FICATEURS DE L'INNERVATION ET DE LA MYOTILITÉ
Elle comprend les névro-musgulaires , diminuant Vexcitahilité nerveuse el la contracHlité musculaire.
Observons d'abord qu'ici, la classification de l'an» teur est manifestement irrégulière; car s'il y a des agents qui diminuent l'excitabilité nerveuse et musculaire, il en est qui l'excitent, et c'est là que devraient figurer les excito-moteurs de la classe précédente. A cet ordre sont ralliés la digitale y le tartre-stibié et l'ipéca, le sulfate de quinine^ les solanées viveuses , et le bromure de pota^ssium. Mais, ici encore, que de confusions ! Il y a des différences de genre et même d'ordre absolument essentielles. La digitale est un poison du cœur autant qu'un agent vaso-moteur. Le tartre-stibié et l'ipéca sont des contro-stimulants dénu-^ tritifs. Le sulfate de quinine doit à une action spéciale sur la moelle ses propriétés anti-périodiques. Les solanées vireuses sont des stupéfiants , hallucinateurs
mydriatiques. Enfin ^ le bromure de potassium, qui
se rapproche plus de la digitale et de la quinine , est un vaso-moteur olighémique du bulbe. L'expérimentation physiologique tout aussi bien que l'observatioa thérapeutique , protestent contre un pareil rapproche* ment.
La quatrième classe est celle des modificateors be LA MYOTiLirÉ. Elle comprend les agents qui excitent, diminuent ou abolissent la contractilité musculaire. Ce sont les musculaires : Yadde carbonique , le seigle ergoté , le sulfo-cyanure de potassiu/m , le niin et la vératrine qui constituent le groupe. Impossiblede ne pas constater qu'il est par trop étérogène. Premièrement l'acide carbonique est plutôt ua modificateur trophique que dynamique. Le seigle ergoté est im excitateur spécial et puissant des fibres lisses, notamment de celles de l'utérus. Le sulfo-cyanure de potassium agit à la manière d'un ferment catalytiqoe, notamment dans la salive. Le nitre est un simple diurétique. La vératrine enfin, est le seul agent qui snpprime primitivement et directement la contractilité de la fibre striée musculaire. Ici aussi, semblerait-^l, l'auteur eût dû placer l'acide cyanhidrique , qui ne figure nulle part dans sa classification.
Nous sommes arrivés à la cinquième classe , ceOe
des MODIFICATEURS DES SÉCRÉTIONS ET DES EXCRËTIOIS
Elle renferme quatre ordres principaux : i^ les moiir ficateurs des sécrétions intestinales : purgatifs et anticêr tharUques anexosmotiques , (opium, etc). ; 2f^ les fMit ficateurs des sécrétions de la peau : sudarifiqua é anti-sudorifiqueSj (sulfureux , hydrocotyle , agaric); > les modificateurs sécrétoires des muqueuses bnmdir que et génito-urinaire, (émétique, baumes , résines essences diverses) ; 4» les modificateurs de Vexerëiffi^
nrinairCy (^diurétiques, dialytiqucs, mécaniques, anuré tiques, tels que le tannin).
Sauf pour le choix des espèces , nous ne voyons id aucune observation importante à formuler.
Les agents éliminateurs constituent la sixième classe. Nous y rencontrons 4 ordres : l*" éUminatettts des substances toxiques : toxifugesj (eau , iodure de potassium , etc.) ; 2^ des calculs urinaires , UthotripU^ qtiesj (eau, carbonates, alcalins); 3"" des entozoaires : anthehmnHqueSj (kousso, semen-contra, etc.); 4» des épizoairesj parasiticideSy (soufre, huiles essentielles diverses).
Ce sont là, on le voit, pour la plupart, des agents spéciaux. La série en est tres-incomplète. On ne comprend pas d^autre part pourquoi l'auteur a séparé des éliminateurs, les purgatifs, les vomitifs, les diurétiques, les sudorifiques les expectorants. Est-ce que les muqueuses bronchique, gastrique, anale, est-ce que la peau, le rein, ne sont pas des organes d'élimination, et au premier chef ? Ici ,; évi* dmment, la classification pèche par défaut de mé* ihode.
Quant aux 7"^ et SP^ classes, M. Rabuteau semble kl avoir ajoutées subsidiairement, sans leur reconnaître l'importance des précédentes : elles ne portent nême pas de titre. La première comprend les astriN'»
ORTS, RËVm.SIFS et CAUSTIQUES CHIMIQUES. NotOUS
Kdement que les astringents sont des modificateurs tnyhiques et non dynamiques : qu'ils constituent im «Âe entre les toniques et les irritants, non une classe. Les révulsife et caustiques chkniques appartiennent m, à une classe omise par l'auteur, celle des agents topiques de substitution.
Poar la 8^ classe, dite des anii$epliqmn d désinfeclanU , eDe ne présente encore qœ deux <M>lres d*iioe djTision plus générale^ et qœ rantenr ne reconnaît pas, celle des agents spéciaux.
Qmstatons enfin qoe cette classification ne dit pas un mot des spécifiques. Quelques-uns , cependant, comme les anti-Tirulents, (Tacdn, yirus inocalabksX possèdent des Tertus indéniables et expérimentales an premier chef.
Telle est cette deuxième classification, éminemmait physiologique, et d'une simplicité remarquable.
En revanche. Messieurs, et en apportant dans votre jugement une entière impartialité à Tégard de cet im* portant travail, vous reconnaîtrez qu'il lui manque l'esprit logique, l'exactitude et le sens clinique. EDe est incomplète pour avoir voulu être trop physiologique.
Dans le cours de Touvrage, le développement de ces divisions se traduit par des erreurs dangereuses et des arfirmations contestables. Pour avoir voulu être absolument expérimentateur et physiologiste, l'auteur s'est exposé à être exclusif, et pariois paradoxal vis-à-vis des données de l'observation thérapeutique pratiquée au lit du malade.
Nonobstant, cette classification nous parait scientifiquemeht, théoriquement, au*dessiLS de celle de M. Ha^ tin-Damourette.
Terminons cette étude critique par une rapide analyse de la classification du professeur ^Geruain Sée. lie professeur admet quatre grandes classes :
A. Les médicaments NEURO-MuscuLAmES ;
B. Les médicaments trophiques ;