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provocateur qui met en jeu une prédisposition spéciale antérieure, ou qui encore, dans certains cas, crée la diathèse nerveuse d'où pourra naître, par le concours de circonstances appropriées, l'affection convulsive.
Il n’en est pas tout à fait de même, vous le savez, de l'absinthisme ; l'absinthe, ainsi que l’a encore bien montré M.Magnan, est un convulsivant ; il y a en réalité une affection épileptiforme qui mérite vraiment de porter le nom d'absinthique, mais ces convulsions-là ne survivent pas à l'abus de la boisson toxique, elles cessent en même temps que lui. Ge n’est donc pas de cela qu'il s'agit dans notre cas où les attaques persistent telles quelles, se reproduisant comme par le passé, environ trois fois par mois, bien que le malade, très surveillé depuis son entrée à la Salpêtrière, ne puisse plus se procurer d’absinthe.
D'ailleurs maintes fois nous avons été témoin de ces attaques et nous pouvons affirmer qu’elles portent avec elles des caractères cliniques tellement précis qu'on ne saurait hésiter un instant, lorsqu'on les a vu évoluer, à leur attribuer le nom qui leur convient. Voici en effet ce que nous trouvons noté dans les observations ad hoc : le malade prévoit qu'il va avoir son attaque ; le premier signe précurseur‘est une douleur vive qu'il ressent dans le côté droit du tronc, au niveau de la région hépatique et qu'il décrit comme un sentiment de brûlure. De là part une aura ascendante qui monte vers le cou et y produit une sensation d'étranglement, puis vers la tête où surviennent des bourdonnements d'oreilles et des battements dans {es tempes, une obnubilation de la vue, symptômes qui bientôt sont suivis de perte de connaissance.
Les accidents convulsifs se développent alors successivement suivant des règles aujourd’hui bien connues : d’abord c’est une phase marquée par des convulsions épileptiformes, ici peu accentuées ; puis se dessinent tour à tour les grands mouvements de salutaticn et l’attitude en arc de cercle; enfin c’est le tour des attitudes passionnelles, des cris, des hurlements : alors on l'entend proférer de temps à autre le nom de Maria ! Maria ! c'est Le roman de l'hôpital Laënnec quise déroule devant les yeux de son esprit, la série se termine de la sorte, mais elle peut se reproduire un certain nombre de fois, sans temps d'arrêt, de façon à tenir la scène pendant une durée de plusieurs heures.
Vous avez compris, sans qu'il soit nécessaire d'y insister qu'il s'agit là d’une attaque de grande hystérie (Hysteria major : hystéro-épilepsie à crises mixtes) parfaitement caractérisée et ne différant que sur un point de celles que nous avons si fréquemment l’occasion d'observer chez la femme, dans cet hospice. Ce point est relatif à l'extrême violence des cris et des mouvements convulsifs chez l’homme. Trois ou quatre hommes ne sont pas de trop pour maintenir B... quand il est pris de ses attaques et le lit de fer sur lequel on est obligé de l’attacher à été plusieurs fois brisé en mille pièces.
Notre malade est donc un hystérique, cela n’est pas douteux et la recherche
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des stigmates chez lui va donner plus de poids encore à notre assertion. (Fig. 22). IL existe sur la tête, le tronc, les membres, une hémianalgésie
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