‹ Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie humaine et comparéeChapitre 13 sur 79 · ESTOMAC DE CHEVAL · texte numérisé non relu

ESTOMAC DE CHEVAL

A Œsophage.

E Face externe. - C Fibres musculaires.

.1) Épaisseur des parois.

E Indice de la si-paration de la muqueuse.

F Muqueuse du grand cul-de-sac.

G Muqueuse du petit cul-de-sac.

H Replis de la muqueuse sécrétant la pepsine. J Pylore.

J Portion du duodénum.

L’estomac dans l’état de vacuité revenu sur lui-même est d’un petit volume; dans l’état de plénitude il est susceptible d’un grand ^ dévéloppement.

Les fibres musculai- . res qui en composent les parois sont très-apparentes et très-puissantes ; elles s’entrecroisent dans tous les sens; un grand nombre de fibres longitudinales et transversales, en se réunissant au pour-

(l)Les incisives ont reçu des noms particuliers; on les distingue suivant leur position en pince mitoyenne et coin, la forme de ces dents sert de base pour l’appréciation de l’âge du cheval.

Par le frottement Journalier des dcnfs do la mâchoire inférieure

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tour de l’ouverture œsophagienne, décrivent en se contournant une portion de spire disposée de telle manière qu’en se contractant elles étranglent l’œsophage et rendent impossible le reflux des matières alimentaires, le vornissement,

La muqueuse de l’estomac présente de notables différences de couleur, selon qu’on réxamine dans le grand cul-de-sac ou dans le petit cul-de-sac : dans le grand elle est blanche et épaisse; dans le petit elle est mince et d’une teinte légèrement rosée. Le liquide sécrété par le petit cul-de-sac contient de \Sipepsine-, le liquide sécrété par le grand cul-de-sac ne contient que de la mucosité.

Le duodénum, le jujénum, l’iléon, ne présentent rien de remarquable.

La longueur et le volume du côlon sont énormes, et d’autant plus considérables que l’aliment dont l’animal fait usage contient moins de parties assimilables.

Le cheval élevé dans les grasses prairies ou dans les forêts, qui ne se nourrit que d’herbes plus ou moins aqueuses, a le tube digestif très-développé, le ventre gros. Le même cheval, soumis à un régime plus nu-

contre celles de la mâchoire supérieure, la couronne de la dent serait de bonne heure usée si par un mouvement lent et progressif la racine n’était chassée de l’alvéole, d’où résulte un allongement démesuré si les dents ne se rencontrent pas, et une usure régulière si elles se rencontrent. Selon le degré d’usure et la forme de la portion qui reste de la dent, ou arrive à déterminer d’une manière presque certaine l’âge de l’animal.

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tritif, perd son ventre ; le tube digestif non-seulement devient moins volumineux, mais plus court.

Dans le cheval, avons-nous dit, le vomissement est impossible : de là les accidents si redoutables et si souvent funestes à la suite des écarts de régime.

Dans la campagne de 1812, quatre-vingt-dix mille chevaux, avec l’armée française, ont passé le Niémen ; en quelques semaines, plus de moitié étaient morts. Pour nourrir les chevaux, il fallut recourir aux blés verts et autres fourrages sur pied : cette nourriture, donnée sans mesure, amena la perte de la cavalerie (1).

Les fourrages verts, pris en excès, ne furent point chymifiés. Ne pouvant ni franchir l’ouverture du pylore, ni refluer par l’ouverture oesophagienne, ils déterminèrent ou la rupture des parois de l’estomac, ou des inflammations, des coliques violentes que les vétérinaires désignent sous le nom de tranchées ou coliques de miserere.

Pris en petite quantité, ces fourrages verts auraient pu fournir une bonne alimentation, tout aussi substantielle que celle fournis par les meilleurs pâturages.

Ce n’est pas seulement dans celte désastreuse campagne qu’il y a eu des exemples de ces sortes d’indigestions; on les trouve en Algérie, en Crimée, partout, et non-seulement dans les camps, mais dans les écuries du simple particulier. '

L’impression du froid et beaucoup d’autres ciicons-

(i) Ce n’est pas seulement en quelques semaines, nous dit iiii ol'licier supciiour, acteur de ce grand drame qu’eut lieu celte al-

l'reuse mo! lalité, mais en quelques jour-i «

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lances peuvent suspendre la sécrétion du suc gastrique et déterminer des indigestions, même après l’ingestion des aliments les plus digestibles.

Dans la campagne'de 1812, la pluie battante, glaciale, qui dura pendant plusieurs jours, ajouta sûrement aux. conséquence des écarts de régime.

Pour le cheval, encore plus que pour les autres animaux, toutes les circonstances qui peuvent déterminer des indigestions doivent être évitées avec soin : mieux vaut laisser l’animal souffrir de la faim, que de lui donner des aliments indigestes. Un cheval peut rester dix, vingt et vingt-cinq jours sans manger; une indigestion le tue en quelques heures.

Une petite quantité d’aliments donnée chaque jour suffit pour entretenir là vie pendant longtemps.

La même quantité d’aliments mêlée avec des substances indigestes détermine la mort dans un temps plus ou moins rapproché.

Rong:eurs. — Dans certains rongeurs, tels que les lapins, les rats, les marmottes, les castors, etc., les dents, les mâchoires, les muscles qui les font agir, présentent des dispositions fort remarquables.

Les dents incisives, au nombre de deux seulement à chaque mâchoire, sont taillées en biseau, en forme de gouge, ce qui les rend propres à ronger les corps les plus durs, à perforer des coquilles et des planches d’une grande épaisseur; nous voyons ces animaux, dans les moments de loisir, frotter les dents de la mâchoire inférieure contre celles de la mâchoire supérieure, de manière à Içs aiguiser; pour réparer l’usure qui résulterait

DlCEStlO.X.

de celle opératioa Irès-répétée, les dents ont la faculté de pousser pendant toute la durée de la vie, et elles atteindraient une longueur démesurée, si elles n’étaient soumises à cette déperdition; ce qui arrive lorsqu’elles ne se rencontrent pas.

Les dents molaires représentent une véritable râpe, et en remplissent les fonctions.

Le condyle, c’est-à-dire la partie de l’os qui s’articule avec la mâclibire supérieure, au lieu d’être disposé transversalement, comme dans les carnivores et les herbivores, est placé longitudinalement, de manière à permettre un mouvement de glissement d’avant en arrière. '

La direction des Obres musculaires des masseters, des temporaux, des ptérygoïdiens, est appropriée à cet usage.

Dans le cheval, nous avons remarqué une grande différence entre la membrane muqueuse du grand culde sac et du petit cul-de-'sac. de l’estomac; dans les rongeurs, la différence est encore plus tranchée; l’estomac présente deux cavités distinctes, ou plutôt deux estomacs.

Le reste du tube intestinal ne présente rien de.remarquable.

Ifcrbivorcs. — Chez les herbivores, ruminants, tels que le bœuf et le mouton, qui avalent les aliments sans les mâcher, la langue est longue, charnue, douée d’une grande mobilité, recouverte de papilles cornées, plus propres à saisir les aliments qu’à en opérer la dégustation.

On ne trouve de dents incisives qu’à la mâchoire in-

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férieure; on en compte huit, dont l’ensemble constitue la pince; elles sont très-Iran ch antes; elles manquent à la mâchoire supérieure, mais elles sont remplacées par un bourrelet fibro-cartilagineux assez dur, qui en fait les fonctions.

Les dents molaires sé distinguent par la largeur de leur surface triturante, et par des inégalités qui rendent cette surface très-propre à broyer des herbes'.

V appareil salivaire.^ très-développé, sécrète une quantité de salive que l’on évalue à 56 kilogr. en vingt-quatre heures, sécrétion plus ou moins considérable, selon que l’animal fait usage de fourrages secs ou verts.

Fig. 8. . V!estomac présente

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