‹ Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie humaine et comparéeChapitre 16 sur 79 · TUBE DIGESTIF DE L’ÉCREVISSE · texte numérisé non relu

TUBE DIGESTIF DE L’ÉCREVISSE

remplie d’une matière jaunâtre, dont se débarrasse le papillon immédiatement après son éclosion, matière que beaucoup de sériciculteurs prennent à tort comme pouvant servir à la fécondation des œufs.

Cette atrophie d’une portion du tube digestif se retrouve même dans l’homme, lorsqu’à la suite d’accidents, l’intestin cesse ses fonctions, comme cela arrive dans les cas d’anus contre nature.

Annélides hyrudiiiés. — Dans la sangsue, la bouche présente une armure de trois dents propres à déchirer la peau et un appareil de succion pour extraire le sang de la plaie; le tube digestif se compose d’un œsophage, d’une énorme poche stomacale, de deux cæcums et d’un rectum.

Dans Vécrevisse de rivière (fig. 14), qui aussi avale sa proie sans la mâcher, on trouve dans l’intérieur de l’estomac de véritables dents, rapprochées les unes

ê des autres par des muscles très-puissants

D Ses pyioriaues. placés en deliors des parois de ce sac.

F liitestia. Mollusques. — Dans la plupart des

mollusques^ tels que le colimaçon, l’appareil digestif est long et très-complet : nous trouvons une bouche, un œsophage, un estomac, un kitestin grêle^ un gros intestin, qui se termine, après de nombreuses circonvolutions, non à la partie postérieure du corps, mais tout près de la bouche.

Nous trouvons des glandes salivaires et un foie trèsvolumineux. Jusqu’à présent on n’est point parvenu à montrer le pancréas et les vaisseaux chylifères; quelques anatomistes pensent que la nutrition se fait par imbibition.

Polypes-zoophyles. — Dans les animaux placés encore plus bas dans l’échelle animale, tels que les polypes, les éponges, l’appareil digestif se réduit à un simple tube dans lequel est déposée la matière réparatrice; la nutrition se fait par imbibition, et chez quelques-uns l’appareil digestif se réduit à un simple sac, ouvert par une seule extrémité; le tube rempli se retourne à la manière d’un doigt de gant, se débarrasse ainsi des matières lion a.':=imilables ; alternativement la face externe ou interne devient apte à recevoir une nouvelle provision de matières nutritives.

Vous voyez de combien de manières le Créateur a modifié l’appareil digestif ; comment la dissolution, la liquéfaction de l’aliment, ne sont que des actes préparatoires de l’absorption d’où dépend la nutrition;

. Comment, dans les animaux inférieurs, l’appareil de la digestion se réduit à une simple absorption de la matière assimilable.

Ce que le Créateur a fait pour les animaux inférieurs,

il eût pu le faire pour les animaux supérieurs : ne voyonsnous pas, en effet, les bouchers, les charcutiers, les cuisiniers, etc., tous ceux, en un mot, qui vivent habituellement dans une atmosphère chargée d’émanations assimilables, être remarquables par leur embonpoint, quoiqu’ils ne mangent pas plus que d’autres?

Ce que nous avons dit de la nutrition pour les animaux, nous pourrions le dire pour les végétaux.

Pour les animaux, avec des substances végétales et animales, nous composons l’aliment, qui se réduit en chyme, dans lequel des myriades des radicules vont chercher les globules de chyle.

Dans les plantes, avec des substances végétales et animales, nous composons du fumier qui se réduit en terreau, dans lequel des myriades de radicules vont chercher la sève qui sert à l’entretien et au développement de la plante.

Mais, pour que la sëve soit propre à l’entretien de la plante, pour que le chyle devienne du véritable sang, il faut l’influence de l’air; de là, la nécessité delà respiration, dont nous vous parlerons dans notre prochaine séancé.

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