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Gastrite interstitielle.. <„. , .. t,
i Mixte, avec excita- 1 Hypopepsie.
\ tion glandulaire, j Hyperpepsie atténuée.
Il résulte de cette étude, et je ne saurais trop attirer votre atlentionsur ce fait, que l'examen du suc stomacal^ au double point de vue quantitatif et qualitatif, donne des indications qui sont en rapport direct avec l'état anatomique du système glandulaire de l'estomac.
Cette importante conclusion n'a rien que de très logique. Elle nous permet de considérer l'examen du suc stomacal comme le moyen le plus propre à nous fournir des notions sur l'état structural de l'estomac C'en est assez pour vous montrer combien cet exame» est précieux. Je ne crois pas qu'il soit exagéré de dire qu'avec un peu d'habitude, il permet au clinicien de porter un diagnostic anatomique d'une complète précision.
couciusions Nous pouvons maintenant, éclairé par ces renseilouciiant gnements, revenir à notre sujet.
la dyspepsie i , , j i j
nerveuse. Vous VOUS souveuez qiic c est d propos de la dys-
MÉDICATION ANTIDYSPEPTIQUE. 303
pepsie nerveuse que nous avons élé amené à rechercher les rapports devant exister entre les lésions stomacales et les qualités de la sécrétion gastrique. Bien que nous possédions, vous le voyez, des indications nettes sur l'état stomacal correspondant à tous nos types chimiques, nous devons tenir compte de cette circonstance, à savoir, que les rapports qui viennent d'être établis résultent de l'étude des gaslropathies se terminant d'une manière fatale ou liées à des maladies mortelles siégeant en dehors de l'estomac. On peut, en etîel, prétendre que si nos malades étaient tous atteints de lésions stomacales, cela ne prouve pas que dans tous les cas oià le chimisme est altéré, il en soit nécessairement ainsi. Si je fais remarquer que parmi mes malades quelques-uns, et notamment celui qui a succombé accidentellement à une maladie cérébrale dans le cours d'une gastrite ulcéreuse, étaient atteints de gastropa- Ihie primitive et que dans ces cas la lésion stomacale avait une signification précise, on pourra toujours soutenir que, chez certains névropathes, le même type chimique aurait pu exister sans qu'il y eût les mêmes altérations histologiques des glandes stomacales. jMais à cela on peut répondre que c'est là jusqu'à présent une simple hypothèse et que, si cette hypothèse est rendue vraisemblable par certains faits cliniques, il manque encore pour elle la preuve anatomique. En réalité, il faudrait, pour faire cesser toute discussion sur ce point, constater l'absence de toute lésion histologique de l'estomac à l'autopsie d'individus ayant présenté pendant la vie un type chimique bien caractérisé. Si cette éventuahté est réalisée en chnique, nous ne tarderons probablement pas à en avoir la preuve.
Divers pathologistes admettent que les affections pri-
mitivement nerveuses de l'eslomac déterminenl au bout d'un certain temps des lésions de la muqueuse. Cellesci seraient en quelque sorte d'origine trophique. (3' est ainsi que pour G. Meyer la phtisie gastrique (gastrite alrophique) pourrait être le résultat d'une altération des nerfs (vague, sympathique, plexus de Meissner ou d'Auerbach). Autant vaudrait dire que les diverses variétés de néphrite chronique sont la conséquence de lésions nerveuses.
Remarquez que, si, dans les diverses variétés de lésions stomacales dont je vous ai donné une courte description, on parvenait à reconnaître l'existence fréquente, sinon constante, d'alléralions des nerfs, encore faudrait-il établir, avant de faire des lésions de la muqueuse et de ses glandes des lésions trophiques, que les nerfs sont atteints primitivement et non secondairement. Cette partie du problème à résoudre pourra sans douteêtreélucidéeàl'aided'expériencessurles animaux.
Quoi qu'il en soit, dans l'état actuel de nos connaissances, la seule déviation du processus stomacal qui puisse être considérée comme pouvant être indépendante, chez certains malades, d'une lésion durable de l'appareil glandulaire, est l'hyperpepsie.
Est-il possible de reconnaître l'hyperpepsie nerveuse •autrement qu'à l'aide de certaines considérations d'ordre clinique plus ou moins discutables, c'est-à-dire de s'appuyer pour faire ce diagnostic sur des signes objectifs certains?
D'après Korczynski et Jaworski l'hypersécrétion acide simple, la gastrosuccorrhée, telle que l'a décrite Reichmann, serait, au moins au début, indépendante d'une lésion stomacale.
Cet état pourrait être distingué de leur catarrhe