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bipolaire et la méthode polaire.
Dans la méthode bipolaire, les électrodes ont la Bipolaire, même surface et sont placées de manière à faire pénétrer le courant à travers un segment du corps ou des membres. Nous avons déjà indiqué les principes qui doivent servir de guide dans ce genre d'électrisation. Tantôt on laisse passer le courant dans le même sens pendant toute la durée de la séance ; tantôt on renverse le sens du courant à un certain moment, et on fait une électrisation alternative.
Lorsqu'il est impossible, même avec de grandes électrodes , de faire arriver le courant dans toute l'étendue de l'organe à modifier, on procède par segments, en changeant, au bout de quelques minutes, la place des électrodes.
Pour mettre en œuvre la méthode polaire, on place Polaire, une grande plaque, dite indifférente, sur un point peu sensible, tel que le sternum, le tibia, l'épigastre, ou bien l'on plonge l'un des membres dans une cuvette, tandis que l'électrode active, petite, est appliquée au niveau du point où l'on veut localiser l'action.
Dans tous les cas, on doit avoir soin de commencer par appliquer les électrodes bien mouillées sur la peau et de s'assurer que le contact est uniforme partout, avant de faire passer le courant. Pour faire tenir en place les électrodes, on se sert de bandes ou de courroies. Parfois, on peut les recouvrir d'une serviette
Galvanisation discontinue.
Labile.
etamu le courant lorsqu au bout de quelques instant la peau, au niveau des électrodes, est bien mouillée et on arrive progressivement, sans secousse, à l'intensité du courant que l'on veut employer. i
Pour changer le sens du courant, on ramène d'abord celui-ci à zéro et on en fait augmenter lentement l'intensité sans atteindre, tout d'abord, l'intensité première, pour les raisons que vous connaissez maintenant. De même, avant de changer la place des électrodes, lorsqu'il y a lieu d'électriser successivement divers segments du corps, on doit ramener le courant à zéro. Enfin, quand la séance est terminée, on doit encore faire décroître progressivement le courant jusqu'à zéro.
On donne en Allemagne le nom de galvanisation labile à une méthode qui consiste à promener une des électrodes à la surface de la partie qu'on électrise, l'autre étant maintenue fixe dans un point d'élection.
L'électrode roulante, plus ou moins volumineuse et de forme variable, ne doit pas quitter la peau. Il ne se produit donc pas d'effets de rupture ou de fermeture. Mais le déplacement de l'électrode amène constamment une variation dans l'intensité du courant et crée un état variable d'ailleurs mal défini, dont les effets sont intermédiaires à ceux de l'électrisation continue et de l'électrisation interrompue.
Ce genre d'électrisation détermine, en effet, à la fois une action excitante sur les nerfs et sur les muscles et une action trophique (catalytique de R. Remak)plus ou moins intense.
S'agit-il, par exemple, de pratiquer la galvanisation labile des extrémités, on applique une grosse électrode fixe, soit sur le segment correspondant de la moelle
au membre malade.
Cette électrode est reliée au pôle positif. Le pôle négatif, sous la forme d'une électrode roulante, est promenée le long des nerfs, sur les muscles ou sur les points moteurs. On pratique ainsi sur la région qu'on doit électriser une trentaine ou une quarantaine de raies sans jamais rompre le contact avec la peau.
La galvanisation interrompue consiste essentiellement dans la production de ruptures et de fermetures qui se font pendant le cours de l'état permanent.
Cette méthode est le plus souvent employée avec le mode polaire, car elle sert particulièrement à l'excitation des nerfs et des muscles.
Les interruptions peuvent être produites de différentes manières, soit en soulevant le tampon et en le replaçant ensuite sur la peau, soit en produisant, à l'aide d'un bouton interrupteur, une rupture suivie d'une fermeture quand on cesse d'appuyer sur le bouton.
Quand on procède avec des électrodes fixes, on peut obtenir des ruptures et des fermetures à des intervalles réguliers à l'aide du métronome.
La galvanisation interrompue représente le procédé de choix lorsqu'on veut combiner les effets chimiques produits par l'état permanent avec l'action excitatrice due à l'état variable. On peut l'appliquer de façons assez diverses suivant les cas.
Nous avons vu que, dans l'emploi du courant de Densité à pile, il est nécessaire de se préoccuper de la den- employer, sité tout autant que de l'intensité du courant, c'està-dire de :
o surtace de 1 électrode en centimètres carrés).
Je vous ai indiqué, d'après Boudet de l'iiris, quelle devait être la surface minimum de l'électrode active pour une intensité donnée du courant, et je pense que les données empiriquement déterminées par cet habile électricien peuvent servir de guide pour la pratique. Mais on doit encore envisager cette question à un tout autre point de vue dont nous devons actuellement dire quelques mots.
On s'est demandé quelle était la densité la plus convenable à employer dans les différents cas. Cette question a été traitée surtout par G. W. Muller.
D'après cet auteur, la densité moyenne du courant doit être dans les conditions ordinaires de 1/18, soit de 1 milliampère pour une électrode active de 18 centimètres carrés.
Lesdensités de i /18, 2/36, 3/54, 4/72, 5/90, 6/108 etc. étant équivalentes, il est facile de mettre en rapport la surface de l'électrode active et l'intensité du courant pour les cas où l'on veut pratiquer l'électrisation avec la densité moyenne de 1/18.
G. W. Mûller donne le conseil d'opérer avec une densité supérieure, de 1/14, 1/10 ou même 1/6 dans les cas torpides, par exemple lorsqu'on veut modifier une arthrite chronique.
S'il s'agit d'exciter les nerfs périphériques avec l'électrode positive, on se servira de la densité 1/9; on peut employer une densité supérieure dans le lumbago.
Pour la galvanisation labile ou interrompue des extrémités supérieures, la densité convenable est de 1/6 ; elle peut être portée à 1/5 pour les mêmes opérations
existe une résistance assez grande à vaincre. L excitation des nerfs génitaux réclame la densité 1/10.
Dans les cas d'éréthisme nerveux (hystérie, neurasthénie) ou de lésions inflammatoires, ou bien encore lorsque les sujets sont très sensibles à l'action de l'électricité, on ne doit se servir que de densités faibles, de 1/35 à 1/45.
Enfin, voici encore, d'après le même auteur, la valeur de la densité à employer dans quelques régions. Pour l'électrisation du cerveau, la densité doit être de 1/30 à 1 /24 ; pour celle de la moelle allongée de 1 /24 à 1 /20 ; pour celle du cou la densité doit être de 1/30 à 1/28 et la durée de la séance de 30 à 40 secondes, lorsqu'on veut obtenir de l'anémie cérébrale et du sommeil; elle doit monter à 1/7, pendant 2 à 3 minutes, dans les cas où, au contraire, on cherche à obtenir une dilatation vasculaire.
Pour l'électrisation de la tête, Lewandowski recommande des densités plus faibles encore.
Lorsqu'on électrise avec des électrodes de même surface, ou à peu près, la densité du courant est déterminée d'après la surface d'une des électrodes, si celleci est appliquée au niveau d'un point malade situé superficiellement. Dans le cas contraire, lorsque le point malade est situé profondément, ou bien lorsque les électrodes sont fixées dans des points où les conditions morbides sont sensiblement les mêmes, on prend, pour évaluer la densité, la moyenne arithmétique des surfaces des deux électrodes.
Bien que ces données soient empiriques, il est important de les bien retenir, car on tend généralement à se servir de courants trop intenses.
ment à la durée du courant employé ; elle doit être d'autant plus courte que cette densité est plus grande, et, inversement, d'autant plus longue que celle-ci est plus faible.
Pour l'électrisation du cerveau et du sympathique, Lewandowski veut que la durée des séances soit d'une minute; pour celle de la moelle de trois minutes. La galvanisation labile dure le temps nécessaire pour passer une quarantaine de fois sur la région malade.
Pour les autres modes d'électrisation, la durée des séances varie suivant diverses circonstances; elle est le plus souvent de 5 à 10 minutes. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce point à propos des procédés qu'il nous reste encore à décrire. Disons simplement, pour le moment, que les courants de courte durée sont excitants et réparateurs; qu'au contraire, les courants de longue durée sont paralysants ou antispasmodiques.
En général la fréquence des applications est en rapport avec le mode d'évolution de la maladie.
Dans les cas de névralgies ou de manifestations rhumatismales, une ou même deux séances par jour sont indiquées.
Lorsque les cas sont aigus et à évolution rapide, on peut faire cinq à six séances par semaine; deux à quatre suffisent dans les cas chroniques.
VINCT-QUÀTRIÈME LEÇON