Courant faible
H. — moyen, m. — fort....
-Te
(nui scie)
On voit que les résultats obtenus varient avec l'intensité du courant et avec sa direction (1). La plupart d'entre eux sont aisés à comprendre, si
(1) CD. et C.A. indiquent courant descendant et courant ascendant, F et 0, les fermetures et les ouvertures, c, une faible contraction musculaire, C, une contraction nette, C, C" des contractions de plus en plus fortes et Te, le tétanos. On voit donc qu'avec le courant faible on obtient — lorsqu'il est descendant — une faible contraction de fermeture et — lorsqu'il est ascendant — une contraction nette de fermeture, etc.
d'ouverture et celle de fermeture et de la proposition suivante :
L'excitation est plus forte dans le point par où le courant sort que dans celui par où il entre, loi qui paraît être le corollaire de l'action dite électrotonique.
Vous vous rappelez, en effet, qu'au moment de la fermeture du circuit, s'ajoute à l'établissement d'un courant d'une certaine intensité, l'effet de la chute de potentiel (différence entre le" potentiel à circuit ouvert et à circuit fermé), tandis qu'à la rupture on a simplement la cessation du courant.
Néanmoins en cherchant, à l'aide de ces données, à interpréter les faits expérimentaux consignés dans le tableau, quelques-uns des résultats sont tels qu'il y a place pour diverses explications théoriques.
Les lois de l'excitation unipolaire ont été étudiées par Chauveau, à l'aide d'expériences qui remontent à 1859. A la même époque, Baierlacher s'occupait aussi de cette même question.
Un peu plus tard, la méthode unipolaire fut appliquée au diagnostic et au traitement des maladies du système neuro-musculaire par Brenner, dont les études furent complétées par Filehne, Erb, de Watteville, etc.
Chauveau plaçait les animaux ou l'homme dans un bain pour bien isoler le pôle actif et il disposait les résultats qu'il obtenait sous la forme de courbes. Il a ainsi constaté, pour les excitations de fermeture, qu'il existe une valeur électrique, en général modérée, avec laquelle on obtient aux deux pôles des contractions égales en grandeur et en durée. Au-dessus de cette intensité de courant, le pôle négatif est plus actif; audessous, le positif est plus actif.
pôle positif augmente avec l'intensité du courant, souventd'une manière régulière, représentée dans les constructions graphiques par une ligne droite oblique, plus ou moins ascendante; d'autres fois, par une ligne plus ou moins courbe. L'action du pôle négatif augmente d'abord avec l'intensité du courant, puis plus lentement ou reste stationnaire, parfois aussi décroît légèrement.
On a ainsi :
NF> PF puis:NF==PF puis : NF <PF
Les excitations dues à la rupture du courant donnent des résultats inverses (1).
Le pôle négatif n'a qu'une faible aptitude à provoquer des contractions d'ouverture ; on n'observe donc avec un courant moyennement fort que POC, plus tard l'action des deux pôles devient égale, puis l'action du négatif s'accroît au fur et à mesure que celle du positif s'affaiblit.
On obtient :