‹ Leçons de thérapeutique (volume 3)Chapitre 40 sur 72 · VIN&T-SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VIN&T-SEPTIÈME LEÇON

ÉLECTIIICITÉ. — ÉLECTRISATION (FIN).

m ÉLECTno-TiiiîRAPiE GÉNiîRALK {fin). — Em|)l()i (los propriétés cataphoriques, chimiques et Ihermiqucs du courant de pile : introduction des médicaments à travers la peau; essais d'électro-chiniie ; galvanocaustique chimique ; galvanothermie.

Messieurs,

Introduction Le passage du courant de pile à travers un composé médicaments. ^^^^^ t^^^' ^^^^ savez, à le déconiposer; en même temps, lorsque deux solutions sont séparées par une membrane, il y a entraînement dans le sens du courant ou dans un sens inverse suivant les corps sur lesquels on agit. Ces phénomènes, dont nous nous sommes occupés à propos de l'électrolyse et de la cataphorèse, ont été utilisés en thérapeutique. On a cherché notamment à faciliter le passage de certains médicaments à travers la peau intacte à l'aide du courant de pile.

Les premiers essais, faits par Munk, B. W. Richardson, Onimus, avaient fait naître Fespoir d'entrer en possession d'une méthode nouvelle et active d'introduction des médicaments dans l'organisme, lorsque Lauret soumit la question au contrôle d'une expérimentation précise.

Lauret se servait d'un seau enfer-blanc haut et étroit, portant, soudée à ses parois, une borne métallique pouvant recevoir l'un des réophores d'une batterie. Le

d'une solution meaicamenteuse ei le circuit ae pue était fermé à l'aide d'une large électrode appliquée sur le bras et reliée à l'autre réophore de la batterie. Les conclusions de cet observateur consciencieux, énoncées en 1885, sont très réservées. Laurel fit voir, en effet, que le nombre des substances médicamenteuses dont l'absorption cutanée peut être facilitée par le courant est très restreint; que ces substances ne sont pas absorbées intactes ; que certains de leurs éléments, mis en liberté par l'action électrolytique, sont seuls capables d'être résorbés ; que, par exemple, l'emploi de solutions iodurées, bromurées ou sulfurées, peut être suivi de l'absorption d'iode, de brome ou de soufre ; enfin que les doses absorbées sont trop minimes pour que ce genre d'introduction des médicaments puisse être d'une grande efficacité.

Il reconnaît, cependant, que l'application du procédé est parfois suivie en pratique de résultats thérapeutiques.

Depuis cette époque, les essais de ce genre ne se sont pas beaucoup multipliés; citons cependant la méthode qu'Edison a proposée pour faire dissoudre les tophus de la goutte. Ce grand physicien fait tremper les mains ou les pieds des malades dans deux vases, dont l'un renferme une solution de sel de lithine (chlorure de lithium), l'autre de l'eau salée; le premier vase est relié au fil positif de la batterie, le second au fil négatif. L'examen des urines lui a fait voir que, dans ces conditions, une proportion notable de lithine passe dans la circulation générale. Ajoutons aussi qu'Imbert de la Touche a proposé de traiter le rhumatisme et la goutte parla catapohrèse, en employant un procédé déjà

t5»u,iivii.a cici.nuueb-t;|juiiges (loni lune, celle qui est est reliée au pôle positif est imbibée de la solution médicamenteuse. On doit se servir de fortes intensités et monter graduellement jusqu'à 80 à 1 00 milliampères.

Ces diverses sortes d'applications partielles ne font certainement pénétrer que de petites proportions de substances actives. Il n'en est pas de même, paraît-il, lorsqu'on agit sur toute la surface cutanée, ainsi que proposent de le faire Gaertner et Ehrmann.

Gaertner a fait construire une baignoire divisée en deux compartiments à l'aide d'un diaphragme. Celuici peut s'adapter presque hermétiquement au corps humain. Les parois et le plancher de la baignoire sont tapissés d'électrodes, formées par des plaques de cuivre ou de zinc revêtues d'une couche de bois perforé. L'un des compartiments est relié au positif de la batterie, l'autre au négatif et ils communiquent entre eux par le corps du patient, le diaphragme étant construit avec une substance isolante et l'eau ne passant, d'un compartiment à l'autre, que par des fentes presque capillaires. Dans ces conditions, la plus grande partie du courant, dont l'intensité est mesurée au galvanomètre, passe par le corps et, de plus, la densité du courant est égale dans tous les points submergés. A l'aide de cet outillage, les auteurs ont administré des bains au sublimé. Ils ont mis 4 gr. de sublimé dans le compartiment inférieur, relié au pôle positif et ont employé une intensité de 100 M. A. Dans tous leurs essais, il y eut après le bain une élimination très notable de mercure par l'urine.

11 n'est pas encore temps de se prononcer sur la valeur de ces diverses pratiques. La dernière paraît

ses preuves.

G . Gautier a conçu une autre méthode qu'il propose de nommer électro-chimique. Au lieu d'utiliser les propriétés du courant pour activer l'endosmose, il a eu l'idée de faire servir sur place les produits de la décomposition électro-chimique des médicaments. Voici un exemple d'une des opérations qu'il a pratiquées. Il retire par ponction d'une poche purulente 150 gr. de pus, et injecte dans le foyer une quantité égale de solution iodo-iodurée, puis fait passer un courant en laissant dans la poche le pôle positif de la batterie. La solution employée a pour formule : eau distillée — 20 ; iodure de potassium — 1 ; glycérine — 3. Il se produit de l'iode à l'état naissant, capable d'exercer sur les parois du foyer une action microbicide et cicatrisante.

G. Gautier aurait traité ainsi avec succès le lupus, l'actinomycose de la face, l'arthrite fongueuse, les abcès tuberculeux, le sycosis, etc.

Il s'agit là encore d'un procédé à l'étude.

Ce procédé dérive de la galvanocaustique chimique ou chimie-caustie voltaïque de Tripier, employée déjà depuis assez longtemps. Aujourd'hui les applications des propriétés chimiques du courant de pile se sont à tel point multipliées et perfectionnées qu'il serait nécessaire, pour en décrire les principales, d'y consacrer plusieurs leçons. Je dois me borner à vous en donner un court aperçu.

Vous vous souvenez que le courant de pile produit, au niveau des électrodes, des phénomènes chimiques dont l'intensité est en rapport avec la densité du courant. Lorsque les électrodes sont métalliques, il

Emploi des propriétés électrolytiques du courant.

jjiuuuiovy vA»^o couaiics, sccues» au uiveau uu poie

positif, humides au niveau du négatif. Si l'on enfonce, par exemple, deux aiguilles d or dans les tissus d'un animal, à quelques centimètres de distance l'une de l'autre, et qu'on les relie chacune à un pôle d'une batterie, en faisant passer un courant de 15 à 20 M. A., on verra tout d'abord la peau pâlir au niveau de chaque point d'implantation des aiguilles. L'effet produit est plus prononcé au niveau du pôle négatif que du positif.

En laissant passer le courant pendant quelques minutes , il se formera une petite escarre circulaire autour de chaque aiguille. L'escarre produite par l'aiguille positive est brune, sèche, longue à se détacher: l'escarre formée au niveau de l'aiguille négative est blanche, molle et suivie d'un travail cicatriciel qui marche deux fois plus vite.

La première est identique à la cautérisation des téguments parles acides, la seconde à une cautérisation par les alcalis caustiques.

Opérons maintenant sur du sang ou plus simplement sur une solution d'albumine (de blanc d'œuf) et plongeons-y nos aiguilles. Au bout de quelques minutes, on remarque autour de l'aiguille reliée au pôle négatif une sorte de mucus mousseux, résultant de l'action des alcalis et du dégagement gazeux; autour de l'aiguille positive, une sorte de coagulum solide, sans mousse, qui prend une coloration ocreuse lorsque l'aiguille est en fer.

Ce sont ces effets chimiques que l'on a pour but de produire lorsqu'on utilise l'électrolyse médicale, c'està-dire la galvanocaustique chimique {chimie-caustie voltaïque de Tripier) .

avec des excitateurs très conducteurs, mis directement en contact avec les tissus, dans le but, soit de déterminer la destruction partielle ou complète des tissus, soit d'amenerune modification dans la compositionchimique

des tissus et des liquides en contact avec les excitateurs.

Dans quelques-unes de ces opérations, il y a lieu de tenir compte, au point de vue thérapeutique, des modifications qui se produisent autour des points directement touchés, dans une zone plus ou moins étendue, et qui se traduisent consécutivement par une tendance à la disparition de certaines lésions. Tripier a donné à cette action thérapeutique, représentant le résultat éloigné de l'électrolyse, le nom de résolution électrique. Cette expression ne comprend pas tous les résultats qui peuvent succéder à l'électrolyse.

Dans le traitement des anévrysmes, par exemple, les applications électriques suscitent des actes assez complexes qui ne peuvent pas entrer dans le cadre de l'action résolutive.

Dans un certain nombre de cas, la destruction des tissus doit être complète. Tel doit être le résultat de l'électrolyse appliquée au traitement des rétrécissements de l'urèthre ou du col utérin, des fistules, des tumeurs malignes, etc.

Dans d'autres circonstances, on cherche seulement à établir rapidement un trajet, une voie de communication entre l'extérieur et certaines tumeurs profondément situées (abcès périutérins ou périnéph rétiques, kystes hydatiques, etc.). Ce genre d'opération a reçu de Tripier le nom de cautérisatio?i ttibulaire.

L'outillage nécessaire pour pratiquer ces diverses

lOLue Daiterie médicale peut servir; mais il laudra S(i,rendre compte de la résistance à vaincre et choisir le genre de couples et le nombre de ces couples en conséquence. Les opérations ordinaires ne nécessitent pas l'emploi de hautes intensités.

Celles-ci n'interviennent que dans les opérations imaginées par Apostoli pour le traitement de certaines maladies des femmes. Il faudra dans ces cas avoir à sa disposition une batterie assez puissante, un galvanomètre pouvant indiquer une intensité élevée, jusqu'à 300 M. A. et un collecteur permettant de prendre les couples un à un, ou, à son défaut, un rhéostat.

L'outillage particulier est surtout représenté par les divers genres d'excitateurs.

Dans un bon nombre de cas, un des pôles est inactif. Comme il est souvent nécessaire d'employer un courant intense, on a dû chercher à empêcher la formation des escarres au niveau de l'électrode indifférente en lui donnant une grande surface, c'est-à-dire en rendant le courant peu dense à son niveau. A cet effet, Boudet de Paris a proposé de placer une grande plaque de 20 centimètres de côté sur chaque cuisse et souvent aussi une troisième plaque sur les reins. Ces trois plaques, reliées ensemble, représentent une surface totale d'environ 12 décimètres carrés, ce qui permet d'obtenir une forte intensité avec un nombre relativement peu élevé de couples.

Électrode de ApostoH a imaginé dans le même but une électrode terre glaise, gp^^jg^jg actuellement employée dans les appli-

cations gynécologiques nécessitant l'intervention de hautes intensités. Cette électrode est en terre glaise, et il est bon que le médecin puisse la fabriquer lui-même.

et exeuipit; uc oaujn^. luxi^^ ^^..^j ^^^^ ,

nière à pouvoir adhérer à la peau et se mouler exactement sur les parties où elle est appliquée. Cette région est généralement l'abdomen.

Pour obtenir cette électrode, il suffit d'avoir un cadre de bois ou de fer, rectangulaire, de 30 centimètres sur 18, d'un centimètre et demi de hauteur. On y applique un morceau de tarlatane à grandes mailles préalablement mouillée et on a ainsi un espace dans lequel on dispose la terre sous la forme d'un gâteau bien humide. On rabat les coins de la tarlatane qui débordent et on enlève le gâteau de terre de son moule. On applique à sa surface une large électrode métallique que l'on enfonce modérément dans la terre.

Les électrodes actives sont dans la plupart des cas Électrodes des aiguilles en or ou en acier. Leur longueur est forcément très variable; leur diamètre est compris entre les limites extérieures d'un tiers de millimètre à un millimètre (fig. 112).

Lorsque l'électrolyse doit être faite profondément (traitement des anévrysmes, par exemple), on a soin de recouvrir les aiguilles d'une épaisse couche de vernis isolant, sauf à leur pointe, sur une longueur de quelques millimètres. Ce vernis a pour but de protéger la peau et les tissus en contact avec l'aiguille contre l'action chimique qui, sans cette précaution, aurait lieu sur toute la longueur et déterminerait la formation d'escarres souvent fort dangereuses. Buij a proposé d'émailler de verre la portion protégée des aiguilles.

Pour enfoncer et pour retirer les aiguilles, on utilise les instruments que Dujardin-Beaumetz a fait construire pour le traiteroent électrolytique des anévrys-

uv^ujj 1 apiuuixicuu 1 aiguiue a, proioiiaeiir voulue (fig. 114).Le iire-aiguiile , conslriiït sur le modèle du tire-bouchon perfectionné, permet d'éviter tous les accidents auxquels on était exposé après les cautérisations positives, alors qu'on employait la pince (fig. H3). L'instrument prend son point d'appui sur la peau

Fig. 112. Fig. 113. Fig. 114.

autour de l'aiguille et celle-ci serrée dans un écrou à pas de vis, est retirée sans effort, sans oscillations et suivant la direction même qu'elle avait en entrant dans la tumeur.

Les aiguilles doivent être mises en rapport avec la pile au moyen de fils réophoriques très minces et très légers se terminant par une petite serre-fine qui se fixe à l'extrémité libre de l'aiguille.

Lorsqu'il s'agira de détruire une tumeur superficielle, un naevus, par exemple, ou bien de pratiquer l'épilation, la destruction des chalazions, etc., l'aiguille sera simplement fixée dans un porte -ai-

Au niveau de la face, le dispositif précédent doit être modifié à cause des effets de dérivation.

L'expérimentation a démontré à Boudet de Paris que la zone dangereuse a pour limite inférieure une ligne circulaire passant au niveau des apophyses mastoïdes et des ailes du nez. La joue, le nez, l'œil, la tempe et le front sont compris dans cette zone.

Pour les tumeurs siégeant dans cette région, on évite tout accident en utilisant les excitateurs concen-

Fig. 115.

triques de Boudet de Paris, avec lesquels nous avons déjà fait connaissance. Dans le cas présent, le tampon de charbon est remplacé par l'aiguille (fig. 115).

On peut opérer ainsi les naevi, les kystes sébacés, les chalazions. Pour les tumeurs érectiles, on peut se servir d'une plaque percée à son centre d'un orifice assez large pour laisser place à plusieurs aiguilles.

Les rétrécissements de l'urèthre, qui ont été traités avec succès par l'électrolyse (Tripier, Mallez, Jardin, Fort) exigent l'emploi d'un uréthrotome spécial (uréthrotome de Jardin). C'est un uréthrotome ordinaire dans lequel le couteau mousse est mis en communication avec le pôle négatif d'une batterie.

Le traitement de l'hypertrophie des amygdales se. pratique à l'aide d'un excitateur spécial, dû encore à Boudet de Pâris. .La glande est embrochée par une

G. Hayem. — V. 26

emurasseB par un anneau meiaiiique negaiii.

La cautérisation lubulaire se pratique avec un trocart d'un diamètre et d'une longueur variables. L'instrument peut être en acier, en or ou en platine. Malgré l'inconvénient que présente l'acier lorsqu'on fait une cautérisation positive (ce qui n'est pas ordinaire), le trocart d'acier a l'avantage d'être plus acéré et de mieux piquer.

Enfin je vous décrirai, en quelques mots les excitateurs employés dans la pratique gynécologique.

L'électrode nécessaire est l'hystéromètre en platine d'Apostoli (fig. 116). Il se termine à l'une de ses extrémités par une surface arrondie et polie, comme un hystéromètre ordinaire et à l'autre par une lance de trocart, afin que le même instrument puisse servir à la cautérisation en surface et à la cautérisation tubulaire. Sur une partie de sa tige il est enveloppé par un isolateur en celluloïd.

Dans un certain nombre de circonstances on donne la préférence aux électrodes de charbon d'Aposloli ou de Brivois, qui servent à pratiquer des cautérisations intra-utérines. L'électrode de charbon ordinaire mesure 2 centimètres de longueur et est de grosseur variable appropriée aux dimensions de la cavité utérine. Elle est portée sur un long manche de cuivre recouvert d'un isolateur de caoutchouc ou de celluloïd. Des divisions de 2 en 2 centimètres, reproduisant la

Fig. 116.

par des crans vismies a i œu et seusimes au luuuuci, de telle sorte qu'en retirant cette électrode du fond de la cavité utérine pour la porter sur une autre partie à cautériser, on puisse se rendre compte du déplacement opéré. La longueur du charbon peut être

Fig. 117.

agrandie suivant les indications à remplir (fig. 117).

Le nombre des maladies traitées par la galvanocaustique chimique est considérable.

A celles que j'ai déjà eu l'occasion de citer j'ajouterai le goitre, le rétrécissement des voies lacrymales, les abcès ganglionnaires, ceux des grandes lèvres et de la marge de l'anus, les diverses espèces de kystes cutanés ou profonds, les lipomes, les tumeurs fibreuses, etc.

Je dois vous renvoyer pour le détail des opérations aux traités spéciaux. Nous aurons d'ailleurs, plus tard, à propos du traitement de quelques maladies, à discuter nous-même les indications de quelques-unes I d'entre elles et à énoncer les résultats qu'on en peut obtenir.

gmvcinoLuermie, a vous en exposer les principes et à vous en montrer l'outillage ordinaire.

On donne le nom de cautère électrique ou de galvanocautère à un instrument dans lequel l'énergie calorifique est empruntée au courant de pile. On en doit l'introduction en chirurgie à J. Marshall, ÎS^élaton, Middeldorf, Amussat fils.

Au moment où la thermocaustie voltaïque a été imaginée elle constituait un progrès considérable, dont la portée a été amoindrie par la découverte du cautère Paquelin. Mais ce dernier ne l'a pas détrônée complètement, car elle se prête à des usages spéciaux et possède des qualités particulières.

Pour pratiquer la thermocaustie voltaïque il est nécessaire d'employer comme source électrique les batteries de quantité qui ont été précédemment décrites. Actuellement on se sert le plus souvent d'un courant fourni par des accumulateurs.

Comme il est nécessaire que la température de la partie active du cautère puisse varier à volonté, l'intensité du courant doit être réglée à l'aide d'un rhéostat. La résistance totale étant ici très faible, de petites variations dans la résistance introduite suffisent pour faire varier très sensiblement l'intensité du courant.

Aussi peut-on employer un rhéostat très simple, tel que celui du polyscope Trouvé, fourni par un fil de maillechort enroulé en spirale dont on fait varier la longueur.

On peut aussi se servir, comme rhéostat, d'une éprouvette contenant du mercure. Le courant arrivant, par exemple, à la partie inférieure de la colonne de mercure.

Le galvanocautère ordinaire comprend un manche isolant (fig. 118); une partie conductrice formée par des tiges de laiton doré de grande section et par suite de résistance négligeable ; le cautère proprement dit.

Fig. 118.

Les tiges traversent le manche isolant. Elles peuvent être d'une seule pièce ou de plusieurs qui se vissent ou se fixent les unes sur les autres. Dans l'intérieur du manche, l'une des tiges est formée de deux parties qui s'écartent l'une de l'autre lorsque le courant ne passe pas. On établit le contact au moyen d'un bouton P, au moment où l'instrument est mis en fonction. Un verrou peut immobiliser l'interrupteur lorsque l'opération doit avoir une certaine durée.

Le cautère proprement dit peut avoir une infinité de formes. Dans tous les cas il est en platine. C'est tantôt une lame aplatie (couteau galvanique), tantôt un fil de platine de faible section, auquel on peut donner la forme dont on a besoin.

On le contourne en anse quand il s'agit de sectionner le pédicule de certaines tumeurs; on lui donne la forjne d'une pointe plus ou moins ém.oussée quand il faut pénétrer dans un trajet, etc. (fig. U 9).

Cette anse fait alors partie d'un long fil de platine dont les extrémités s'enroulent sur un treuil, ou bien son t fixées sur des pièces mobiles que l'opérateur déplace et arrête facilement (fig. 120).

La plupart des auteurs conseillent de maintenir au rouge sombre la température du cautère pendant la durée de l'opération. Onimus a lait remarquer que lorsque la température en est trop élevée, il coupe à la

façon d'un bistouri, ce qui empêche d'agir ayeclalenteur nécessaire pour que le sang soit coagulé. De là, pourles opérations qui s'exécutent sur des tissus pathologiques assez volumineux, la nécessité de faire varier l'intensité du courant à l'aide du rhéostat pendant le cours même de l'opération. On fera donc bien, pour se guider, d'essayer tout d'abord le cautère sur un morceau de viande ayant l'épaisseur des tissus à traverser et de noter les diverses résistances à obtenir à l'aide du rhéostat quand la section se produit dans de bonnes conditions.

La galvanothermie offre des avantages sérieux. Elle permet d'introduire et de retirer le cautère à froid, de maintenir ce cautère à la même température pendant toute la durée de l'opération ou, au contraire, d'en faire varier la température à volonté. Elle met en œuvre un instrument auquel on peut donner toutes

il possède à la fois les avantages du cautère et ceux de Técraseur linéaire.

Les applications du aralvanocautère dans les cavités Appareil

^ d'éclairage.

Fig. 122.

nécessitent l'emploi d'appareils d'éclairage que l'on emprunte également aux effets lumineux de l'électricité.

Tout praticien ayant chez lui l'outillage nécessaire à la thermocaustie voltaïque pourra en même temps

A cei égara, une visiic cnez un lanricant a insirumenls, parliculièrement chez Trouvé ou chez Chardin, vous en apprendra plus qu'une longue description.

Fig. 123.

Qu'il me suffise de mettre sous vos yeux divers modèles de lampes à incandescence.

En voici une qui est adaptée à un laryngoscope {fig. 121). Une autre constitue la partie principale d'un instrument désigné sous le nom de photophore par Hélot et Trouvé; cet appareil peut être fixé sur le front de l'opérateur à la façon d'un petit phare dont on peut diriger les rayons lumineux sur le point qu'on veut éclairer (fig. 122 et 123).

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