Berlin, klin. Woch. no
Roth (1). Ils paraissent occuper le plus souvent le dos d'une des maius qui alors est complètement atteinte d*analgésie et de thermo-anesthésie. Dans la même classe rentrent le faux phlegmon, la peau-liste (glossy skin) et certains panaris qui, à l'image de ce qui se voit dans la lèpre anesthésique, peuvent aboutir sans douleur, à la perte d*un ou de plusieurs des doigts de la main; enfin certaines toumioles, suivies parfois de la chute desongles, représentent en quelque sorte une forme relativement bénigne du précédent processus.
n convient de ne pas oublier que les parties analgésiées chei les syringomyéliques sont souvent couvertes de cicatrices, résultant de brûlures ou de plaies produites accidentellement chez les malades sans qu'ils en aient été avertis par aucune douleur.
C'est une question fort discutée encore que celle de savoir si la maladie de Morvan, de Lannilis, ou, autrement dit le Panaris analgésique doit rentrer, de toutes pièces, dans le cadre de la syringomyélie ou au contraire occuper une place à part. Cette question je la laisserai de côté pour le moment, afin de ne pas compliquer la situation. Je me bornerai à relever seulement que Tautopsie relatée par mon ami, M. le D' Gombault, dans la séance de la Société médicale des hôpitaux du 8 mai 1889, paraît peu favorable à la doctrine unitaire (â).
â* Une troisième catégorie est celle des troubles trophiques articulaires et osseux. Il faut citer ici les /rac/ur^f spontanées se reproduisant souvent plusieurs fois aux dépens dun même os ; et qui rappellent singulièrement celles qu'on observe, assez fréquemment, dans Tataxie locomotrice progressive ; des arthrites d'une espèce particulière aboutissant rapidement à l'ankylose; enfin des arthopalhies végétantes tout à fait comparables à celles qui se voient dans la forme dite hypertrophique des lésions articulaires tabétiques (3). J'ai observé pour mon compte, tout récemment, un cas de ce genre. Il fant vraisemblablement rattacher à ce groupe la scoliose qui, dans la syringomyélie^ se montre fréquemment puis qu'on l'y observe, suivant M. Bernhardt, 18 fois sur 70 cas, ou autrement dit, 25 fois 0/0 (4).
Une observation suivie d'autopsie, recueillie dans mon service* tendrait à établir que la syringomyélie peut s*accompagner de lésions trophiques viscérales. En effet le sujet en question a succombé inopinément à une péritonite, survenue en conséquence d'une perforation de la vessie déterminée par l'extension d'un € ulcère simple >.
Nous mentionnerons en dernier lieu, comme n'ayant pas trouvé place dans
i. Rolb. obs. II, V.
2. Voir ausii un nouveau trtrtil de M. le D' Morvan: De Vanesthéne soys ses diwers wimk$ dont la paréso-anatgésiet publié (Uoi la Gazette kelniomadaire. 1S89. 35 et 36.