VINGT-DEUXIÈME LEÇON
II. Électro-physiologie {Fin}.— Phénomènes produitspar les courants d'induction {fin). — Excitation faradiqiie des nerfs sécréteurs, des nerfs vaso-moteurs; effets de la faradisation du cou, de la faradisation du nerf vague, de l'estomac, de l'intestin, de la rate ; effets généraux. — Différences entre les effets produits par l'extra-courant et par le courant de la bobine induite. — c. Phénomènes produits par les décharges statiques. — Rapports qui semblent exister dans tous les cas précédents entre la forme physique de l'onde électrique et la réaction physiologique. — III. Effets produits par les cou-
. rants dits sinusoïdaux.
Messieurs,
Les sens spéciaux n'ont guère été étudiés qu'à l'aide du courant de pile. Je n'ai donc rien d'intéressant à vous dire touchant les réactions faradiques des organes de sensibilité spéciale.
Quelques observations faites sur les nerfs sécréteurs et sur les vaso-moteurs méritent d'être signalées.
La faradisation cutanée pratiquée avec le pinceau, procédé dont je vous parlais à la fin de ma précédente leçon, fait naître une sueur locale plus ou moins manifeste, suivant les régions. Est-ce le résultat de l'excitation directe des nerfs sudoraux ? Je vous ai dit que la faradisation au pinceau constituait un des plus actifs procédés de révulsion; or, la sueur peut être obtenue par voie réflexe, et il faut tenir compte de
M. Lut.
Nerfs vasomoteurs.
Faradisation du cou
même quand il s'agit d'un effet local.
Quoi qu'il en soit, j'ai déjà eu l'occasion de citer, à propos de l'étude des agents thermiques, des faits qui prouvent que les nerfs sudoraux répondent à l'excitation faradique. Je vous ai dit notamment qu'Adamkiewicz a obtenu une sueur abondante au niveau de la plante du pied en faradisant le nerf tibial dans le creux poplité.
Les expériences nombreuses, faites sur les animaux, autorisent à croire qu'il serait facile d'exciter diverses sécrétions, notamment celle de la salive, à l'aide de la faradisation. Quant à la sécrétion lactée, elle a pu être activée par H. Pierron à l'aide de courants faibles : le pôle négatif était placé sous le sein, le positif sur le mamelon et promené sur la glande.
Les effets de la faradisation sur les nerfs vaso-moteurs ont été peu étudiés.- Tripier a parfaitement reconnu que la faradisation d'une région déterminée s'accompagne de suractivité de la circulation, du développement de pulsations artérielles et que ces phénomènes cessent dès qu'on interrompt l'électrisation.
Mais en pareil cas les effets sont complexes car on agit sur plusieurs organes à la fois, sur les vaisseaux, sur les nerfs, en même temps qu'on suscite des actions réflexes. Il est assez probable que c'est par ce dernier mécanisme, c'est-à-dire par voie réflexe, qu'on provoque de la vaso-dilatation.
Les effets observés du côté de la pression sanguine et de la circulation générale paraissent être également d'origine réflexe.
Quand on fait porter la faradisation au nisreau du cou, on obtient de la dilatation pupillaire du côté corres-
pOlKl'llil' Cl xil.KJ^M.M.iA^y.'J^..-^^.- 1;
joue qui, au bout de 2 à 12 minutes, subit un léger abaissement. L'excitation des nerfs des membres, tels que le cubital, le péronier, ainsi que Font constaté Eulenburg et Przewoski, produit également un abaissement thermique des membres correspondants, bientôt suivi d'une élévation de 0%5 au-dessus de la normale. Tous ces effets semblent résulter de l'excitation des nerfs cutanés sensibles plutôt que de l'excitation directe des vaso-moteurs. Ils se rattachent, tout au moins en partie, à l'histoire de la révulsion.
Au cou, nous trouvons encore le vague et le phrénique. Ces nerfs peuvent être certainement atteints par le courant faradique.
L'excitation du vague peut produire une contraction des muscles du larynx et déterminer des mouvements del'estomacet de l'intestin. Brennera vu survenir des vomissements ou des efforts de vomissement. Gerhardt a obtenu l'excitation des branches laryngées. • En plaçant l'électrode active au niveau de la corne supérieure du cartilage thyroïde, on actionne facilement le nerf laryngé supérieur; il est plus difficile d'atteindre le laryngé inférieur en appliquant l'électrode au niveau du bord inférieur du même cartilage. Néanmoins la faradisation extra-laryngée est assez efficace pour remplacer la faradisation intra-laryngée et de nombreux résultats thérapeutiques obtenus par maints praticiens met actuellement ce fait hors de doute.
Il importe aussi de savoir que, par l'intermédiaire Cœur du vague, on peut atteindre le cœur et en déterminer l'arrêt (A. Hare). C'est là un des dangers de la faradisation du phrénique au cou, procédé qui a été souvent
G. Hayem. - V. 21
mique.
Mais si le cœur peul être influencé indirectement par l'intermédiaire du vague, il peut être considéré, d'après les observations de von Ziemssen, comme insensible aux courants induits. Ces observations ont été laites chez le sujet dont les côtes avaient été réséquées, dans des conditions où, nous l'avons vu, le courant de pile donnait des résultats.
Estomac et L'cstomac et les intestins sont souvent soumis à es ins. l'excitation faradique. La faradisation externe convenablement faite peut certainement provoquer des contractions stomacales. Elle n'est pas sans effet sur l'intestin, mais en général cet organe réagit moins nettement que l'estomac.
La faradisation interne donne des résultats plus complets. On peut obtenir des réactions manifestes et rapides au niveau du rectum ou du sphincter anal, et il est également établi que l'estomac répond nettement à l'excitation portée directement dans sa cavité [Yo^-Médication antidyspeptiqué) .
Rate. On a obtenu chez les animaux une diminution du
volume delà rate en faradisant soit les troncs nerveux qui s'y rendent, soit certains nerfs périphériques (Mosler et Jerusalemsky). Parmi ceux-ci je citerai le sciatique préalablement sectionné (Tarchanoff), le nerf vague (OEhl).
Chez l'homme, la faradisation de la région splénique faite dans un but thérapeutique a donné des résultats inconstants. A côté de tentatives infructueuses, on compte un nombre assez élevé de succès, urèthre, L'urèthre, la vessie sont sensibles à la faradisation. vcRsie. ^gj. même de l'utérus, bien que ce dernier
interrompu.
La faradisation entraîne toujours une augmentation , de volume du muscle contracté, qu'il s'agisse d'un I muscle strié ou d'un muscle lisse. En même temps, t elle fait monter la température du muscle, alors même t qu'elle ne provoque pas de contraction brusque. La î galvanisation, au contraire, ne produit du calorique i que lorsqu'il y a contraction du muscle.
Corrélativement, d'Arsonval a observé à la suite de I la faradisation une exagération des combustions respi- 1 ratoires, tandis que, vous vous en souvenez, la galvai nisation reste à cet égard inactive.
Aussi la faradisation très légère, lorsqu'elle est généralisée , peut-elle entraîner une modification des échanges et augmenter la production de chaleur dans des conditions où Ton ne voit se produire aucune contraction musculaire apparente. C'est ce qu'on observe notamment à la suite du bain faradique qui produit à la fois une excitation du système musculaire et du système nerveux sensitif.
P Lorsque les contractions musculaires sont étendues et tétaniques, l'élévation de la température cen trale peut être considérable. Le tétanos électrique, ainsi que l'a I r montré Ch. Richet, peut même entraîner la mort par liyperthermie.
11 existe une certaine différence entre les propriétés physiologiques de l'extra-courant et celles du courant induit.
Nutrition.
Les résultats obtenus par Duchenne à cet égard sont les suivants :
Le courant induit diffère de l'extra-courant par son action plus vive sur la sensibilité cutanée, par sa supé-
Effets produits par l'extracourant.
lions réflexes, de l'excilation de la réline, par sa pénélralion plus profonde dans l'épaisseur des lissus quand les réophores sont humides.
L'exlra-couranl l'emporle sur le précédent lorsqu'il s'agit d'exciter certains organes superficiels, tels que les muscles ou les nerfs mixtes, les testicules ou bien divers organes creux, tels que la vessie et le rectum .
La différence est d'autant plus- appréciable que les intermittences sont plus rapides.
Duchenne employait les intermittences très rapides. Actuellement on fait un fréquent usage d'intermittences plus rares, et on a reconnu que celles-ci conviennent mieux pour la faradisation des muscles et de quelques organes à fibres lisses.
Pour exciter l'intestin et la vessie, par exemple, Danion ne veut pas plus d'une à trois intermittences par seconde.
Cuno Weil a fait remarquer qu'il n'y a pas une différence notable entre les forces électro-motrices des bobines à fil fin et à gros fil, la self-induction diminuant beaucoup la force électro-motrice de la bobine à long fil. On devra, d'après lui, préférer la bobine à gros fil dont la résistance est faible dans tous les cas où il n'y a pas de grandes résistances à vaincre, par conséquent pour exciter les nerfs moteurs et les muscles avec des électrodes humides. Il faut employer, au contraire, la bobine à fil fin pour vaincre les grandes résistances, pour exciter, par exemple, la sensibilité cutanée à l'aide d'électrodes sèches.
Ce sont là des préceptes généraux sur lesquels on est d'accord.
Leyde ou décharges en étincelles des macUines statiques, , déterminent des effets analogues à ceux que nous venons déc^harge^ , de décrire à propos des courants induits. On peut obtenir avec l'électricité des machines, aussi bien qu'avec des bobines, des modifications delà sensibilité cutanée et provoquer la contraction directe ou indi- , recte des muscles. L'électricité statique présente même ^ cet avantage que les contractions peuvent être obtenues quand on électrise à travers les vêtements. Elle . constitue, ainsi que Schwanda le fait remarquer, le ; moyen le plus sûr pour atteindre un muscle sans que : l'excitation se propage aux muscles voisins. Enfin nous verrons que, dans certains cas pathologiques, les muscles répondent encore aux décharges statiques, bien que leur excitabilité faradique et parfois même aussi galvanique aient disparu.
Nous venons d'étudier les effets obtenus par l'état caractéris-
•1 J tique de
variable produit à l'aide des courants de pue, des
l'excitation.
appareils d'induction et des appareils statiques.
Les faits que nous avons énoncés touchant l'excitation . des nerfs et des muscles semblent établir que les effets 1 de cette excitation varient avec la source électrique.
Cette question, qui a depuis longtemps préoccupé 1 les physiologistes, a donné lieu dans ces dernières i années à des travaux intéressants. Ceux-ci tendent à I démontrer que les effets de l'excitation des nerfs et des : muscles sont sous la dépendance, d'une part de la I forme physique de l'onde électrique, de l'autre, des I modifications produites dans les tissus par le passage « de l'onde ou par l'état permanent établi dans l'interhvalle du passage des ondes multiples.
sous le nom de caractéristique de r excitation.
11 est parvenu, à l'aide d'un dispositif ingénieux, à obtenir un tracé graphique, sous forme de courbe, de l'excitation déterminée par une onde quelconque et à inscrire au-dessous la réaction physiologique.
Il a tiré de ses recherches diverses conclusions dont je vais énoncer les principales :
Quand on excite les nerfs et les muscles on peut faire naître les mêmes réactions physiologiques, quelle que soit la source d'électricité employée, pourvu que la décharge ait la même forme dans le temps.
L'excitabilité du nerf est mise en jeu surtout par la rapidité et la grandeur de la variation du potentiel; la quantité d'électricité ne joue ici qu'un rôle secondaire. Le muscle, au contraire, réclame pour entrer en action une variation de potentiel moins brusque. S'il est nécessaire d'employer pour l'exciter un courant plus intense que pour le nerf, cela tient, d'après d'Arsonval, à ce que le muscle étant meilleur conducteur que le nerf, réclame la mise en œuvre d'une plus grande quantité d'électricité pour une même différence de potentiel aux bornes du tissu excité.
On voit que, pour d'Arsonval, l'excitation se fait au point d'application de l'électrode négative ou positive.
G. Weiss, l'agrégé de physique de notre Faculté, a contesté cette opinion. Il pense avoir démontré que l'excitation se produit sur tout le passage du courant et qu'en conséquence il faut connaître l'intensité que le courant possède à chaque instant. Pour d'Arsonval, dans le cas d'excitation électrique des nerfs et des muscles, l'élément important à considérer pendant
d'application dune des electroaes; pour Ij. vveiss, c'est l'intensité du courant et ses variations.
Quoi qu'il en soit de ce point de physique pure, encore discuté, relativement à la manière de calculer la valeur de la cause qu'on fait agir sur les nerfs ou sur les muscles, on admet que toutes les décharges obtenues avec le courant de pile ou avec les appareils d'induction modifient les propriétés des nerfç par polarisation. Ce fait important, invoqué par divers physiologistes, a été mis en évidence par les recherches de Charbonnel-Salle. C'est par la polarisation des tissus qu'il est possible d'expliquer les contradictions apparentes qu'on remarque dans les lois précédemment formulées, particulièrement dans'celles de Pflùger.
Le courant induit est moins polarisateur que le Emploi du courant de pile ; mais il présente l'inconvénient d'être <=o°<^^°^^^^"' plus difficilement mesurable. Aussi Marey, Chauveau, d'Arsonval, Boudet de Paris ont-ils essayé de le remplacer par les décharges du condensateur à feuilles d'étain. Ce dernier électricien a utilisé le condensateur chez l'homme et a dressé un tableau qui permet de reconnaître, sans qu'il soit nécessaire de faire un calcul, l'énergie d'une décharge. Aujourd'hui on fabrique des condensateurs étalonnés qui permettent de faire varier dans une proportion déterminée la capacité du condensateur. On est donc outillé de manière à opérer, pour les recherches physiologiques ou pour les applications médicales, dans des conditions bien précisées.
Lorsqu'on veut chez l'homme faire une excitation unipolaire avec le condensateur, on place une grande plaque reliée au F sur la région dorsale et on applique
20 cenlimèlres carrés, relié au N, au niveau de 1 organe à exciter.
D'après Boudet de Pâris les décharges du condensateur ne détermineraient pas de polarisation. En
Fig. 89.
excitant un muscle de grenouille par décharges se produisant de 10 en 10 secondes, les graphiques montrent que les 20 dernières excitations donnent le même résultat que les 20 premières.
D'ailleurs, pour rendre impossible toute polarisation chimique, Boudet de Pâris a imaginé avec deux condensateurs un dispositif qui permet de rendre les décharges alternatives (fig. 89).
D'Arsonval a contesté les avantages du condensateur.
déterminée, d après lui, lorsqu on connaii la capacité d'un condensateur et la différence de potentiel aux armatures. On obtient, il est vrai, a^ec ces données, la mesure de l'énergie libérée par l'appareil au moment de la décharge. Mais il n'existe pas de rapport entre l'énergie (travail) d'une excitation électrique et la contraction musculaire qui en résulte. Il est possible de démontrer ce fait intéressant de diverses manières.
D'Arsonval charge un condensateur de 1/10 de capacité au potentiel 10 et il le décharge dans une patte galvanoscopique. Il obtient une violente contraction. Il répète la même expérience en se servant d'un condensateur d'une capacité 10, chargé au potentiel 1 . La décharge dans ce cas ne donne plus lieu qu'à une contraction faible; elle peut même rester sans effet. Cependant l'énergie de l'excitation est la même dans les deux cas.
D'autre part, il résulte des recherches de Charbonnel- Salle que les flux de décharge des condensateurs ne mettent pas à l'abri de la polarisation . Toute décharge se faisant dans un sens déterminé a la propriété d'agir sur le nerf de la même manière que le courant de pile. Il en serait ainsi pour une onde unique, à plus forte raison lorsqu'on fait intervenir des ondes successives dirigées dans le même sens.
Faisons remarquer toutefois que ces considérations s'appliquent à l'excitation du nerf, tandis que les recherches de Boudet de Paris portent sur l'excitation du muscle qui paraît se polariser moins ou simplement se modifier moins sous l'influence d'une faible action polarisatrice.
uis qui supprimenL Lout etlet de polarisation et auxquels il attache une grande importance, même au point de vue pratique.
En 1881 , pour réaliser le problème de l'excitation du nerf il a eu l'idée de faire passer la décharge du condensateur dans le fil primaire d'une bobine d'induction dépourvue de noyau de fer doux. Le flux instantané induit dans le fil secondaire sert à l'excitation du nerf.
Il est facile de comprendre ce qui se passe physiquement.
Pendant la décharge du condensateur, le circuit primaire (inducteur) est parcouru par une onde qui, partant de zéro, augmente rapidement et retombe à zéro au bout d'un temps très court. Il se produit donc dans le fil secondaire deux inductions en sens contraire, la première pendant la période d'augmentation du flux, la seconde pendant la période d'affaiblissement. Le nerf se trouve ainsi traversé dans un temps très court par une double onde électrique, positive et négative. L'excitation n'a plus de sens ; la polarisation est supprimée ou, pour parler avec plus d'exactitude, il se produit deux polarisations qui se neutralisent.
Ce procédé, appliqué par Mendelsohn, aurait pour avantage de supprimer toute fatigue et de fournir des contractions régulières et égales, quel qu'en soit le nombre.
Le second dispositif, imaginé par d'Arsonval, résoudrait le problème de l'excitation du muscle.
Vous savez que les décharges des courants induits, très brèves et à haut potentiel, sont surtout propres à exciter les terminaisons nerveuses sensitives et motrices.
3 dixièmes de seconde. Si l'on vient à allonger cette décharge, on parvient, conformément aux propositions précédemment énoncées, à ne plus guère exciter le tissu nerveux, tandis qu'au contraire on réalise les conditions les plus favorables à l'excitation du tissu musculaire.
Cela posé, on prend une bobine à fil assez gros pour avoir de la quantité et on en ralentit la décharge .
Dans ce but, on intercale en dérivation sur le fil induit un condensateur ayant une capacité d'un microfarad.
On obtient ainsi la contraction du muscle sans qu'il se produise de douleur, effet que l'on demande habituellement au courant de pile.
D'Arsonval attache à ce procédé une grande importance, soit qu'on veuille susciter sans douleur l'excitation des muscles, soit qu'on ait pour but d'étudier les modifications de l'excitabilité musculaire dans un but de diagnostic.
Il me reste, pour compléter cette étude, à vous indiquer les principaux effets produits par les courants alternatifs sinusoïdaux.
L'appareil de d'Arsonval, que nous avons précédemment décrit (p. 237), a été utilisé par Tripier.
Manié doucement à la main il ne provoque aucune sensation pendant le passage du courant. Quand on accélèrela vitesse de rotation de la roue, le sujet perçoit des picotements à la peau. Quand la rotation devient plus grande encore, à ces picotements s'ajoutent des sensations musculaires vagues, capables de devenir assez fortes.
Effets produits par les courauls
dits sinusoïdaux.
vitesse.
En opérant sur des animaux, on peut obtenir une contraction des fibres lisses, alors qu'on ne détermine aucune réaction apparente du côté des fibres striées.
Notons encore que ce genre d'éiectrisation, d'après les expériences qui ont été faites par d'Arsonval sur l'homme et sur les animaux, est suivi d'une augmentation notable (de plus d'un quart) dans les combustions respiratoires, alors même que le passage du courant ne fait naître ni contractions musculaires apparentes ni phénomènes douloureux.
Cette question de l'emploi des courants sinusoïdaux est à l'étude. Gautier etLarat ont eu l'idée, pour obtenir des courants de ce genre dans leur cabinet médical, d'utiliser les courants fournis par les machines dynamo-électriques destinées à alimenter les lampes électriques de la capitale.