‹ Leçons de thérapeutique (volume 3)Chapitre 49 sur 72 · TRENTE-SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TRENTE-SEPTIÈME LEÇON

Traitement externe (suite) : douches. — Traitement dun caractère mixte : inhalations, emploi thérapeutique des gaz : acide sulfhydiique, acide carbonique, azote.

Messieurs,

De même que le bain, la douche liydrô-minérale re- Effets des

11 1 Tri • 1 iï'x douches.

présente un moyen capable de déterminer des etlets particuliers tout aussi difficiles à expliquer que ceux des bains. Le mode d'application, la répétition plus ou moins fréquente de la douche, prennent une part évidente à l'action obtenue ; mais ces facteurs sont communs aux autres procédés hydrothérapiques.

Dans certaines localités, les endroits où l'on administre les douches se remplissent de vapeurs etde gaz qui soM absorbés en certaines proportions par les voies respiratoires'.

Il est permis, danscecas, d'invoquer un effet médicamenteux. ABagnères-de-Luchon, Filhola reconnu, dans l'airdes salles de douches, du soufre en nature, de l'hydrogène sulfuré ét de l'azote. Il a calculé qu'un homme séjournant pendant un quart d'heure dans ces salles fait passer dans ses poumons 82 litres d'air renfermant l'',4G d'acide suif hydrique.

A Barèges, l'air des douches et des piscines se distingue par une diminution dans la proportion d'oxy-

gène de 3 p. 100. Dans d'autres? stations, les malades respirent de l'acide carbonique. Parfois il se forme un dépôt de fines particules sulfureuses à la surface de la peau. Ces diverses particularités peuvent être en rapport avec la variabilité des effets obtenus à l'aide de procédés en apparence semblables. Lorsque les douches sont appliquées sur les muqueuses, telles que le vagin, le rectum, la conjonctive, la muqueuse pharyngienne, l'absorption des principes médicamenteux vient ici indubitablement ajouter ses effets à l'action topique des eaux.

L'absorption médicamenteuse joue un rôle bien plus important encore dans les bains d'étuve et dans les salles d'inhalation.

Vi72halalmi est devenue, dans ces dernières années, un des procédés les plus intéressants parmi ceux qui sont utilisés dans certaines stations. Il ressortit plutôt au traitement interne qu'à l'externe. En tout cas, il met en œuvre des facteurs multiples : la vapeur d'eau, le calorique, les modifications de l'atmosphère respirée, soit par altération dans la proportion des gaz normaux, soit par addition de gaz étrangers, ou bien encore par suspension dans l'air de particules salines ou de matières organiques qui peuvent pénétrer avec lui dans les poumons.

Il y a longtemps qu'en Allemagne on a imaginé d'aspirer les gaz et les vapeurs se dégageant des eaux sulfureuses ; que, d'autre part, pour ce qui est de la cure saline, on a utilisé l'atmosphère des bâtiments de graduation et celle des chaudières d'évaporation . EnFrance, les premières salles d'inhalation furent installées il y a environ soixante ans, par Bertrand, au Mont-Do re.

L'idée lui en fut suggérée par un malade rhuma-

lisant, atteint d'astlime, qui attribua sa guérison à l'action des vapeurs dégagées par les sources.

Les salles de vapeur devinrent la spécialité du Mont-Dore et contribuèrent largement à établir la réputation de cette intéressante station. Dans des pièces relativement peu vastes, on fait pénétrer de la vapeur forcée, obtenue avec l'eau minérale et les malades séjournent un temps variant d'une demi-heure à une heure et demie dans une atmosphère remplie de ces vapeurs.

La température des salles est maintenue entre 28 et 32°. Thénard et Lefort ont trouvé dans la vapeur forcée du Mont-Dore des matières salines et, entre autres, un sel arsenical. Récemment Nicolas a fait remarquer que dans l'atmosphère des chambres d'inhalation la proportion d'acide carbonique est soixante fois plus élevée

que dans l'air.

La présence de par ticules minérales dans les vapeurs dégagées par les sources est assez fréquente. Il y aurait, d'après Henry et Letellier, des traces de matières salines et des matières organiques dans l'eau de condensation des étuves de Plombières. Petit a observé des faits analogues à Vichy.

A Royat, Nivet a constaté dans les salles d'inhalation de l'acide carbonique, delà soude, de l'acide sulfuriqué, des matières organiques. Dans cette station les salles sont disposées à la façon des étuves humides, c'està-dire en amphithéâtre à gradins. La vapeur arrive à leur partie inférieure avec une température de 75 à 80 degrés.

A La Rourboule on a cherché à utiliser l'eau minérale elle-même et on a essayé tous les systèmes propres à donner une atmosphère d'eau poudroyée. On

l'air des salines.

pulvérise également l'eau minérale chlorurée sodique dans les salles d'inhalation d'ischl.

Dans quelques stations, l'atmosphère inhalée est fournie par les vapeurs qui s'échappent spontanément des eaux, c'est-à-dire par l'évaporation se faisant à la température naturelle des eaux.

L'atmosphère respirée renferme, dans ces cas, des gaz devenus libres au moment où les sources arrivent au contact de l'air ou bien des gaz provenant soit de la décomposition s'opérant en présence de l'air, soit , d'actions réciproques des éléments composants. On

peut également trouver dans les émanations de cette mature, mais plus rarement, une petite quantité de principes fixes et de produits organiques. Inhalation de L'utilisatiou dcs salines se fait d'une manière toute difTérente.

Les eaux plus ou moins riches en chlorure de sodium et qu'il s'agit de concentrer sont amenées, à l'aide de machines hydrauliques, à la partie supérieure d'appareils formés de fascines superposées avec ordre. Ce sont les appareils de graduation [Gradirwerke). Les eaux pénètrent dans des canaux qui circulent de tous côtés, mais qui, percés d'échancrurés latérales, les laissent échapper et tomber sur les fagots. Elles filtrent ainsi, notamment à travers les rameaux et les ramilles. Au furet à mesure qu'elles descendent, elles se divi- -sent en gouttelettes que le vent fouette et volatilise. Pendant que se produit ainsi l'évaporation et la concentration de l'eau salée, l'air s'imprègne de certains principes et sa constitution chimique se modifie. En ménageant des promenoirs le long de ces appareils, on permet à de nombreux malades de venir respirer, pendant un temps plus ou moins long, l'air des salines.

Cet air se dislingue par sa fraîcheur, par sa densité plus élevée, par sa plus grande richesse en oxygène et peut-être en ozone. Il est plus ou moins saturé de vapeurs d'eau et renferme une quantité assez notable de chlorure de sodium, des traces d'iode et de brome ; on y a signalé également une diminution dans la proportion normale d'acide carbonique.

L'air des salines produit un efîet sédatif qui se traduit par un ralentissement du pouls, une diminution dans la fréquence des mouvements respiratoires, qui deviennent en même temps plus amples.

Dans certaines villes on à disposé, dans des salles spéciales, une ou plusieurs fontaines qui modifient Tair à la façon des appareils de graduation, ou bien encore, comme à Ischl, on respire la vapeur, qui s'échappe des chaudières d'évaporation dans lesquelles on concentre les eaux salées. Ces procédés sont spéciaux à certaines villes d'eaux de l'Allemagne et de l'Autriche:

Les eaux sulfurées laissent dégager une notable quantité d'acide sulfhydrique. C'est à Amélie-les-Bains et au Vernet, qu'on a inauguré, en 1845, les salles d'inhalation sulfureuse. Les malades, restent dans des salles plus ou moins ventilées pendant plusieurs heures sans y éprouver de malaise ; la température n'y dépasse pas d'ailleurs 18 à 20° (le Vernet). 11 se produit à peine un peu de moiteur, la respiration se fait facilement et la circulation tend à se ralentir.

Les sulfurées froides servent également à la pratique desinhalations. A Allevard, l'eau minérale laisse dégager des gaz dont la composition pour un litre est la suivante :

ce.

Hydrogène sulfuré... 24, 75

Acide carbonique 97,00

Azote 41,00

Pour faciliter l'issue de ces ga/ et leur mélange avec l'atmosphère des salles d'inhalation, l'eau minérale est débitée au centre d'une pièce, par un jet d'eau à vasques superposées. L'eau en retombant d'une vas(pie dans l'autre se dépouille de ses gaz.

En l'absence de vapeurs minérales dans l'atmosphère des salles, les malades n'ont pas besoin de se dépouille de leurs vêtements pour se soumettre à l'inhalation. Ils peuvent rester pendant plusieurs heures dans l'atmosphère sulfurée sans éprouver d'autre incommo-dité qu'un peu de céphalalgie se dissipant rapidementà l'air pur. L'inhalation d'Allevard exercerait, d'après Niepce, une action vraiment sédative.

On a imité à Marlioz (près d'Aix-les-Bains) la pratique d'Allevard.

A Saint-Honoré, un appareil ingénieux, dû à Collin, laisse se répandre dans l'air l'hydrogène sulfuré se dégageant des jets d'eau minérale. Ici encore l'efîet produit est sédatif, mais au début seulement. Plus tard il survient une excitation fonctionnelle assez vive.

A propos des inhalations sulfurées, je signalerai aussi l'emploi, dans certaines stations, des bains d'hydrogène sulfuré. Ceux-ci s'administrent dans des appareils à bain de vapeur où le gaz est amené, mélangé à de la vapeur d'eau et à de l'acide carbonique, tel qu'il se dégage des eaux sulfureuses naturelles. On attribue à ces bains un effet calmant sur le système nerveux et sur la circulation.

Emploi de Le gaz dont les applications sont les plus variées est carbottjue. sans contredit l'acide carbonique, que l'on utilise en bains, en douches et en inhalations. L'idée d'employer, dans un but curatif, l'acide carbonique, que laissent dégager un grand nombre de sources est d'origine

française. Elle a été mise à exécution à Saint-Alban, en 1834, par Goin, qui fit connaître les divers modes d'application de l'acide carbonique ainsi que l'outillage nécessaire à leur mise en œuvre. Depuis, l'emploi thérapeutique de l'acide carbonique a été surtout préconisé en Allemagne où il s'est répandu dans de nombreuses stations, notamment à Marienbad, Carlsbad, Meinberg, Cronthal, Eger-Franzensbad, Canstatt, Kissingen, Nauheim. En France, on peut citer, outre Saint-Alban, Celles, Saint-Nectaire, Vichy et Royat.

Le gaz émergeant des sources et des fissures du sol est employé pur ou mélangé, en proportions variables, avec de l'air atmosphérique, de l'acide suifhydrique. Tantôt il est à l'état sec, tantôt mélangé avec les vapeurs émanées des eaux minérales. Il est intéressant de passer rapidement en revue ses divers modes d'emploi.

Les bains généraux sont administrés dans des piscines ou dans des baignoires spéciales, couvertes de diverses manières. La tête est maintenue hors du gaz et l'atmosphère de la pièce est soumise à un renouvellement actif. Dans certaines stations on emploie des caisses analogues à celles qui servent à faire prendre les bains de vapeur. Ordinairement les malades restent légèrement vêtus ; ils se couvrent d'un vêtement plus chaud à la sortie du bain. La durée de celui-ci est de dix à vingt minutes.

Les bains locaux se donnent à l'aide des appareils qui servent habituellement à l'administration des bains partiels.

Pour les douches et les injections dans les cavités, le gaz est conduit dans des tuyaux de caoutchouc terminés par des ajutages spéciaux. Le débit du gaz est

réglé à l'aide d'un rol)inet. L'ajutage destiné à la douche utérine et vaginale est mis en rapport avec un spéculum fenêtré qui traverse un bourrelet en caoutchouc souple, rempli d'air et disposé de manière à empêcher la sortie du gaz.

Des appareils particuliers permettent également de diriger des douches sur les yeux, dans les oreilles, dans les fosses nasales.

L'inhalation ne peut se faire que sous forme d'un mélange avec l'air atmosphérique, dans lequel la proportion de l'acide carbonique ne doit pas être supérieure à 5 ou 8 p., 100. Cette pratique exige, par suite, l'emploi- de divers appareils qui ont été décrits par Herpin.

Un procédé grossier, sans précision, consiste à aspirer,, à l'aide d'un tube en métal ou en caoutchouc, le gaz recueilli dans des gazomètres ou émanant directement des sources, en même temps qu'on respire de l'air pur par le nez. D'autres fois, on injecte le gaz dans la bouche ouverte où il se mélange avec Tair inspiré. Ces manières d'opérer amènent de la fatigue et ne permettent pas de dosage.

Dans les localités où les inhalations d'acide carbonique sont convenablement installées, elles ont lieu dans des pièces bien clôturées où le gaz est conduit au plafond par des tuyaux aboutissant à une couronne métallique percée de petits trous qui laissent le gaz diffuser dans l'atmosphère. Des robinets et des soupapes permettent d'effectuer le dosage. Souvent un jet d'eau ou un dégagement de vapeur rendent humide l'air de la chambre d'inhalation. Tout est disposé de manière à empêcher l'acide carbonique de dépasser la proportion précédemment indiquée. Les séances

doivent être courtes et atteindre progressivement une durée de dix, quinze, vingt minutes au plus.

Les propriétés physiologiques de l'acide carbonique sont très accentuées. Un jet d'acide carbonique projeté sur la peau détermine un refroidissement local, une sensation de chaleur et plus tard une anesthésie presque absolue.

Il se développe des manifestations analogues et, de plus, de la sudation, lorsque le corps séjourne dans une atmosphère chargée d'acide carbonique, la respiration se faisant à l'air libre. Ces bains ne paraissent pas, d'après Paalzow et Pfliiger, produire une augmentation dans les échanges nutritifs. La peau pouvant absorber de l'acide carbonique, ainsi que Rôhrig l'a démontré, il ne faudrait pas croire que la pratique des bains d'acide carbonique est complètement dépourvue de dangers. Elle doit être surveillée. Rôhrig a, en effet, déterminé la mort d'animaux plongés dans l'acide carbonique, bien qu'il les laissât respirer à l'air libre. Dans les stations où l'on administre des bains d'acide carbonique, on observe chez les malades les principaux phénomènes suivants :

Après la sensation de picotement à la peau et parfois de prurit à l'anus, il survient de la chaleur, puis des sueurs copieuses ; le malade éprouve encore des envies d'uriner, de l'éréthisme génital et il présente de l'accélération du pouls.

Bien que dans le mélange aérien des piscines ou des baignoires, la proportion d'acide carbonique ne dépasse pas 15 à 30 p. 100, le bain produit une stimulation générale de l'économie et, lorsqu'il est trop prolongé, il suscite, soit de l'agitation et une sorte de

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surexcitation, soit de la fatigue et de la prostration.

Les inhalations sont encore plus dangereuses. L'acide carbonique est, en effet, un gaz très toxique. Il suffit qu'il y en ait 1 p. 100 dans l'atmosphère pour qu'il survienne des troubles sensibles. Quand cette proportion est plus élevée et que la respiration dans une atmosphère ainsi adultérée s'accomplit pendant un temps prolongé, le sang se surcharge d'acide carbonique. On voit alors apparaître, après une phase d'excitation, des phénomènes paralytiques et asphyxiques.

Les inhalations doivent donc être surveillées par le médecin avec un soin extrême. Aussi tendent-elles à être abandonnées. Déjà on a laissé tomber en désuétude les injections de gaz sur les muqueuses. La pratique des bains représente presque à elle seule actuellement l'utilisation de l'acide carbonique. Emploi de Daus ces dernières années divers hydrologues ont cherché à faire jouer un rôle thérapeutique important à l'azote que renferment, à l'état libre ou de solution, certaines eaux faiblement minéralisées.

Vous n'ignorez pas que ce gaz est considéré par les physiologistes comme inactif; il serait non délétère, mais simplement impropre à la respiration. Cependant, son histoire physiologique n'est pas tout à fait nulle. Sa solubilité dans l'eau est faible, de 25 centimètres cubes par litre, mais il s'en dissoudrait dix fois plus dans le sang. Ce sont les globules qui s'en empareraient, le sérum n'en dissolvant pas, d'après Fernel. Dans les analyses des gaz du sang, dues à Magnus, l'azote s'est montré dans le sang artériel en plus forte proportion que dans le sang veineux, ce qui semblerait indiquer qu'il en pénètre une certaine quantité pendant l'acte respiratoire, Liebig, Regnault, Planer,

V. Bert ont été d'ailleurs conduits à admettre que l'azote atmosphérique est absorJ3é en faible proportion par le poumon. L'azote du sang proviendrait, à la fois, pourRegnault et Ueiset, de l'air atmosphérique et des aliments azotés.

Reiset croit même que la peau peut absorber une faible quantité de ce gaz.

En physiologie végétale, il est impossible de mettre en doute le rôle joué par l'azote atmosphérique dans la nutrition des végétaux. Ce rôle a été démontré notamment par les importants travaux de G. Ville et de Ber- (helot. Mais, de toute évidence, chez les animaux et chez l'homme, la part qu'il peut prendre aux échanges intra-organiques doit être fort limitée. Quoi qu'il en soit, on tend actuellement à regarder l'azote comme un agent thérapeutique et à l'employer même en dehors des stations d'eaux minérales.

Ses propriétés médicamenteuses ont été entrevues parNysten, et, depuis, signalées nettementparLecomte et Demarquay, Lemoine, Steinbruck. On s'en est servi dans le traitement de la phtisie en faisant respirer aux malades de l'air auquel on ajoutait 2 à 7 p. 100 d'azote. Mermagen, en 1880, nous a donné un bon résumé de ces premiers essais.

Ceux-ci avaient été peu remarqués lorsque les médecins de certaines stations insistèrent sur les résultats que procurent les inhalatations d'azote et l'ingestion des eaux azotées. Les principaux travaux sur cette question sont dus à Rohden, Hôrling, Brugelmann, Zuntz et aux médecins espagnols des stations de Penticoza, Urberoaga, Caldas de Oviedo, parmi lesquels il faut citer particulièrement Arnus et Garcia Lopez.

L'inhalation de l'azote prend surtout de l'importance

à Lippspringc et à Insell)iild où l'eau miuéralo pulvérisée sur des fagots laisse échapper son contenu ga/.cux dans l'atmosphère respirée par les malades.

Les effets obtenus sont sédatifs : le pouls devientplus lent et plus souple, la respiration |»lus facile, plus régulière, la température tend à s'abaisser, la toux et les crachats diminuent, les douleurs disparaissent; enfin l'irritabilité nerveuse se calme, le sommeil est amélioré.

Pour obtenir un bon effet thérapeutique on ne doit soustraire à l'air ni plus de 7 p. 100 ni moins de 2 p. 100 d'oxygène. Dans l'air ainsi légèi-ement raréfié, le malade se trouve soumis à une sorte de gymnastique respiratoire. L'azote agit-il, de plus, comme agent médicamenteux? Il serait prématuré de se prononcer sur ce point qui fait l'objet de discussions encore pendantes.

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