VINGTIÈME LEÇON
II. Électro-physiologie. — B. Phénomènes produits par Vétat variable. — a. Galvanisation discontinue ou interrompue; excitation des nerfs moteurs; loi des secousses; excitation unipolaire; mode d'exploration des nerfs moteurs au point de vue du diagnostic ; réaction des muscles.
Messieurs,
Après avoir fait l'étude physiologique du mode Mode permanent, nous devons nous occuper des effets produits sur l'organisme par les flux temporaires ou ondes électriques. Nous aurons à distinguer les ondes uniques et les ondes périodiques.
Les questions relatives aux conditions physiques réalisées à l'aide de ces modes d'excitation, les données physiologiques qui s'y rapportent, sont encore actuellement l'objet de discussions théoriques. Il nous faudra surtout prendre connaissance des faits bien établis, sans nous préoccuper pour le moment des explications qu'on en peut donner.
Pratiquementon emploie, pourexciteràl'aide d'ondes électriques, la galvanisation discontinue, les décharges du condensateur à feuilles d'étain, les courants d'induction, les décharges statiques. Nous compléterons notre exposé en résumant brièvement les données
les courants aUeriialirs sinusoïdaux.
La galvanisation discontinue ou interrompue provoque les ciïets du courant de pile et, de plus, ceux que l'état variable exerce sur les nerfs et les muscles.
En opérant comme on le fait d'habitude, à l'aide des batteries médicales ou des appareils pratiques d'induction, les conditions physiques sont complexes et peut-être encore insuffisamment précisées. C'est cependant dans ces conditions qu'on emploie le plus souvent les ondes électriques, non seulement pour obtenir un effet thérapeutique, mais aussi pour interroger l'état des nerfs et des muscles dans un but de diagnostic. Retenez surtout qu'avec le courant de pile, principalement, l'action produite est le résultat à la fois des effets de l'état permanent et de ceux des variations.
Dans la pratique, le temps pendant lequel le courant passe à travers les organes est toujours beaucoup plus considérable que le temps pris par les variations de fermeture et de rupture. Or, nous venons de voir que le passage du courant, l'état permanent, détermine des modifications dans les propriétés physiologiques des muscles et des nerfs, en rapport avec l'intensité du courant, la durée de son application, la profondeur de l'organe. Nous devons donc nous attendre à obtenir des résultats assez variables, en raison même de cette variabilité dans les conditions d'observation. La plupart des électriciens admettant aujourd'hui que l'état permanent entraîne une polarisation des tissus, on peut dire, d'une manière générale, que les effets des variations que nous allons énoncer se compliquent des modifications produites par la polarisation des tissus.
d'observations empiriques, dont l'interprétation est encore très obscure, et qu'il importe cependant de connaître, en raison des services pratiques qu'elles rendent journellement.
Abordons tout d'abord les faits relatifs k l'excitation Réaction des
nerfs
des nerfs moteurs. moteurs.
Les physiologistes qui ont étudié ^cette question sur des animaux mutilés ont employé tantôt la méthode bipolaire, tantôt la méthode polaire.
Bien qu'actuellement on ne se serve plus, dans la pratique, que de la méthode polaire, je crois devoir vous rappeler les résultats que Pflûger a obtenus en employant la méthode bipolaire. Ils sont connus sous le nom de loi des secousses.
Nous les représentons sous la forme suivante :