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TREIZIÈME LEÇON

BLECTRICITÉ. — ÉLECTRISATION (SUITE).

l. ÉLECTROPiiYsiQUE. — Balleries médicales. — Condensateur à feuilles d etain. — Détermination des conditions dans lesquelles on opère : force électromolrice; mesure de l'intensité, galvanomètres ; mesure (le la quantité : voltamètre; mesure de la résistance : boîtes de résistance.

Messieurs,

Les couples que nous avons choisis pour la constitution d'une batterie médicale doivent être, vous vous en souvenez, associés en série. Une pile médicale se compose le plus souvent de 20 à 40 couples. Il est indispensable que ceux-ci soient reliés à un appareil permettant de se servir d'un nombre variable de couples.

Dans la plupart des cas on peut sans inconvénient passer de l'intensité du courant fourni par n couples à celle que donnent 1, ou même 72+2 couples, à la condition que ce passage puisse avoir lieu sans interruption dans le courant.

Dans ce but, on utilise l'accessoire des batteries connu sous le nom de collecteur. Le collecteur est simple ou double. Le dernier, le collecteur double, est habituellement disposé de manière à permettre le renversement progressif, sans secousses, du sens du courant.

Nous décrirons brièvement les collecteurs construits par Gaiffe.

Le collecteur simple ou rectiligne (fig. 39) comprend une planchette de bois sur laquelle sont fixés des boutons 0, 1, 2, etc., ouO, 2, 4, etc. Au-dessus de la série

des boutons, commençant à 1 ou à 2, règne une barre métallique reliée aux boutons par un curseur que l'on fait glisser à la main.

Le schéma ci-contre (fig. 40) montre qu'en mettant un fil rhéophorique dans la borne 0 et l'autre, repré-

Fig. 40.

sentant le positif dans la borne de la réglette métallique, on peut introduire un à un dans le circuit les différents couples à l'aide du glissement du curseur.

Celui-ci est fait de manière à toucher un des boutons avant de quitter le précédent, ce qui assure la continuité du courant. Le collecteur peut être aussi disposé

pour que les couples soient introduits deux par deux,

Vis. 41.

comme cela a lieu dans la fraction d'appareil représenté (fig. 39).

En pratique on réunit souvent les couples aux divers boutons de 2 en 2, ce qui est généralement suffisant pour permettre l'accroissement progressif de l'intensité du courant.

Le collecteur double est la réunion de deux collecteurs simples suivant le schéma ci-contre (fig. 42).

Dans la plupart des meubles de cabinet on lui donne la disposition circulaire (fig. 41).

Dans celui de GaitTe, le pôle négatif correspond toujours au bouton marqué du chiffre le plus bas.

Suivant la manière dont les fils de la batterie sont reliés aux boutons, on peut faire entrer les couples un à un ou deux par deux dans le circuit.

Le plus souvent c'est cette seconde méthode qui est adoptée. Mais le schéma delà figure 42 montre la dis-

Fig. 4-3.

position qui permet de prendre les couples un à un. Une des manettes étant sur le bouton marqué 3, l'autre sur le bouton 9, on a le courant donné par 6 couples. Dans le collecteur double de Trouvé (fig. 43) on peut introduire successivement et un par un dans le circuit

Fig. 44'. '

deux groupes de couples. Les batteries médicales de Chardin portent un collecteur analogue.

Le collecteur double a l'avantage, sur le simple, de permettre de faire entrer dans le circuit un segment quelconque de la pile, ce qui permet, dans les cas où . un nombre restreint de couples est mis à

Commutateur.

contribution, de ne pas user constamment les mêmes.

On associe presque toujours au collecteur deux autres accessoires : un commutateur qui permet de renverser brusquement le sens du courant, et un bouton interrupteur (fig. 41).

Le plus usité des commutateurs pour les batteries médicales est celui d'Ampère (fig. 44

i''ig. 45.

Fig. 4G.

L'inspection de la figure ci-contre (fig. 45), montre comment il fonctionne.

Dans la position représentée par les traits pleins, le courant va dans le circuit extérieur de A en B. Dans la position représentée par les traits pointillés, il marche en sens inverse de B en A.

Mais il est rare que l'on ait à produire un renversement brusque du courant; au contraire, il est fré-

quent d'avoir à l'éviter. Le collecteur double de Gaiffe (fig. 41 et 46) permet de renverser le courant d'une manière progressive. On laisse en place la manette située sur le bouton marqué du chiffre le plus élevé et l'on fait circuler l'autre. Au moment où celle-ci arrive sur le bouton marqué du même chiffre, le courant

Fig. 47. — Batterie de Gaiffe au bisulfate.

est nul; il redevient sensible, mais de sens inverse au fur et à mesure que la manette avance.

On peut aussi faire revenir en arrière la manette restée fixe tout à l'heure, puis faire circuler l'autre.

La batterie médicale ordinaire peut se placer soit dans une armoire, soit dans un meuble spécial, peu importe, pourvu qu'elle soit à l'abri de l'évaporation et munie des accessoires nécessaires (fig. 46). Nous aurons l'occasion

192 LEÇONS DE THÉHAPEUTIQUE,

de revenir plus tard sur quelques-uns de ces derniers.

Fig. 48.

Mais, telle que nous venons de la décrire, cette batte-

Fig. 49.

rie ne peut fournir que des courants d'une intensité moyenne.

DciltcriGS

Dans certains cas il est nécessaire de se servir de ,ii,uensiié. courants de plus grande intensité, soit pour agir sur l'organisme, soit pour obtenir des effets lumineux ou calorifiques, soit enfin pour actionner les moteurs des machines statiques.

Pour les applications médicales qui nécessitent

Fig. 50. — Batterie de Chardin au bisulfate.

l'emploi d'un courant très intense, on fera choix des piles formées par des couples au bisulfate.

Des batteries de 24 couples de ce genre, par conséquent peu encombrantes et même portatives, peuvent fournir des courants très puissants (fig. 47). On en trouve de bien agencées chez nos constructeurs : Gaiffe, Trouvé, Chardin.

Pous les autres usages (galvanocaustie, production d'effets lumineux ou mise en action des moteurs) on a

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