‹ Leçons, discours et conférencesChapitre 29 sur 51 · FUNÉRAILLES DE CLAUDE BERNARD · texte numérisé non relu

FUNÉRAILLES DE CLAUDE BERNARD

aujourd’hui l’honneur de la représenter. Qu’il lui soit permis maintenant de dépouiller son rôle officiel, et, au nom des élèves de Claude Bernard, d’adresser l’adieu filial au maître qui n’est plus. Aussi bien, celui qui lui doit le plus, puisqu’il lui doit tout, pourrait presque revendiquer comme un droit ce douloureux privilège.

Certes, la Science et la Patrie ont sujet d’être en deuil. Mais quelle douleur profonde s’ajoute à ces sentiments universels dans le cœur de ceux qui ont profité de ses leçons, reçu les marques de sa bonté, éprouvé les effets de sa protection paternelle ! Bienveillant et sympathique à tous, il fut, pour ceux qu’il appelait à son lit de mort sa famille scientifique, le plus affectueux et le plus dévoué des maîtres : non d’une affection sans ressort, car abondant en conseils et en encouragements, il se montrait critique aussi sévère pour nos travaux que pour les siens; non d’un dévouement sans sacrifice, car il souffrait en quittant spontanément cette chaire de la Sorbonne pour la laisser à l’un de ses élèves. Jamais, parmi les incidents quotidiens du laboratoire, un mot impatient ; jamais un mot amer, parmi tant de douleurs physiques et morales, si courageusement supportées ; jamais un reproche à ceux dont la reconnaissance s’est éteinte trop tôt! Jusqu’aux derniers jours, aux dernières paroles, en face de cette mort inattendue, affection, conseils, sourires; il nous remerciait de nos soins, nous qui lui devions au centuple! Vous travaillerez, disait-il, et il parlait de cette science qui fut sa vie.

Oui, maître, nous travaillerons; nous sentons tous, parmi notre douleur, le devoir qui grandit. Nous serrerons nos rangs. Nous marcherons, suivant votre trace lumineuse, dans le sillon inachevé....

in m i ! fûiirrO .-i0inûf>/hq^r é ■>&

ne , 5*<ï .htjtfUi sfô7«H& wqmerph sL ifîgnFihJfsû?

.■ ïgafî| '|8S%- Tffir ■'^tîPïïf liii

■t-*c,'pç9;^^| V^ë'ïni if%;vnyri §[ /ij,

jtiif/tBifftfêi -ÿÿ ii4hî)''mi mtiim^

>S 9 ^jmUf-j’iifOùB sîfyrnrim -

Bfiktyq fffc Kfp 4f> yî|4, i^g^tAflàâ

‘I. a ,;v- «Oi i-s^r

-^4Sr^H M fîîdi'ura^m ddkeÈiArq n.-yf- '4ntj 'i-%

Mmpi #içf9,f vr li rji^y g

49 f:.M»15èîr9!fefÏA5 F'X , „

fi^H : èyirtrî.^>jT

î* .alïr.îra^--jW;^-H »

9îî^ //.-î' cC;. -,'99 ï >-r

r-ï- '-S.' 1 i4.i«îïHffe«p riiMPim

91/ lïü’l 41 w,Afj

^ ^ "bîit&nr'.ïrî- ^5l f;îîtWf‘

feWi^ï&maè JasI /Mmd<rîB ma ét-irnd- Jrt-lMeÀe”' xn^M&qipKdmsa^mt-ïivk V'ddfk^dî^ i,. r; ^ '.

-lâb ^4fô .rmaf rftf «3^4

“3û 4J. iii-ra aî^/■5§ aïÊÎKü ,C,.I m;« hV”]

ma xii hm^t^frst 'e;Pik Ir Imiham--.ér^m-^ - „ -ew !^.f,i„f.^39-f- mùi>dj M ksp eFian /-^mr

Page 1