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~ PO rougcâtre ou jaune pâle.
L'emploi de courants intenses fait naître dans le champ visuel une figure brillante, afï'ectant la forme d'un parallélogramme ou d'un polygone, entourée d'une auréole pâle, de couleur variable également, suivant le^ôle actif et la nature de la variation (0 ou F). Mais les effets de coloration sont différents suivant les sujets : la lueur présente toujours la même teinte chez la même personne, mais elle varie d'une personne à l'autre.
Ces phénomènes lumineux résultent de l'excitation de la rétine ou du nerfoptique sans qu'on en puisse localiser le siège d'une manière plus précise. Pour les obtenir, l'électrode inactive est appliquée sur la nuque ou sur le sternum, l'électrode active sur la paupière fermée ou sur la tempe. Le sujet doit être placé dans une chambre obscure.
'^'^'■f Ce sont encore les observations de Brenner qui ont
acoustique. . ^
tait connaître la loi de l'excitation du nerf acoustique. Ce nerf paraît se comporter à la façon d'un nerf moteur. En effet, le pôle négatif manifeste encore ici sa supériorité d'action sur le pôle positif et donne surtout lieu à des effets de fermeture, tandis que le positif agit surtout au moment de la rupture.
Les courants de moyenne intensité donnent lorsqu'ils sont plus forts, on obtient NFAw' [Au' représentant une sensation plus intense).
Pour obtenir POAm, Erb donne le conseil de laisser passer le courant pendant un certain temps avant de pratiquer une rupture, de manière à polariser le nerf.
Le plus ordinairement, à l'état sain, la sensation provoquée est comparée par les personnes soumises à l'examen, à un sifflement, à un bourdonnement ou à un bouillonnement, quand les courants sont d'intensité moyenne ; les courants forts produisent, dans les mêmes conditions, un son plus intense, plus musical.
Autrefois, pour pratiquer l'exploration électrique de l'ouïe, on introduisait un excitateur spécial dans le conduit auditif externe. Cette méthode pénible a été abandonnée à partir du moment où Erb a montré que les résultats obtenus sont sensiblement les mêmes, lorsque le petit tampon excitateur est appliqué fortement sur le tragus, l'autre électrode étant maintenue à la nuque.
J'ai déjà eu l'occasion de vous mentionner la grande excitabilité des nerfs du goût. Nous n'avons pas à y revenir.
Les réactions du nerf olfactif, qui étaient restées peu connues, ont été étudiées récemmentpar Aronsohn sous la direction d'E. Remak. Pour les obtenir, cet observateur remplit les cavités nasales avec une faible solution saline portée à la température de 38°, et il introduit dans le nez une électrode olivaire, tandis qu'une large électrode est maintenue sur le front. Les effets produits sont analogues à ceux que Brenner a notés du côté du l'acoustique. Les sujets éprouvent avec NF et PO des sensations spécifiques, mais ne rappellant pas, comme cela a été dit, une odeur phosphorée.
Des courants très faibles de 0,1 à 0,2 M.A. suffisent pour provoquer ces sensations.
Les effets déterminés par l'excitation des nerfs sécréteurs ont été peu étudiés chez l'homme . Cependant il est
discontinue peut augmenler, soit par action directe, soit par action réflexe, Taclivité des diverses sécrétions. 11 est possible, par exemple, de provoquer une sécrétion salivaire abondante à l'aide de la gâ,lvanisation continue ou discontinue de la région parotidienne.
Chez une femme âgée, convalescente d une affection gastro-intestinale et conservant une sécheresse considérable de la langue et de la bouche, j'ai pu ainsi ramener l'humidité buccale.
D'après les expériences qui ont été faites sur les animaux, les effets de la galvanisation de la région parotidienne peuvent être rapportés, en partie, à l'excitation de la corde du tympan. Chez l'homme, il y a peut-être lieu d'invoquer surtout une action réflexe, par l'entremise des nerfs gustatifs, dont l'excitabilité est considérable.
Un grand nombre d'expériences, faites sur les animaux, ont fait voir que l'électrisation du grand sympathique cervical détermine des effets vaso-moteurs importants. Mais, dans la presque totalité de ces expé^ riences, on a fait usage du courant induit. On ne peut donc rien en inférer relativement aux phénomènes que peut provoquer chez l'homme la galvanisation du grand sympathique au niveau du cou, procédé dont on s'est activement occupé depuis quelques années. D'ailleurs il est impossible, avec ce mode d'électrisation, dé limiter l'action du courant à l'excitation du sympathique seul; on excite en même temps le nerf vague; le plexus brachial et on provoque certainement aussi des actions réflexes.
Dans des expériences faites par Gr. Fischer, sur des chevaux ei des chatsi la galvanisation du sympathique
a déterminé des modifications de la circulation cérébrale. Ces effets peuvent être rapportés aussi bien h l'excitation centripète du nerf vague et des nerfs cutanés sensibles qu'à celle du sympatique cervical.
Chez l'homme, les phénomènes observés sont très complexes. On a obtenu des réactions pupillaires diverses, des troubles de la circulation du fond de l'œil, troubles qui se. sont traduits tantôt par de l'hyperémie, tantôt par de l'anémie.
Beard, Eulenburg, Schmidt ont noté un abaissement de la pression artérielle, une diminution du nombre des pulsations, et par suite des modifications correspondantes dans le tracé sphygmographique. Ces effets sont probablement la conséquence de l'excitation du vague. Le même mode d'électrisation peut encore déterminer, d'après M. Meyer, une élévation thermique se montrant habituellement dans le bras correspondant, et une excitation de la sueur, visible à l'extrémité des doigts et dans la paume de la main. Adamkiewicz a, vous vous en souvenez, obtenu des effets sudoraux analogues, en excitant les nerfs cérébro-spinaux.
Notons encore, parmi les résultats de l'électrisation du cou, la somnolence, les vertiges, et divers troubles de la circulation périphérique ou centrale.
On s'est demandé si le cœur était impressionné par le passage du courant ou par l'état variable. La question a été étudiée chez l'homme par von Ziemssen dans un cas où, à la suite d'une résection des côtes, le cœur battait directement sous la peau.
La variation de fermeture (NF), l'état permanent, le négatif étant placé sur le cœur, les renversements voltaïques ont eu pour résultat une augmentation dans
excitations lentes ont produit un ralentissement du cœur. D'après von Ziemssen, le muscle cardiaque serait assimilable, au point de vue de ses réactions électriques, aux autres muscles striés.
Nerf L'excitation du nerf phréniquc provoque des con-
phrénici u g. • ^ x
tractions non douloureuses du diaphragme, contractions qui obéissent à la loi des nerfs moteurs. Fibres listes. L'cstomac, l'intcstin, l'urèthre, la vessie, l'utérus, en un mot tous les organes creux à fibres lisses, paraissent être très sensibles à l'action du courant galvanique. Mais nous manquons jusqu'à présent d'expériences précises et décisives sur ce point.
D'après les faits observés chez l'homme par Boudet de Paris, les réactions intestinales les plus nettes surviennent lorsqu'on renverse le courant et qu'on l'interrompt après avoir déterminé pendant un certain temps une polarisation à l'aide d'un état permanent. Il en est peut-être de même pour toutes les autres organes à fibres lisses.
C'est encore à Chauveau qu'on est redevable des premières études sur l'excitation polaire des nerfs à l'aide des courants induits. Cet observateur a le premier fait cette remarque importante, à savoir que les courants induits, étant des courants de tension, dont l'action polarisante est négligeable dans les conditions ordinaires, fournissent des résultats plus réguliers^ surtout lorsqu'on opère sur des animaux dont la moelle, ou les nerfs sont sectionnés.
Les faits qu'on observe sur l'homme sont plus simples qu'avec le courant de pile. En effet, on n'a pas à tenir compte des deux variations, celle de fermeture étant
Effets produits par les coLirauts inriuits.
variation de rupture, pour les raisons physiques que je vous ai précédemment rappelées, est la seule qui soit active ; aussi l'excitation faradique des nerfs est-elle moins intéressante que l'excitation galvanique, tant au point de vue du diagnostic que du traitement.
Avec les courants faibles l'action produite par le pôle négatif est seule suivie d'une contraction énergique; on n'obtient pas de réaction avec le pôle positif. Le résultat reste le même, quelle que soit la direction du courant, c'est-à-dire quelle que soit la place du pôle inactif.
Quand les courants sont plus forts, les deux pôles sont actifs, mais la réaction produite, lorsqu'on emploie le négatif, est toujours plus intense.
L'excitation du nerf par les courants induits offre donc une certaine analogie avec celle qu'on obtient à l'aide de la galvanisation interrompue. Cependant la réaction'physiologique présente une différence importante.
Quand on se sert du courant de pile, l'intensité croissante du courant amène, vous l'avez vu, des secousses de plus en plus fortes et soutenues jusqu'à ce qu'enfin il se produise du tétanos.
Avec le courant de pile, les secousses sont rapides, isolées. Vient-on à augmenter l'intensité du courant, on obtient une excitation dans une zone plus étendue, la secousse est, en quelque sorte, envahissante; mais on ne provoque pas de tétanos.
Avec les appareils d'induction utilisés dans la pratique, il survient habituellement une contraction, qu'on se serve comme pôle actif du positif ou du négatif; mais lorsqu'on a obtenu une réaction nette avec ce dernier,
Nerfs moteurs.
provoquer avec le pôle positif une réaction équivalente.
La faradisation des muscles est plus intéressante pour la pratique que celle des nerfs. Vous connaissez la part importante qui lui revient depuis les travaux de Duclicnne, comme méthode thérapeutique. Elle rend aussi de grands services au point de vue du diagnostic.
On emploie laméthode bipolaire et la méthodepolaire..
Pour pratiquer l'excitation bipolaire on place les deux excitateurs sur le trajet des muscles. Duchenne a recommandé de les appliquer, autant que passible, aux points où les nerfs pénètrent dans les muscles. En suivant ce précepte, on se trouve dans des conditions complexes, mais qui peuvent avoir leur utilité pratique. On obtient une contraction de rupture nette, instantanée, qui se transforme en un état tétanique, dès que les interruptions atteignent le nombre de 40 par seconde.
Quand on pratique l'excitation unipolaire, le pôle négatif se montre encore ici plus actif que le pôle positif. Dans les conditions ordinaires de la pratique, on obtient une contraction de rupture aussi bien avec le pôle positif qu'avec le pôle négatif, mais, dans le dernier cas, l'effet est plus énergique.
La recherche de l'intensité de courant, strictement nécessaire pour provoquer une contraction nette, est très importante, tant pour le diagnostic que pour le traitement. Pour le diagnostic, on se rend ainsi mieux compte des modifications qui peuvent être survenues dans la contractilité faradique. Pour le traitement, on se met, en ce faisant, à l'abri des effets fâcheux résultant des excitations trop fortes. Le but peut être atteint facilement lorsqu'on emploie les appareils à chariot.
courants faradiques, et ces courants pourraient être plus souvent utilisés qu'ils ne le sont dans la pratique, lorsqu'il s'agit d'établir dans quel état se trouve la sm-. sibilité cutanée.
On doit distinguer, dans la description des phénomènes, les effets produits par l'excitation des nerfs cutanés de ceux qui sont déterminés par l'excitatiocn des troncs nerveux.
Dans la peau, chaque onde induite fait naître une sensation qui est comparée à un picotement léger.
Quand le ressort de l'interrupteur vibre librement, on éprouve une sensation continue et même une brûlure douloureuse, surtout lorsqu'on fait usage du courant d'une bobine à fil fia et long.
Lorsque la peau et les électrodes sont secs la sensation douloureuse est des plus pénibles ; elle acquiert sa plus grande intensité quand l'électrode «st un pinceau métallique.
Après la faradisation, ia sensibilité cutanée reste modifiée pendant un certain temps. Immédiatement après, la sensibilité tactile est diminuée; plus tard, elle est, au contraire, légèrement exaltée. Si l'on a fait usage du pinceau, la diminution de la sensibilité qui suit la faradisation est plus persistante et n'est' remplacée que lentement par une hyperesthésie qui, parfois, dune un jour entier. Quand la faradisation au pinceau a été plusieurs fois renouvelée, l'hyperesthésie consécutive peut persister pendant plusieurs jours. Aussi Rumpf, Englânder, Vulpian ont-ils utilisé ce mode de faradisation pour combattre l'anesthésie cutanée.
L'application des électrodes au niveau des troncs nerveux fait naître une sensation de picotement et
pôle négatif est ici plus actif que le positif. Enfin, lu douleur est d'autant plus intense que les interruptions sont plus fréquentes.
L'excitation faradique des nerfs cutanés est un puissant moyen de révulsion qui, depuis Duchenne, a été souvent utilisé. Parmi les phénomènes à distance, déterminés par voie réflexe, nous signalerons seulement les plus importantes. Feinberg a noté, sous l'influence de la faradisation cutanée au pinceau, de l'anémie, puis de l'hyperémie cérébrale. Dans les expériences faites par Rumpf, l'hyperémie s'est produite dans l'hémisphère cérébral du côté opposé au point excité. D'après von Basch, la faradisation au pinceau de la peau du ventre provoque de la pléthore abdominale et une anémie du cerveau pouvant entraîner la syncope.
Je dois encore vous rappeler, pour compléter ce que j'ai à vous dire sur la sensibilité générale, qu'il existe, d'après Duchenne, une sensibilité musculaire propre ou mieux sensibilité électro-musculaire. Au moment où le muscle se contracte sous l'influence de l'excitant électrique, le sujet éprouve une sensation sourde, profonde, dont l'intensité est en rapport avec l'énergie de la contraction. Quand le muscle est tétanisé, cette sensation est, en somme, celle de la crampe douloureuse.