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plus qu'avec la catalepsie, dénomination dont on abuse tant et que l'on emploie si souvent à tort et à travers (1).
Fig. 53. — Arc de cercle.
J'ai vu ce genre d'attaque se produire plus souvent que le type classique dans les cas observés par moi, où Les tentatives d’hypnotisation ont déterminé sur le coup, ou à courte échéance, l'apparition d’une crise hystérique. C'est là une remarque qu'il n’est pas sans intérêt de relever.
Il nous a été impossible de décider sinotre malade porte quelques stigmates permanents de la névrose dont elle est atteinte, toutes les tentatives d’exploration soit de la sensibilité cutanée, par exemple, soit du champ visuel ayant abouti constamment à la production d’une attaque.
En résumé nous avons sous les yeux un exemple, si je ne me trompe,
1. A propos de catalepsie, voir également Richer,loc.cit., chap. Catalepsie et états cataleptoïdes
bien propre à montrer, ane fois de plus, que les pratiques d'hypnotisation ne sont pas pour le sujet mis en jeu, toujours innocentes. Sans doute elles n’ont pas créé ici la maladie de toutes pièces, car l'histoire des antécédents de Me P... signale dans son passé deux attaques d'hystérie, l’une à l’âge de 19 ans, l’autre à l’âge de 20 ans ; mais le mal sommeillait depuis dix-huit ans, remarquez-le bien, lors de la mauvaise rencontre faite à la foire d'Aubervilliers. |
Incontestablement les hypnotisations du mois d’août 1888 ont eu les conséquences les plus fâcheuses, puisqu'elles ont provoqué la réapparition des accidents nerveux qui cette fois se sont produits sous une forme grave. Depuis cette époque en effet, c’est-à-dire durant une période de six mois, les crises nerveuses, avec les troubles psychiques que vous savez, n’ont pas cessé en quelque sorte de sévir un seul instant et rien n’annonce qu'ils doivent bientôt s’atténuer et disparaître.
On pourrait aisément multiplier les exemples de ce genre car ils sont presque devenus chose banale pour s’être fréquemment reproduits dans ces derniers temps.
D'un autre côté, nombre de faits ont établi parallèlement que les accidents que nous signalons ne concernent pas seulement le sujet hypnotisé, mais qu'ils peuvent, dans les représentations publiques par exemple, en conséquence d’une sorte de contagion, se propager soit immédiatament soit à longue échéance aux assistants eux-mêmes. Comme conséquence fàcheuse des représentations théâtrales, on pourrait signaler entre autres le développement dans une population, dans une école, de ce qu'on pourrait appeler du nom de manie hypnotisante active.
J'ai cité un exemple du genre qui me paraît bien frappant et que je vous demanderai la permission de reproduire icien quelques mots (4).
Il ya deux ans, un magnétiseur de profession donna sur le théâtre de Chaumont-en-Bassigny, des représentations de « fascination » qui émurent profondément toute la population, l’affolèrent, et déterminèrent par-ci parlà, quelques accidents plus ou moins sérieux. La manie d’hypnotiser pénétra jusque dansle collège de la ville. Plusieurs élèves pratiquèrent l’hypnotisme sur leurs camarades et quelques accidents nerveux s’en suivirent.
Le principal du Lycée mit bon ordre à la chose pour ce qui concernait les | internes ; mais quelques externes surveillés n'en continuèrent pas moins leurs pratiques. C'est ainsi que les nommés Blan.. et Thom... se sont plusieurs fois amusés sous un porche voisin de l’hôtel de l’Ecu à hypnotiser par la fixation des yeux un jeune garcon âgé de 12 ans que j'ai dans le temps présenté à la. clinique. C’est le petit hypnotisme sans doute qu’ils obtenaient ainsi.
En tout cas ils réussirent à faire commettre au petit Blan..., en le sugges-