‹ Lecons de therapeutique generale et de pharmacodynamieChapitre 29 sur 46 · X^ LEÇON · texte numérisé non relu

X^ LEÇON

ESSAI DE CLASSIFICATION CLINIQUE DES MÉDICAMENTS. PREMIÈRE CLASSE. — AGENTS HTPOl^THËNISANTS.

8oMiiAiBx : L*action générale* d*hypo6Ckéiii8aiîon m subdiTiM naturellement en six oborsb: — STUPÉiiAins, — CoBTRo-miinuLVTS, — Aim- PHLOOI8TXQUK8, — Ahtispasiiodiquss, — Ahcsthésiqueb et Léxitifs. — Chacun de ces ordres comporte Ini-mdnie des anntKS. — Cliaqae genre agit phymolOgiqnement par on mécanisme propre, dont le déterminisme motiye nne quatrième dirision en modks — Enfin, les agents médicamenteux se groupent en sortis, ispècks ou rAimxEs naturelles. — Développement de cette sériation, et des médications principales qu'elle comporte.

Nous avons vu. Messieurs, dans la IX™« leçon quelles sont les principales classifications physiologiques de la matière médicale usitées aujourd'hui.

Et après en avoir donné une fidèle analyse , nous avons constaté leurs lacunes au point de vue de Tapplication pratique. Il a donc fallu rechercher ensenÂle sur quelles bases Ton pourrait asseoir une classification thérapeutique à la fois physiologique et clinique. Or, la nécessité nous a été démontrée y pour arriver à la connaissance approfondie des propriétés des médicaments et être en mesure de les appliquer sciemment

^lon les iofiicatioas cUniqae», de les sérier en cUmes, en ordrei, en ge-nres . en modes , et eu espèces principales.

II s agit maintenant de légitimer, d*expliquer, de coordonner, de développer enfin ces divisions.

Nous allons commencer naturellement par la classe

des HlPOSTHÉ^ISJkXTS.

Vous savez déjà que ce terme est tout-à-Cait général ; qu'Q ne représente pas spécialement tel ou tel médicament : mais plusieurs groupes d'agents dont la propriété, commune et dominante^ est de combattre un certain état pathologique caractérisé par une surexcitation des premières fonctions de la \ie.

Faire tomber la chaleur animale anormalement surélevée ; réduii-e Texcitabilité nerveuse et diminuer la contractilité musculaire , modérer à la fois les mouvements réflexes et les actes de nutrition , tel est le rOle auquel sont af>pelés les hyposthémsants.

Mais comme nous Tavons dit dans la leçon précédente , il y a plusieurs voies pour atteindre ce but, et l'objet de cette neuvième leçon est de rechercher, d'analyser les ordres , les genres et les modes de ces médications , solidaires dans leur effet général, mais trèsdifTérentes dans leui-s mo^lalités spéciales. Il nous but ici reprendre avec plus de détails j ce que nous avons seulement indiqué plus haut, en exprimant les bases d'une classification générale.

Et d'abord , on peut hyposthéniser un sujet hypersthénisé par des processus thérapeutiques qui constituent des ORDRES absolument séparés, annihiler les facultés intellectuelles et sensitlves , suspendre la volition, émousser les sens, plonger l'encéphale tout entier dans un état comateux , abohr ou déprimer les actes

réflexes , engourdir rinnervation cérébro-spinale , ralentir, paralyser les fonctions de respiration et de circulation ; plonger en un mot l'individu tout entier dans rtiébétude et la stupeur , dans l'inactivité , et l'insensibilité, voilà une première manière générale d'hyposthéniser. Les agents de ce processus thérapeutique constituent un premier ordre , celui des stupéfiants.

On peut deuxièmement hyposthéniser un sujet hypersthénisé par un procédé tout différent. Les fonctions intellectuelles , la volition , les propriétés sensitives et sensorielles , l'excitabilité réflexe, sont respectées. Pas de stupéfaction,, pas d'hébétude, pas de paralysie médullaire. Mais dépression profonde des pouvoirs assimilateurs de la nutrition , action kinétique sur le cœur et tout le système vasculaire ; amyosthénie secondaire : tels sont les effets premiers qui aboutissent à une chute du pouls et à un abaissement de la température animale, par conséquent, à de l'hyposthénie. Les agents médicateurs qui suivent ce processus thérapeutique forment le second ordre de la classe des hyposthénisants , ce sont les contro-stimulants.

Un troisième procédé d'hyposthénisation conduit encore au môme but final par des moyens d*un tout autre ordre. Ici, ni stupéfaction provoquée , ni modification trophique ou dynamique de l'innervation sympatique. On ne s'attaque ni à la myotilité ni à TexcitabiUté réflexe. On ne ralentit pas les actes vitaux par une intervention dans les milieux intérieurs de l'organisme vivant. On est en présence d'un état particulier de phlogose. Il s'agit d'attaquer directement un épiphénomène qui se traduit par une production et une dépense anorm^je de calorique ; la pléthore sanguine ,

b oGKf^sâ.a .sJLxi^^za^'Jr^ j rbipérémie daminent; 0ti ^ÀJr, iL-cir>::i:>c^trijt^rzi>p:lcLr daD5 le nombre de

ç. '.'2 :çc«v!¥«c U ri-fr^énLÛoo à la pUogose, ■:& -»;: Il ;;:^â^éq^3eDce de ce processa» ti:iènç*^«tâprr Lr^ i^^'i^ ié cène médicatioa hypostLkJfiSiiig cr^c^s::!^:^;:^ TicL-^ i=s i^tiphlogistiqces. E €st, q::.iir'^c:i^— *cci . -ui é:it I^tL«>logique encore géoén! . «pi j*7ir pâsiai^-rT -e^ Toi^ graTiié médiocre , Aki^ Ifeqriél Lss 5o&:tk:cs de la TÎe de rdatkmsont tzxKlUélÊS ici tiells mani-rc^ qoc le système nerveux céTébro-s{>îi>al soct OjGJEfr désemparé. Le phénomèoe <fe«lfur dicLl:. : ; Iâ 'Hrcilalkfa. la respiration sont sospendoES oa sj^Lii-I/^s par iz^rralLes. La pande, tous les actes sezts^dcls 5.:>at empêchés on perrertis. Par contrE-. aoe ^'^zXn à& tétaniSÂtion njtdit les plans muscolaîr«£. I>cs congés tif'.' us p^ssaçères se produisent, qolanucent d la tàrjt, L'éfuîIîLre est rompu entre le STstiÊrme syœpatLi'jue hypcr^t^iêniâé et le système céré* bro-spinal cpii secible êpoisé dans ses propriétés; les sécrétions normale^ 5«jat suspendues ^ les sphincters contractés. L'a^tation des membres est extrême , le sujet s'arc-boute sur lui-même. Des cris stridents, des mouvements désordonnés, et qui demandent souvent toute la force de plusieurs personnes pour contenir on être naturellement faible « donunent la scène : ceQe-d finit par une crise. Les larmes , les urines « la sueur, Texpectoration j annoncent la fin de cette hyperesthésie nerveuse. L'élément pathologique est ici le spas» me, et la médication hyposthénisante est dite ANnsPAS-

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