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Discours sur la réforme électorale

tre ceux que tu appelais « les plus odieux des hypocri- « tes^ », tu leur crierais comme tu le fis jadis, prévoyant les défaillances et les complicités : « Que les « amis de l’humanité et de la civilisation ne se désu- « nissent pas ; qu’ils forment un faisceau indissoluble,

« car la superstition veille toujours, et guette le mo- « ment de ressaisir sa proie »

Oui, nous sommes tiens, nous te revendiquons comme maître, et nous avons le droit de penser que tu es content de notre œuvre, car notre œuvre est la tienne, celle dont |tu n’as jamais désespéré. Car tu n’as jamais désespéré, même aux plus sombres jours. Alors que la nuit du despotisme environnait la France, alors que tes yeux s’éteignaient, brûlés au service.de la science par le soleil ingrat, et que de toutes parts s’épaississaient les ténèbres, la clarté intérieure vivait et illuminait pour toi l’avenir. As-tu vu dans tes rêves spectacle pareil à celui que nous contemplons aujourd’hui ? Tu n’en pouvais espérer un plus beau pour ta gloire.

Enfant illustre du Roussillon, tes concitoyens pressés au pied de ta statue font retentir l’air de ton nom. Patriote, ta France tant aimée, libre, calme, honorée entre les nations, est remise des blessures qu’elle dut au despotisme. Savant, tu vois la science, déjà conquérante du monde pbysique,prendre chaque jour une part plus grande à la direction des sociétés. Républicain, nous célébrons aujourd’hui, en même temps que nous glorifions ta mémoire, le quatre-vingt-septième anniversaire de la République française ! Tu peux reposer

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