VIN&T ET UNIÈME LEÇON
ÉLECTRICTTÉ. — ÉLECTRISATIO'N (SUITE).
n. Électro- PHYSIOLOGIE (swt'ie). — a. Galvanisation discontinue (suite); (néacLioTi des nerfs sensibles >et des nerfe spéciaux ; réaction des nerfs sécréteurs, des nerfs vaso-moteurs, du cœur, du nerf i>hrériique, de l'estomac, del'intestin, de l'urèthre, de la vessie, de l'utérus, b. Phénomènes produits par les courants induits : excitation faradique des neris moteurs, des muscles,, des nerfs sensibles.
Messieurs,
Réactioa On admet généralement, avec Pfluger, que les réacdes nerfs ^^g^fg gensibles obéissent aux mêmes lois que
S6DSit)l6S. ,
celles qui régissent les nerfs moteurs. Je n'indiquerai à cet égard que les résultats obtenus chez l'homme.
La première réaction observée est celle que provoque le pôle négatif au moment de l'établissement du courant. On a donc tout d'abord NFS. La sensation représentée par S est courte et semblable à un picotement.
Lorsque le courant devient plus fort, cette sensation est plus accentuée, plus persistante, mais locale et excentrique. Elle disparaît peu à peu pendant le passage du courant.
Il faut augmenter encore l'intensité du courant pour déterminer POS qui procure une sensation rapide, puis PFS, se traduisant par une sensation légère, mais persistante pendant le passage du courant.
Avec les courants intenses, lorsqu'après avoir obtenu
ait disparu, NOS donne une sensation faible, niais nette. Pendant toute la durée de l'épreuve, le patient éprouve de la brûlure au niveau de l'électrode.
Vous voyez que pour les nerfs sensibles, de même que pour les nerfs moteurs, le pôle négatif détermine surtout des réactions de fermeture ; que le pôle positif, au contraire, donne lieu à des réactions de rupture, et que le pôle négatif est, ici encore, le plus actif.
Les nerfs de sensibilité spéciale sont très impressionnables au courant de pile. Nous possédons sur ce point des expériences dont beaucoup ont été faites par divers physiologistes sur eux-mêmes.
Les yeux sont particulièrement sensibles, ce qui explique l'apparition des sensations lumineuses et des éclairs qui surviennent, nous l'avons vu, sous l'influence des courants dérivés à l'occasion de rélectrisation du cou ou même de la poitrine.
Les premiers observateurs, Volta, Ritter, Helmholtz, i ont décrit les effets des courants galvaniques sans tenir 1 compte de l'action polaire, sans distinguer les effets
Ide l'état permanent, de ceux qui doivent être rapportés à l'état variable.
On doit à Brenner (1862) l'énoncé des lois concernant les phénomènes produits par l'excitation polaire.
Cet observateur a reconnu que chaque interruption du courant (0 et F) provoque une sensation lumineuse I brusque, fulgurante, s'accompagnant de la production I d'une lueur rapide comme l'éclair, mais de coloration * variable suivant le pôle utilisé.
roiigcairc ou jaune paie.
NO bleuâtre ou bleue.