisir, pour composer une batterie médicale ordinaire, des couples ayant une force électromotrice assez notable, d'un volt environ, d'une résistance intérieure faible, et associer ces couples en série, en nombre suffisant pour obtenir un courant assez intense.
ÉLECTRICITÉ. — ÉLECTR1S\TI0N. i83
Théoriquement, il paraît y avoir un avantage dans le choix des couples d'une grande force électromotrice. Mais, dons la pratique, il faut qu'on puisse faire varier l'intensité du courant d'une manière progressive, en présence d'une même résistance. Or, vous verrez bientôt qu'habituellement on fait varier cette intensité en se servant d'un nombre de plus en plus grand de couples, et que souvent les collecteurs prennent ces couples par paire (de 2 en 2) . Si la force électromotrice de chaque couple était trop forte, il serait impossible de faire augmenter doucement, sans secousses, l'intensité du courant.
Il nous reste encore à dire un mot des piles dites de Plies dites temion dont l'emploi a été recommandé par quelques tension, spécialistes. A un certain moment, ceux-ci ont pensé que, pour obtenir du courant de pile le maximum d'effet utile, il fallait choisir des couples de faible force électromotrice et de forte résistance intérieure. Que devonsnous penser de ce genre de dispositif? Cette question est aujourd'hui jugée. La formule précédente montre que les éléments de faible force électromotrice et d'une grande résistance intérieure, donnent, associés en série, un courant de faible intensité. De semblables couples ne peuvent fournir, une certaine intensité lorsque le courant est fermé sur une résistance, qu'à la condition d'être associés en nombre considérable. Mais les qualités de ce dispositif sont un peu particulières et ce fait mérite d'être connu.
Quand le courant de pile est fermé et entravait sur une résistance donnée, ce travail est fonction de l'intensité du courant, quelles que soient les qualités des couples. Mais lorsque la pile est composée d'un grand nombre de couples de faible force électromotrice et très
résistants, elle olï're cette particularité d'avoir, à circuit ouvert, un potentiel élevé à chaque pôle et de produire, au moment de la fermeture, une plus grande chute de potentiel. Elle produit donc à chaque fermeture des effets de décharge plus marqués que dans le cas où les couples ont des qualités opposées. Et c'est peut-être pour ce motif que certains praticiens ont reconnu à ce genre de pile une plus forte activité physiologique.
Les formules que nous connaissons déjà indiquent nettement le fait.
En appelant e la différence de potentiel aux pôles, cette valeur est égale à ?2E, à circuit ouvert, soit
A circuit fermé, la formule d'Ohm donne
soit pour n éléments
La force électromotrice en fonction des résistances est devenue E = RI que nous désignerons par e', soit pour ?i éléments
nER
nr + R
<nE.
La différence entre g et e', soit entre nE et "^.^'p sera
' nr -+- H
d'autant plus grande que ii et )• seront plus grands.
Si l'on veut obtenir ces effets de décharge, réalisés ici par la chute de potentiel à circuit fermé, il vaut mieux, vous le verrez, se servir des condensateurs et des appareils d'induction.
En définitive, la batterie médicale propre à produire
les effets voulus à circuit fermé devra être composée de couples ayant les qualités que nous avons précédemment énumérées.
Les meilleurs couples usités en France, sont à cet égard ceux de Gaiffe (de moyenne taille), de Chardin au bisulfate (de moyenne taille), et de Callaud-Trouvé.