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des troncs nerveux émanant desparties altérées des cornes antérieures, l’atrophie des muscles auxquels ces nerfs se distribuent et enfin, dans certains cas, une altération de nutrition des os, s’accusant par une fragilité anormale. Cet état du tissu osseux dans les membres affectés peut expliquer que trois fractures sesoient produites à diverses époques chez notre homme, la première à l'âge de 14 ans portant sur les deuxosde la jambe gauche, la seconde à l’âge de 30 ans sur l’humérus du côté droit, etla troisième enfin, trois ans plus tard sur lemême humérus. À propos de la troisième fracture, il estintéressant de faire remarquer cette persistance, jusqu'à l’âge mûr, dela fragilité osseuse sur ce membre supérieur droit qui, un instant frappé de paralysie complète, s'était cependant, dans la période de rétrocession, à peu près complètement dégagé. Pour ce qui est de l’atrophie des nerfs et des museles signalée plus haut, il faut y voir des lésions fixées, définitives, dont onne doit attendre aucun retour agressif. Elles sont comme les reliquats d'un processus morbide éteint pour toujours et qui, passez-moi le mot, ne se rallumera plus. Peut-on en dire autant de la lésion cicatricielle de la moelle épinière ? Cela certes, n’est pas aussi démontré. On sait bien que dans la paralysie spinale aiguë de l’enfance il n’y a pas, à proprement parler, de récidives à craindre; c’est une maladie qui ne nous attaque qu'une fois dans la vie. On comprend d’ailleurs que le processus de la téphro-myélite aiguë ne puisse plus:se reproduire jamais, au moins sur ces régions des cornes antérieures où les cellules motrices ont été irréparablement détruites. Mais le tissu cicatriciei qui dans ces régions là s’est substitué à la substance grise ne peut-il pas être considéré comme un foyer permanent d’irritation latente où, sous de certaines influences, l'incendie pourra s’allumer et se communiquer de proche en proche aux parties voisines ? Ainsi se produiraient, par propagation, des lésions spinales nouvelles évoluant soit dans le mode subaigu, soit dans le mode chronique et occupant principalement, du moins à l’origine, les cornes antérieures. Cesont là des questions qui se présentent nsturéllement à lesprit et dont nousaurons justement à nous occuper tout spécialement dans la suite.
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Ainsi que nous l'avons dit il n’y a qu’un instant, Ni. las quoique infirme, a pu, jusque dans ces derniers temps, gagner sa vie en exercantsa profession de bijoutier, et pendant cette longue période il n’avait éprouvé aucune maladie, aucune indisposition sérieuse. Mais voilà qu'il y a 4 ans, 34 ans après l’époque où la paralysie spinale infantile à cessé d'évoluer, sans qu'une cause appréciable soit intervenue, il s'aperçoit que son épaule droite, puis le bras du