‹ Leçons de thérapeutique (volume 3)Chapitre 46 sur 72 · TRENTE-QUATRIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TRENTE-QUATRIÈME LEÇON

DES CLIMATS (SUITE ET FIN)

Climats de montagne. — A. Stations hibernales : stations montueuses moyennes ; B. stations estivales. — 2» Climats de plaine : secs et chauds; humides.

Messieurs,

En nous occupant, dans la dernière leçon, des stations élevées, nous avons pris rapidement connaissance de celles qui offrent, au point de vue thérapeutique, le plus d'importance parmi les stations de montagne. Mais à côté d'elles, il en est d'autres qui présentent un certain intérêt parce qu'elles permettent à quelques malades de s'habituer progressivement aux climats froids des hautes altitudes et qui servent ainsi de préparation à une cure plus active. Ce sont les stations montueuses moyennes. Toutefois, il est bon de faire observer que plusieurs d'entre elles sont plutôt recherchées dans les saisons intermédiaires qu'en hiver.

Les stations françaises qui peuvent être fréquentées en hiver ou tout au moins en automne, sont en même temps des villes d'eaux thermales ; elles sont donc propres à une double cure, climatérique et minérale. Parmi elles, je citerai Le Vernet, Amélie-les-Bains, Gréoulx.

Le Vernet (Pyrénées-Orientales) est à une altitude de 629 mètres. La température moyenne des trois

stations montueuses moyennes.

Le Vernet.

Aiiiélie~Ies- Bains.

Gréoulx.

Grasse.

derniers mois de Tannée y est de ir,o. Le climat y possède des qualités calmantes, mais il est inconstant et inégal. Cette station a aussi l'inconvénient d'être mal abritée des vents et de reposer sur un sol humide. Mais les ibàlades peuvent y suivre, même pendant l'hiver, une cure sulfureuse, et récemment un médecin distingué, Sabourin, y a installé, à la base du Canigou, un sanatorium analogue aux établissements allemands. Les phtisiques peuvent y faire, dans de bonnes conditions, la cure de plein air. .

A cet effet, on a construit des kiosques ou des galeries vitrées qui sont étagées à des altitudes de 640 à 700 mètres et exposées au sud-oùèstV'td 'chaleur solaire directe est évitée, de manière à permettre, aux patients de rester de longues heures à' l'air pur^o-y^y

Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales}|ia plu^ méridionale des stations françaises,- jprésente , via fçlimat doux, ayant, des qualités sédatives.,! rendu légèrement 'frais à cause xlu voisinage des montagnes .,;Les pluies y sont rares et- la station est protégée des; v,ents du nord par le Canigou et un amphithéâtre, dé montagnes. On y séjourne surtout en automne, mais l'hiver y est également assez favorable. v^mvûc

L'altitude d'Amélie-les-Bains n'est que de 280 mèti^es, la température moyenne de novembre à mars y . est de 9';,55.

(ïreWx (Basses-Alpes),: à . -350 mètres d'altitude , est une station d'automne plutôt que d'hiver. Le climat y

est doux et égal.

Nous signalerons encore parmi les stations françaises Grasse (Alpes-Maritimes), à 330 mètres d'altitude. On peut y suivre une cure d'biver. La température moyenne de cette saison est de 7°,3o, presque égale

à celle de Rome. Le climat de Grasse oflre une certaine analogie avec celui des stations de la Riviera; mais rendu plus tonique en raison de l'altitude.

Les stations étrangères sont assez nombreuses. Je ne vous indiquerai que les plus fréquentées.

Nous en trouvons tout d'abord un certain nombre sur le bord du lac Léman (Suisse).

Vevei/., à 382 mètres d'altitude, a une température Vevey. moyenne .annuelle de près de 10 degrés. Le climat y est. très agréable pendant l'automne, où l'on peut y suivre une cure, de raisin. Les vents du nord y sont moçlérés. Pendant l'hiver, le ciel est clair, sans brouillards et la chaleur solaire assez intense pour permettre à ceux qui sont capables de.se promener de rester de longues heures en plein air.

Le climat de Mo?îtretfx. est encore plus doux. On y Montreux. fait en automne la cure; de raisin et on y jouit en hiver et priiitem.ps,, d'un climat tempéré.

, jLes , pialades se répartissent dans les hameaux qui s'étendent, en se touchant presque, de Vevey à Ville- Uisuye, soit à Clarens, Veiiiet, Montreux., TerriteUYeyendroits dont l'altitude varie de 375 à .500 mètres et où la température moyenne de l'année est de 40%5, celle de l'hiver de 2°, 5. On y arrive en automneeton y séjourne jusqu'au printemps.

Le. climat de cette région est à la fois sédatif et fortifiant. Je citerai encore en Suisse : Aigle,. Bex, Sion, Lugano (sur le lac du même nom),

Mercm, dont l'altitude est de 385 mètres, occupe, sur ivieran. le cours de l'Adige, le versant méridional des Alpes tyroliennes.

La température moyenne de l'année y est de 10% 15. C'est encore une station d'automne et de cure de raisin;

mais beaucoup de malades y séjournent également pendant l'hiver. On ne doit pas y arriver avant le dessèchement des marécages, iîo/zm et Gries, situés plus bas que Meran, servent de trop-plein à cette dernière station, dont la population étrangère tend à s'accroître d'année en année.

Les stations hibernales sont particulièrement appropriées à la cure de la phtisie pulmonaire. Mais les climats de montagne ne doivent pas être envisagés à ce point de vue restreint. Lorsqu'on en considère les multiples appropriations, on voit que bon nombre des stations que nous venons de ranger parmi les hibernales, peuvent convenir pendant l'été à d'autres malades qu'aux tuberculeux. C'est ainsi que Saint-Moritz, par exemple, esta la fois station d'hiver et d'été. 11 en est de même de tous les endroits qui ne sont pas spécialement aménagés pour les phtisiques, stations Les stations estivales comprennent un certain nombre estivales. stations fréquentées par des malades pendant toute l'année et, de plus, les stations où l'on se rend exclusivement pendant l'été. Dans quelques-unes d'entre elles, il existe des eaux minérales, de sorte que les malades y sont souvent soumis à une cure complexe où le climat n'intervient que pour une part. Gôbersdorf. La plus importante de celles où se rendent les tuberculeux, est Gôbersdorf [Silésie] oùBrehmer a fondé, il y a plus de vingt ans, le premier établissement de montagne. Le sanatorium est situé à 557 mètres d'altitude. Les malades y suivent une cure complexe dont les facteurs sont l'air, l'hydrothérapie et un régime spécial.

Les malades y séjournent pendant le printemps, l'été et l'automne. La cure de Gôbersdorf ne produirait pas les mêmes effets que celles des hautes stations;

elle présente des indications spéciales et constitue une ressource pour les malades qui ne seraient pas en état de supporter la vraie cure d'altitude.

On raconte que le docteur Ungern, atteint de phtisie, a séjourné à Gôbersdorf sans en retirer aucun bénéfice. Étant allé ensuite à Davos, il y a trouvé la guérison. C'est de là que daterait la réputation de cette station de haute altitude.

Dans ces dernières années, Falkenstein est venue faire concurrence à Gôbersdorf. Situé sur le versant du Taunus, près des stations de Soden et de Kronberg, à une altitude d'à peine 450 mètres, le sanatorium de Falkenstein a été installé par le docteur Dettweiler, de manière à permettre aux malades de séjourner à l'air. C'est lui qui a servi de modèle aux récents établissements du même genre et en particulier au sanatorium français du Canigou, que nous avons eu l'occasion de mentionner.

Les autres stations estivales sont très nombreuses, mais peu fréquentées par les phtisiques.

Citons le mont Salève , à quelques kilomètres de Genève dont les stations sont Mornex (497 à 566 mètres d'altitude) et Monnetier à 712 mètres; Saint-Germis (8 1 5 mètres) à peu de distance de Chamonix ; Chamonix^i le village dnPrieuré (1 052 mètres) aupied du mont Blanc ; Saint-Cergiies (1046 mètres) sur un replat du Jura, non loin de la Dole, endroit dont le séjour est recommandé aux phtisiques et aux asthmatiques ; Glion (914 mètres) au-dessus de Territet, où l'on séjourne surtout au prin- . temps et en automne; les bains de Weissenbourg (896 mètres) et de la Lenk (1073 mètres) où l'on traite les catarrhes chroniques des bronches et de l'intestin et où l'on respire un air doux et humide; Heusirich

(030 mètres) qui possède des eaux chlorurées sodiques appréciées; Saint-Beatenbcrg [Wf^l) qui surplombe le lac de Tlioune et possède un climat très doux malgré son altitude; les stations élevées dulac des Quatre-Cantons : Seelisherg, Sonnenberg, Schœnec/c (IQd mètres) où l'on peut faire une cure d'air comprimé; Axenstein (692 mètres) ; Engelôcrg {\033 mitres), bonne station au pied du Titlis; le climat y est tonique et on y emploie beaucoup le petit-lait de chèv.re; Stackell^erg (664 mètresj où l'on trouve des eaux sulfureuses,,, etc.

Presque toutes ces stations exercent sur l'organisme une action plutôt sédative que topique. Elles, peuvent être conseillées aux malades qui ont besoin d'être préparés à la cure de haute altitude.

En dehors de la Suisse, on trouve encore un grand nombre de stations d'été dans les Alpes françaises, dans les Pyrénées, dans les Alpes jDavarojses, tyroliennes, et italiennes, dans les Apennins, dans les Carpathes, dans les montagnes d'Auvergne; et du Dauphiné.. Panticosa. Parmi ces stations, ffantkosa (1770 inètres), située sur le v.ersant espagnol des Pyrénées, est une des plus fréquentées pa,r les phtisiques.

Indications de Bien que nous nous , occupions exclusivement pour. le

la montagne. * ^ rc i \ • i • i t '

° moment des ellets physiologiques des divers moyens thérapeutiques qui font l'objet de notre cours, je ne puis me dispenser de vous énoncer ^es indications et les contre -indications de l'eniploi des stations de montagne et même de vous dire quelques mots de la cure de la phtisie par les stations d'altitude.

D'une manière générale, on ne doit songer à la cure de montagne et surtout à la cure de haute altitude que lorsqu'il s'agit de sujets encore assez jeunes et vigoureux, présentant une certaine résistance orga-

nique. Les états pathologiques où elle a été recommandée sont très nombreux; ce sont les suivants : anémie, chlorose, catarrhe chronique du pharynx et des bronches, anémie paludéenne, pléthore abdominale avec tendance aux hémorroïdes, hypochondrie, névralgies rebelles, hystérie légère, polyurie nerveuse, asthme nerveux sans emphysème, sans, lésions cardiaques, développement insuffisant du thorax, tendance à la phtisie et phtisie confirmée, dyspepsie et affaiblissement des enfants. avec développement leni et difficile.

(Dn considère comme des contre-indications à, la cure d'altitude les affections organiques du cœur, Fathérome artériel, le catarrhe chronique des bronches, compliqué de dilatation et d'emphysème , l'épilepsie , le rh umatisme articulaire aigu^la faiblesse constitutionnelle lorsqu'elle est prononcée, les âges extrêmes de la vie.

J'ajoute, toutefois, que les stations montueuses moyennes peuvent convenir dans quelques-uns de ces états, alors que les hautes stations pourraient nuire. C'est ainsi que k simple faiblesse , du cœur , l'anévrysme aortiqlie permettent de^recommander les endroits dont l'attitude est de 400 è 600. mètres. . ... ..

La plus importante des applications de .la cure de montagne est évidemment celle qui est relative au traitement de la phtisie pulmonaire. Elle paraît avoir pris naissance au Pérou, où depuis longtemps, d'après Smith, on transporte les phtisiques dans les montagnes des .Andes.

En Europe, ce genre de cure a été inauguré, il y a une trentaine d'années par Brehmer à Gôbersdorf (Silésie) où les malades passent l'été et l'automne. Depuis cette époque, les stations de haute montagne ont été plus spécialement recommandées et la cure est

LKgONS Dli THERAPEUTIQUE.

devenue hibernale. On doit surtout cette modification dans l'application thérapeutique des stations de montagne à Kûchenmeister et à Thomas.

Ces médecins onl établi que l'on doit prendre pour guide l'état général des malades et la marche suivie parla maladie. C'està la phtisie torpide et aux malades relativement robustes que s'adresse exclusivement la vraie cure de montagne.

Les états pathologiques où elle peut rendre service sont les suivants : disposition à la phtisie héréditaire ou acquise, pneumonie chronique du sommet, infdtrations tuberculeuses de l'un des sommets, catarrhe chronique des bronches sans emphysème, exsudats pleurétiques non purulents, foyers caséeux multiples mais limités, cavernes de petite étendue, torpides, stationnaires, enrouement chronique, sans toux excitante trop vive, sueurs nocturnes profuses, lorsqu'elles sont liées à un des états précédents et à un état de faiblesse du tégument externe.

Au contraire, la forme éréthique de la phtisie, les états aigus avec fièvre, l'hérédité manifeste, la tuberculose intestinale, la phtisie laryngée, la phtisie consécutive au diabète doivent être considérés comme des contre-indications à l'emploi de cette cure.

Les succès obtenus jusqu'à présent peuvent être considérés comme assez encourageants.

Sur un total de 75 malades, ayant séjourné au total 1875 mois dans la montagne, Weber compte 18 guérisons durables, 28 améliorations, 14 succès douteux, 15 cas dans lesquels la maladie a continué à progresser.

La direction générale à donner au traitement des malades soumis à la cure de haute altitude n'a rien de

ou»

précis. Elle doit dépendre de la constitution du mcalade, de sa résistance propre, de sa capacité de réaction. Nous ne pourrons envisager ces différents points qu au moment où nous aurons à nous occuper du traitement de la phtisie pulmonaire.

Il est d'autant plus difficile de se prononcer sur la valeur de cette cure qu'elle n'est, vous le voyez, applicable qu'aux malades placés dans des conditions favorables, chez lesquels précisément on pourrait peut-être obtenir de bons résultats à l'aide de toute autre intervention. Les hautes stations ne conviennent, en effet, qu'aux individus forts, résistants, capables de réagir avec une certaine vigueur.

Les malades tant soit peu affaiblis seront envoyés de préférence en été dans une station de moyenne altitude, couverts de forêts et, en hiver, dans un climat tempéré ou chaud.

Les climats de plaine qui viennent clore notre liste, ne comprennent que des stations hibernales.

On les a divisés en secsel humides. Les climats secs sont chauds ou froids.

Le type des climats secs et chauds est représenté par le désert africain. Il est caractérisé par la chaleur intense de l'atmosphère, la grande sécheresse de l'air pendant le jour, par l'abaissement notable de la température pendant la nuit. Le ciel y est serein, la pluie rare, la rosée fréquente et abondante.

Weber rapporte qu'un certain nombre de phtisiques, d'une énergie morale considérable, ont vécu pendant plusieurs années à peu près en plein désert. Ils couchaient sous la tente et se nourrissaient presque exclusivement du produit de leur chasse. Malgré l'existence de lésions pulmonaires avancées, ces malades se

Climats de plaine.

Secs et chauds.

LlîÇONS DE THERAPEUTIQUE.

trouvaient bien de ce genre de vie. Pratiquement, on se contente de recommander Le Caire, la Haute-Kgyple et les voyages sur le Nil.

Le Caire eslle type des stations sèches et chaudes. La température moyenne annuelle y est de 22". Pendant les six mois tempérés, d'octobre à mars, - cette moyenne' s'élève à 17°, 6. On compte en janvier 13",3 ; en février et en décembre, plus de l-o" ;• en mars et en novembre, 18 à 19"; en octobre, -24". Les nuits. isonl très fraîches. ^în-ïn- rfftr-,ff!n

Malgré la sécheresse du climat, la température de l'air étant très élevée j l'atmosphère renferme unegrande quantité de vapeur d'eau (humidité absolue). C'est précisément l'inverse de ce qui a lieu dans la montagne, -'i'^:;

La saison de cure part du milieu de novembre et se termine au milieu de mars. En avril, les malades y sont souvent incommodés par le vent du désert qui est d'ifficile à supporter et même dangereux. . 'i:-.«a)i.'>Kj{ijo >

On attribue au climat du Caire une action la fois tonique et stimulante. Il détermine assez souvent. chez les nouveaux arrivés une grandev^excitation, . parfois même une véritable excitabilité nerveuse. Ces effets, qui se calment au bout d'un certain temps, sont attribuables à la verticalité des rayons solaires et à ^ la grande sécheresse de l'air. Dans de telles conditions, les vêtements, le logement, l'alimentation', le genre de vie doivent être l'objet de recommandations spéciales.

Le Caire ne peut guère convenir qu-e dans certains cas dé phtisie débutante. 'Les. faits -recueillis jusqu'à présent sont loin d'en établir nettement la valeur. On en obtient des résultats plus favorables dans le catarrhe chronique des bronches avec ' emphysème, dans le

rhumalisme chronique, la goutte, le diabète; on a également eu recours à cette station et aux analogues dans la néphrite chronique, dans les maladies du cœur, compliquées de catarrhe chronique, dans certaines formes de dyspepsie, dans les névralgies rebelles et dans l'épuisement par excès de travail.

Les climats secs et froids, rarement employés, peuvent être négligés.

Les principales stations représentant les climals hu- stations midés sont Pau, Dax, Pise et Rome.

Paù (Basses-Pyrénées) est une -des plus fréquentées. Pau. Située^ à 22 kilomètres des' Pyréiiéés,' à 120 kilomètres de l'Océan, • là villè d'é PM -e'st ' à une altitude' de 200 Métrés. 'Ua ténipératùre moyenne de l'année s'y élève à 13° 5; ceUe dé îïovembré' à^ avril est de 6°/5 a 7 ,0 .

■'" Celtè étatidn est protégée par des montagnes avoisinantés ; l'atmosphère y est le plus souvent tranquille, bien que parfois il y règùèiiù' vëiit intense . Les pluies y sont abondantes ; on' né conipte pas moins de 80 à ÏOO jours de pluie de novembre à àvril. C'est Wm des traits du climat. Le ciel y eèt souveM niiagèux; mais le sol y est sec et la poussière y est rare.

Le climat de Pau est, en somme, sédatif sans être déprimant et il convient particulièrement dans les cas d'excitation et de prédisposition aux affections nerveuses et aussi lorsqu'il existe de l'irritabilité des muqueuses des voies aériennes avec toux sèche.

Les goutteux et les rhumatisants s'en trouvent bien. Au contraire, les malades disposés aux congestions cérébrales ou pulmonaires, aux fluxions hémorroïdales doivent éviter d'y séjourner.

Dax (Landes) est recherché pour ses eaux chaudes Dax.

Oïz LKyONS DE TIlERAPlilUTIQUE,

(de 31 à 61°). Les malades y respirent un air humide et tempéré.

Pise (Toscane) jouit d'une réputation ancienne et méritée. Elle constitue une sorte de serre chaude où les malades peuvent s'abandonner à une vie douce et facile. La température moyenne annuelle y est de 15%8 à peu près comme à Rome ; de novembre à mars, de 8°, 3. Les variations quotidiennes de température y sont modérées, l'humidité y est élevée; les pluies y sont abondantes, surtout en automne. On y séjourne du milieu de novembre au printemps et on doit y élire domicile du côté nord du Lung-Arno, qui est exposé au soleil pendant la plus grande partie du jour.

Beaucoup de malades vont se rafraîchir et se tonifier pendant l'été aux bains de Lucques.

Rome est une station assez médiocre. Elle offre certainement plus d'intérêt pour les touristes et pour les artistes que pour les nihlades. On ne peut d'ailleurs y séjourner avec quelque avantage que pendant les trois mois de printemps, ainsi qu'en octobre et une partie de novembre. Sa clientèle est composée de phtisiques, dont l'affection est encore au début, et de névropathes.

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