‹ Leçons de thérapeutique (volume 3)Chapitre 38 sur 72 · VINGT-CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-CINQUIÈME LEÇON

m. Électuo-thérapie générale. — 1° Procédés locaux (suite). — Action sédative : moyens propres à obtenir l'action sédative. — Action trophigwe; procédés développant des effets trophiques. — Renseignements topographiques relatifs à la mise en œuvre des procédés locaux.

Messieurs,

Nous avons déjà fait remarquer que l'excitation lo- Action cale du système sensitif par l'agent électrique entre dans le groupe des moyens révulsifs. Il est donc possible d'obtenir des effets sédatifs par voie indirecte ou réflexe en agissant sur les nerfs sensibles de la peau par les procédés excitants que nous connaissons déjà et notamment par la faradisation au pinceau. Les résultats thérapeutiques de ce genre de révulsion sont surtout appréciables en cas de douleurs.

C'est encore ici le moment de rappeler le disque révulseur de Boudet de Paris permettant de produire un vésicatoire instantané à l'aide du courant de pile.

La faradisation révulsive a été très souvent employée contre les névralgies, la colique de plomb (Briquet), les coliques hépatiques. Dans cette dernière circonstance , le mode d'action du courant faradique est assez difficile à expliquer. Toujours est-il que j'ai eu plusieurs fois l'occasion de calmer des crises violentes de coliques hépatiques par la faradisation de la région

^iiaaLiuu ciiuero-posccrieure, un tampon étant placé au creux épigastrique et une plaque étant fixée dans le dos.

La méthode sédative recommandée par Frommhold Consiste dans l'emploi de courants faradiques faibles, dont l'intensité est progressivement augmentée, puis progressivement diminuée.

Dans un grand nombre de cas on se sert, pour obtenir un effet sédatif, du courant galvanique, de préférence même au courant faradique.

Les procédés capables de calmer l'excitabilité du système sensitif ne sont pas encore nettement précisés. En conséquence, on est parfois condamné dans la pratique à opérer par tâtonnements. Nous avons à considérer à cet égard les effets imputables à l'intensité du courant, à sa direction, à l'action polaire.

On a souvent dit que les courants faibles élèvent l'excitabilité, tandis que les intenses sont calmants. En réalité, il n'y a rien d'absolu à cet égard. L'intensité du courant doit varier surtout suivant le siège des phénomènes douloureux. Au niveau de la tête et du cou, dans les points où le courant rencontre des organes très sensibles, il importe, nous l'avons déjà dit, d'employer des courants faibles. Ceux-ci doivent être relativement forts lorsqu'on agit sur le tronc ou sur les membres.

Pendant longtemps on a attaché une grande importance à la direction du courant. On a reconnu dans ces dernières années que l'influence de la direction n'a rien d'absolu. Une douleur peut être annihilée aussi bien à l'aide d'un courant descendant que d'un courant ascendant. D'où le précepte, dans les cas où l'on

courant inverse.

L'action polaire produit des résultats plus constants. Lorsqu'on veut obtenir une action sédative, on place l'électrode positive au niveau des points douloureux et on emploie un courant continu de durée et d'intensité progressivement croissantes.

Il faut avoir grand soin d'établir lentement le courant et de le ramener de même à zéro. Il est probable que la modification produite est une conséquence de la polarisation des tissus et que l'action est analogue au phénomène précédemment décrit sous le nom d'électrotonus.

Remak et, depuis, beaucoup d'autres praticiens ont reconnu l'utilité de traiter ainsi les points de pression.

On désigne sous ce nom ceux qui sont douloureux à la pression (points névralgiques) ou qui le deviennent sous l'influence du courant, lorsqu'on applique un instant à leur niveau un tampon relié au pôle négatif.

Le procédé réussit, non seulement dans les névralgies, mais aussi parfois lorsque les douleurs sont symptomatiques d'une affection centrale (ataxie, hystérie, neurasthénie). On emploiera des courants faibles ou moyens, plus utiles, en général, que des courants intenses. Cependant la sciatique exige souvent l'emploi de courants relativement forts.

Le même procédé est applicable à quelques-uns des phénomènes pathologiques se rattachant à un état d'excitabilité anormale de la sphère motrice. Je fais allusion ici à la crampe des écrivains, aux contractures dites essentielles, au tic douloureux, etc.

Les méthodes de traitement s'adressant spécialement aux désordres moteurs, tels que les convulsions

chenne a vanté la faradisation des muscles antagonistes. On peut agir également sur ces muscles à l'aide de la galvanisation discontinue.

Parfois on a essayé la galvanisation continue faite avec des courants faibles au niveau même des muscles rigides. Les résultats de cette pratique sont moins constants.

L'électrisation par le mode statique fournit également des procédés locaux dont le résultat se traduit par une sédation. Ainsi l'excitation locale déterminée par les étincelles et par la friction se complique d'actions réflexes dont l'effet peut être sédatif. C'est pourquoi on peut réussir à calmer par ces procédés les douleurs des neurasthéniques et des hystériques, aussi bien et parfois mieux encore qu'avec la faradisation.

Mais le procédé sédatif par excellence, et dont l'action est probablement directe, consiste dans l'emploi du souffle électrique. Ce moyen est efficace dans un bon nombre de névralgies.

Quant à l'aigrette elle a une action tantôt sédative, tantôt excitante. Elle ne produit d'ailleurs qu'une révulsion très légère.

Action Nous avons dit, à propos des effets physiologiques de ophique. ^'électricité, que les divers modes d'électrisation agissent sur les vaso-moteurs, sur les vaisseaux sanguins et probablement lymphatiques, sur les échanges moléculaires, et parfois aussi sur la nutrition générale ; que le courant de pile détermine en outre des phénomènes d'électrolyse, de cataphorèse. C'est à l'ensemble de ces influences, dont quelques-unes sont d'ailleurs encore mal connues, que l'on donne en Allemagne, depuis Remak, le nom d'effets catalytiques, et qui caractérisent

phiqiie.

Il est très probable que, dans beaucoup de cas, l'effet thérapeutique doit être rapporté à ce genre d'action qui, quoique encore obscure, mal précisée, est attestée par nombre d'observations cliniques. C'est cette action Irophique qu'on doit rechercher, lorsqu'au lieu de tirer les indications des symp tômes, on remonte jusqu'à la cause de la maladie, et qu'on se préoccupe de modifier la lésion elle-même. Ainsi, dans une maladie de la moelle épinière, par exemple, on peut, par l'électrisation, chercher à réveiller dans les membres le mouvement et la sensibilité; — tel est le but des procédés étudiés jusqu'à présent — ou bien tendre à modifier la lésion médullaire elle-même. C'est à cette dernière indication que répondent les procédés suscitant surtout des actions trophiques.

L'emploi de cçs procédés est particulièrement indiqué dans les maladies du système nerveux avec lésions matérielles; dans les maladies des nerfs et des muscles, dans les affections suraiguës et chroniques des muqueuses, de l'appareil lymphatique, dans les maladies des articulations, de la peau, etc.

D'une manière générale, on s'adressera de préférence au courant de pile, et obligatoirement dans tous les cas où il sera nécessaire d'atteindre des organes profonds. Les courants faradiques ne pourront guère modifier que des lésions superficielles. Le procédé le plus simple consiste à faire passer un courant continu d'intensité suffisante à travers la région malade/ sans s'inquiéter du sens du courant.

D'asseznombreuses observations tendent à démontrer qu'au point de vue des effets trophiques le sens du

avantageux de clianger de temps ù autre le sens du courant. De môme on n'aura pas à s'inquiéter de l'action polaire. Comme il s'agit de produire une polarisation de toute une région, l'action polaire est théoriquement indifférente, et si, dans la pratique, on observe parfois une action thérapeutique variable suivant le pôle actif, cela tient à ce qu'en réalité les effets produits sont toujours complexes. Quant aux interruptions de courant, elles peuvent être utiles dans quelques cas : par exemple lorsqu'on veut agir sur les muscles, sur les nerfs vasculaires et sur les vaisseaux, etc.

A côté de ce procédé, déterminant ce que Remak a dénommé la catalyse directe, il existe des moyens d'action qui provoquent des actions trophiques dans des points éloignés, par excitation des nerfs qui se rendent à une région malade. Ces derniers procédés réalisent la catalyse indirecte.

Galvanisation Le plus intéressant des moyens capables de produire faite au cou. effets trophiqucs consiste dans la galvanisation du grand sympathique cervical. C'est une sorte de méthode générale de traitement, à propos de laquelle il faut citer les noms de Remak, Benedikt, Moritz Meyer, Erb, etc.

Vous remarquerez qu'en cherchant à électriser le grand sympathique au cou, on produit en même temps par diffusion du courant dans les parties voisines, une excitation du nerf vague, de la carotide, des nerfs de la base du crâne et probablement aussi du cerveau et du bulbe. Il s'agit donc en réalité d'un procédé assez complexe dans ses effets. Aussi Erb lui a-t-il donné le nom de galvanisation appliquée au cou, et de Watteville celui de galvanisation sub-aurale.

celle de BenedikL

iMoritz Meyer place une électrode étroite, reliée au pôle négatif, à l'angle du maxillaire, près de l'os hyoïde et dirigée en haut et en arrière vers la colonne vertébrale. Le pôle positif, sous la forme d'une plaque assez large, est appliqué du côté opposé contre les apophyses épineuses de la cinquième à la septième vertèbres cervicales.

Le courant employé doit être de moyenne intensité ; il peut être continu ou interrompu. On peut également en renverser le sens. L'application en est courte, d'une durée de une à trois minutes. On peut agir d'un côté ou alternativement des deux côtés.

Dans la méthode de Benedikt le pôle positif sous la forme d'un bouton est appliqué au niveau de la fosse jugulaire et le pôle négatif dans le point correspondant au ganglion cervical supérieur. On n'agit pas ainsi sur la moelle et pour ce motif on donne la préférence au procédé de Moritz Meyer.

La galvanisation pratiquée au cou a été appliquée dans des cas très divers. Elle a été proposée dans l'hémiplégie d'origine centrale, les névralgies du trijumeau, la migraine, les paralysies et les contractures des muscles de la face, la névro-rétinite et l'atrophie des nerfs optiques, dans la maladie de Basedow, l'épilepsie, l'atrophie musculaire progressive, dans le rhumatisme chronique déformant, dans la sclérodermie et certaines affections chroniques de la peau, telles que le prurigo et l'eczéma. Les résultats favorables publiés jusqu'à présent demandent à être confirmés.

Nous devons encore citer parmi les actions trophiques, les effets qui peuvent se produire à distance

fortement les nerfs sensibles de la peau. Beaucoup de ces effets réflexes déterminent simplement des phénomènes vaso-moteurs temporaires, analogues à ceux que nous avons mentionnés à propos de la révulsion et des autres genres d'excitation cutanée. Ils n'en sont pas moins intéressants à connaître, car il semble qu'on doive leur rapporter, au moins en partie, les résultats thérapeutiques obtenus dans le traitement de certaines maladies congestives ou inflammatoires des organes centraux, dans lesquelles on se borne à exciter certaines régions de la peau, notamment à l'aide de la faradisation.

Messieurs,

Notions topo- Dans l'application des principaux procédés locaux

graphiques. i j . • . £ •

que nous venons de décrire vous aurez a tenir compte, pour arriver à localiser exactement l'action électrique, des enseignements donnés par Duchenne et par von Ziemssen. Je vous présenterai une esquisse rapide des notions les plus importantes à connaître pour la pratique, en supposant que nous ayons à agir à l'aide de la faradisation.

A la tète, on a surtout étudié la région du nerf facial, où l'on aie plus souvent à opérer. Il est utile, dans la' plupart des cas, de chercher tout d'abord le tronc du nerf. On y parvient à l'aide d'une fine électrode que' l'on dirige en avant du conduit auditif externe contr le bord postérieur de la mâchoire inférieure (fig. 97).

Quand le courant est fort, on obtient une contraction' totale et frappante de toute la région faciale.

Pour les autres branches nerveuses, Erb indique trois rameaux principaux, ou plutôt trois ramifications.

au-dessus de la fente palpébrale, le rameau moyen qui anime les' muscles situés entre les paupières et la bouche, enfin le rameau inférieur. Pour les autres

Àf frontal'^ ^

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Région des CLr(UinuoUuioTU ccnlraZe^ .

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M. temporal.

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X t?ujrcLciqti£ arU'^-^^'' / Paint, su^oroUiniCAxXaxre^ \

*tC lon-g siipincLl'-J

Fig. 97 (d'après Erb).

détails et pour les muscles, le tableau schématique (fig. 97) en dit plus que toute description.

Les points d'excitation des muscles varient beaucoup suivant les sujets. On doit les chercher avec une électrode très fine posée légèrement et avec un courant aussi peu intense que possible, car cette exploration est rendue douloureuse par la rencontre des rameaux du trijumeau.

Au cou, on trouve un grand nombre de nerfs importants et divers muscles.

Le nerf hypoglosse peut être excité à l'aide d'une

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dessus de la corne de l'os hyoïde. 11 faut employer un courant fort. Les muscles de la langue, du voile du palais et des régions supérieures de l'isthme peuvent être excités directement à l'aide d'une électrode convenablement recourbée.

Le nerf accessoire (spinal) est accessible dans une grande partie de son trajet; les deux muscles qu'il innerve, le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze, peuvent être facilement excités isolément. Il en est de même des muscles splénius et angulaire de l'omoplate. Plus rarement on aura à faire porter le courant sur les muscles hyoïdiens; il est possible cependant de les atteindre.

Dans la fosse sus-claviculaire on trouve le plexus brachial avec toutes ses ramifications et le nerf phrénique. Ce dernier ne peut guère être atteint isolément. Il faut le chercher le long du bord externe du sternocléido-mastoïdien avec une fine électrode qui glisse facilement à cause de la contraction du scalène. Erb donne le conseil de se servir d'une électrode fine, bifurquée, reliée au négatif. L'excitation de ce nerf détermine un mouvement brusque d'inspiration, s'accompagnant du soulèvement de l'épigastre et d'un bruit inspiratoire laryngien. ^

La faradisation rythmique de ce nerf, aidé de la respiration artificielle, indiquée par Duchenne, a été employée avec succès par von Ziemssen et depuis par divers praticiens pour combattre l'asphyxie et les accidents de la chloroformisation.

Il est assez facile, avec un peu d'attention, d'atteindre les diverses branches du plexus brachial (voir le schéma). En portant l'électrode en un point circonscrit, à peu

peu en dehors du bord postérieur du sterno-mastoïdien, au niveau de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, on peut déterminer la contraction simultanée du deltoïde, du biceps, du brachial antérieur et du long supinateur et souvent aussi du sous-scapulaire et du sus-scapulaire. Ce point, connu sous le nom de

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Nerf nuutuAo-atiane- .\], grand painuiire

M.bi-ceps hrMJùciL iu fïechisj: super/:

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M fîéchùs. yùperfdes doigtj M. petù-palyruiàv- fdaigtr H et [U )

Fig. 98 (d'après Erb).

point d'Erb ou supra-claviculaire, présente une certaine importance pratique.

Au niveau du membre supérieur, nous signalerons, du côté de la flexion (fig. 98), le cubital et le médian qui peuvent être excités dans tout leur parcours le long du bord interne du muscle biceps. Le point le plus excitable du cubital est situé un peu au-dessus du condyle interne; celui du médian, au niveau du pli du coude, au point où le nerf repose assez horizontalement sur le faisceau musculaire des fléchisseurs. Pour l'excitation de ces nerfs, le bras doit être maintenu en légère flexion et les muscles doivent être relâchés aussi complètement que possible. On se servira d'un courant faible.

(lu bord antérieur de 1 aisselle, entre le coraco-brachial et le biceps.

A l'avant-bras le nerf cubital et le nerf médian sont accessibles à une petite distance au-dessus du poignet : le cubital est très rapproché du tendon du muscle

ifl.deUotcte^

(moitzo PP.S-C '?V

M.,ru{inlaaaMij^,Mçœitni-''de,, M long aiduet, M.ÙUavss. dors M.hraMnI. \ ^ '-^"^ ,' ,iu-poMU!: fclJ/

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A'.radiaù antérieur \ -f/axtcns M.,xuiial\ """"^

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M. triceps f braj\cha axtemi^j

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Fig. 99 (d'après Erh)

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M aÂdiicI'dw p. doUjt/

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cubital antérieur; le médian est situé entre les" tendons du radial interne et du grand et du petit palmaire.

Pour l'excitation des muscles, les points marqués sur le schéma donnent des renseignements suffisants. En excitant le biceps, on évitera le nerf médian. 11 est difficile, au niveau de l'avant-bras, d'exciter isolément les muscles servant à la flexion; cela est d'ailleurs rarement utile. A la main on obtient facilement l'excitation des muscles des éminences thénar et hypothénar, on réussit moins aisément à provoquer celle des lombricaux.

Dans le creux de l'aisselle, les nerfs qui peuvent être atteints isolément sont l'axillaire, le radial et le thoracique latéral dont l'excitation fait contracter le grand dentelé.

lig. 99), le seul nerf qui puisse être excité est le radial ,iu moment où il contourne l'os. L'opération est assez difficile à exécuter. On doit chercher le nerf à peu près au milieu d'une ligne qui relie l'insertion du deltoïde

Fig. 100 (d'après Erb).

au condyle externe, entre les saillies du long supinateur et du brachial antérieur.

Les muscles, à l'exception du court supinateur, peu- ^vent être facilement excités.

Au niveau du tronc, on ne peut pratiquer que des excitations musculaires.

Pour l'excitation des nerfs et des muscles des membres inférieurs, les indications notées sur les figures 1 00,101 et 102 sont suffisantes.

renseignements pour pratiquer certaines excitations locales. Pour l'électrisation du crâne, qui ne peut être faite qu'avec des courants continus faibles, sans aucune interruption, il faut connaître les points qui correspondent aux parties profondes. La région de la troisième circonvolution frontale est atteinte en un point situé un

peu en avant et au-dessus de l'oreille ; la région des circonvolutions centrales s'étend de là en arrière vers le vertex.La moelle allongée se trouve entre les apophyses mastoïdes et les deux fosses auriculo-mastoïdiennes; la région des gros ganglions de la base correspond aux tempes, etc.

Suivant la position des électrodes, on distingue la galvanisation médiane, du milieu du front au milieu de l'occiput, la galvanisation unilatérale gauche et droite, d'une bosse frontale à la bosse occipitale correspon-

raie, occipiuuc, ulu.

On doit faire en sorte que la lésion se trouve située

Fig. 102 (d'après Erb).

sur le trajet de la plus courte ligne réunissant les deux pôles.

Au niveau du rachis, on doit considérer la place du renflement cervical, s'étendant des troisième et quatrième vertèbres cervicales jusqu'à la deuxième vertèbre dorsale; celle du renflement lombaire, de la dixième vertèbre dorsale à la deuxième vertèbre lombaire.

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