‹ Leçons du mardi à la SalpêtrièreChapitre 12 sur 174 · A EE · texte numérisé non relu

A EE

En vérité cependant, les mots, surtout en nosographie, ne sauraient étre qu’un symbole, ils ne peuvent pas prétendre à posséder la vertu d’une définition descriptive. |

Mettez-vous bien dans l’esprit— et il ne faut pas, je pense, grand effort pour cela — qu'en soi le mot hystérie ne signifie rien, et peu à peu vous vous habituerez à parler d’hystérie chez l’homme sans penser le moins du monde à l’« utérus ». Ne songeons pas d’ailleurs à changer le mot contre un autre la Neuropallie de Piorry est tombée dans l'oubli; Le Zarassis de M.le D' de Lachèze, malgré l'excellence des observations auxquelles cemot sert d’étiquette, n'a pas eu plus de Succès (4). Le terme hystérie au contraire résiste depuis bien longtemps aux injures du temps et des hommes. C'est là incontestablementune marque de vitalité bien significative. Le motvivra donc et continuera à désigner un groupe cohérent de faits nosographiquement enchainés les uns aux autres. Il faut en prendre son parti.

Mais je ne veux pas m'appesantir maintenant sur ces questions relatives à la névrose traumatique ; ces questions je les ai touchées déjà bien des fois ; vous les trouverez parfaitement exposées, au besoin, dans plusieurs articles récemment publiés par mon ancien interne M.le docteur Guinon (2). articles auxquels je vous renvoie.

9° MaranE

(Entre une mère portant dans ses bras sa fille, enfant de 8 ans. Son mari l'accompagne, ces personnes se sont présentées à la consultation, ce matin, pour la première fois.)

M. Cnarcor. — Vous reconnaissez immédiatement, Messieurs, que cette enfant est atteinte de chorée, de chorée vulgaire parfaitement légitime. Les mouvements choréiques sont très caractéristiques, pas très intenses ni très précipités, plutôt lents. Ils occupent le cou, la face, les membres supérieurs, le tronc.

À la petite fille : Comment vous appelez-vous, mon enfant?

LA MÈRE, — Elle ne peut plus parler depuis quelques jours.

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