OVULE
A Taclic gcrminalive.
B Vésicule germiiiali\c.
G Vilellu-.
I) Zone transparente ou meinbrsne yitelline.
Fig. C6.
Ovulation. —
Dans le trajet que parcourt l’ovule pour arriver du centre à la circonférence de l’ovaire, des matières d’une nouvelle composition l’enveloppent, constituent ce qu’on appelle Vœuf oi>arique^ qu’il ne faut pas confondre avec l’œuf proprement dit, dont nous parlerons plus tard.
Cet œuf ovarique, au milieu duquel se trouve l’ovule, est composé d’une première enveloppe résistante ou vésicule, douée d’une grande élasticité, appelée menihranè de de Graaf (a). Au-dessous de la vésicule de de Graaf, une deuxième membrane ou enveloppe très-
OEÜF OVABIQUE OU DE DE GRAAF.
A Membrane celluleuse de de Graaf.
B G Membrane granuleuse.
D Liquide granuleux.
E' Ovule ; I membrane vitelline; — 2 le vitcl 3 vésicule germinative.
G Couche proligère ou granuleus .
GÉNÉRATION
mince, à laquelle on donne le nom de membrane granuleuse (bw. La cavité de la membrane granuleuse est remplie d’un liquide appelé granuleux (d), dans lequel nage l’ovule (e).
Le liquide granuleux, continuellement sécrété par. la membrane granuleuse, augmentant de Jour en jour, finit par déchirer la vésicule de de Graaf, qui, revenant brusquement sur elle-même, expulse à la fois et le liquide granuleux et l’ovule. A cette période, qui caractérise la maturité de l’œuf ovarique, lé pavillon de la trompe s’applique sur l’ovaire et reçoit l’ovule, encore recouvert d’une partie du liquide granuleux. C’est dans cette condition que l’ovule chemine dans la trompe pour arriver dans l’utérus, se débarrassant dans son trajet du liquide granuleux et se recouvrant d’une légère couche albumineuse.
Fécondation. — C’est aussi en parcourant ce trajet que rovLÜë rencontre les zoospermes et que se fait la fécondation. Cette rencontre a lieu plus ou moins près plus ou moins loin du pavillon de la trompe; elle peut mêmene se faire que dans la cavité de l’utérus , selon que le dépôt du principe fécondant a lieu à une époque plus ou moins éloignée, .plus ou moins rapprochée de l’ovulation, c’est-à-dire de la séparation de l’ovule d’avec l’œuf ovarique.
On n’est pas bien d’accord sur le temps que met l’ovule à parcourir l’oviducte pour arriver à l’utérus ; les uns disent vingt-quatre heures, d’autres accordent plusieurs -jours, et on ne sait pas davantage le temps que mettent les zoospermes pour aller d’une extrémité à l’autre de ce défilé. Ce qui est bien accepté, c’est que la féconda-
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tion n’est possible qu’autant que cette rencontre a lieu.
En cheminant dans l’oviducte, le jaune, qui entre dans la composition de l’ovule, se fractionne en deux, en quatre, en huit, en seize, etc. ; il arrive à l’extrémité de sa course, dans un état de fractionnement infini : au lieu d’une masse en apparence homogène, on la trouve composée de granulations.
Si l’ovule n’est pas fécondé, ovule dont le diamètre, avons-nous dit, est d’environ un dixième de millimètre,l’enveloppe vitelline se déchire, et le contenu fond et disparaît.
Formation du g:erme.— Si, au contraire, il y a fécondation, l’ovule devient l’objet d’un travail d’organisation des plus curieux et des plus intéressants, auquel nous essayerons de vous initier en mettant sous vos yeux notre collection d’ovologie.
Tache blastodermique. — En parcourant la trompe, non-seulement le vitellus s’est fractionné, mais la vésicule germinative, fig. 65 (b) , qui était au centre du vitellus (C), s’est placée à la circonférence; la membrane vitelline prend plus d’ampleur, plus d’épaisseur, et au centre de cette première membrane, qui alors prend le nom de premier chorion,' on trouve une enveloppe de nouvelle formation, qui a reçu le nom de vésicule. blastodermique ^ pu .blastoderme^ et sur cette vésicule on remarque une tache blanche, qui est désignée sous le nom de tache blastodermique ; c’est l’embryon à l’état rudimentaire (î). Dans cette condition
(1) Fo/ria Colleclion d’anatomie élastique. Coste. — Histoire générale et particulière du développement des corps organisés.
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l’ovule prend le nom 6!œuf; son volume est à peu près d’un demi-millimètre de diamètre.
C’est dans cette condition que le plus ordinairement if arrive dansTutérus après six ouhuit jours de fécondation.
La tache blastodermique, d’abord ronde, s’allonge, se soulève, prend la forme d’un biscuit, et bientôt celle d’une nacelle. Au centre de cette tache on remarque une dépression longitudinale, à laquelle on a donné le nom de nota primitwa, et dans le fond de cette dépression on remarque une ligne blanche : c'est la moelle épinière qui se développera, se complétera par les nerfs de toutes les parties du corps et formera la masse cérébrale. Tel est l’état de l’œuf au dixième jour environ de la fécondation.
La vésicule blastodermique est composée de deux feuillets, l’un externe ou séreux; l’autre interne ou muqueux.
Le feuillet externe ou séreux se sépare de l’interne , séparation d’abord apparente dans la tache blastodermique, et bientôt sur toutes les parties de l’œuf. On voit ce feuillet former sur les bords de l’embryon, à l’état rudimentaire, des replis que l’on appelle capuchons ^ qui apparaissent d’abord à la tête, puis à l’extrémité opposée et sur les côtés, ce qui leur a fait donner les noms de capuchons céphalique , caudal et latéraux. Ces capuchons, en se relevant au-dessus de l’embryon, deviennent de jour en jour de plus en plus prononcés, marchent à l’encontre l’un de l’autre, se rejoignent et enferment l’embryon dans un suc, auquel on donne le nom de sac amniotique; dans ce sac s’accumule un lias.
GÉiNÉRAÏION.
quide appelé eau de Vamnios , au milieu duquel est plongé l’embryon.
' Ainsi le feuillet externe oxa séreux du blastoderme a formé l’enveloppe extérieure de l’embryon, c’est-à-dire les os, les muscles, le système nerveux de la vie animale et la poche amniotiquCj et le surplus de ce feuillet a doublé le premier chorion.
Vésicule ombilicale. — Le feuillet interne ou muqueux du blastoderme appliqué immédiatement sur les molécules du jaune, qu’il enveloppe, prend également de l’extension ; on l’appelle alors 'vésicule ombilicale. Une partie de cette vésicule reste renfermée dans l’espèce de voûte que forme l’embryon, et l’autre partie remplit une très-grande partie de l’œuf.
L’extrémité antérieure ou céphalique et l’extrémité postérieure de l’embryon ou caudale tendent à se rapprocher par l’accumulation de l’eau dans la poche amniotique, rétrécissent d’autant l’ouverture ventrale, qui, arrivée à un certain degré de rétrécissement, prend le nom ^ouverture ombilicale.
Cette ouverture ombilicale étrangle la vésicule ombilicale composée du feuillet muqueux et en même temps la masse vitelline. Une partie de ce sac se trouve ainsi logée dans le ventre de l’embryon, et l’autre partie en dehors des parois abdominales.
Formation du sang. — Les molécules constituantes du vitellus se décomposent par l’incubation, et ces molécules, composées d'oxygène, d'hydrogène, de carbone et d'azote, c’est-à-dire de tous les éléments propres à faire les substances animales, sechangent en gouttelettes de sang.
GÉNÉRATION
Circulation embryonnaire. — Ces gouttelettes de sang se superposent, s’organisent, donnent naissance à de petits vaisseaux qui, en se réunissant les uns aux au très j forment deux gros troncs auxquels on a donné le nom de vaisseaux omphalo-mésentériques. Ces vaisseaux omplialo-mésentériques , arrivés - à l’embryon , se réunissent en un seul qui se replie.sur lui-même en forme d’un 8 de chiffre; c’est le cœur à l’état rudimentaire, et de ce cœur partent un ou deux gros vaisseaux qui vont se placer au devant de la colonne vertébrale; c’est l’artère aorte qui fournit du sang à toutes les parties de l’embryon. Des divisions de l’artère aorte naissent de petits vaisseaux qui sortent par l’ouverture ombilicale et viennent former, sur les côtés de cette vésicule, en dehors du ventre, une espèce de boursouflement qui bientôt prend la forme d’un sac, auquel on donne le nom de vésicule allantoïde. Cette vésicule prend de l’extension, s’applique contre le chorion, et forme desAÔllosités qui se greffent avec les vaisseaux de la cavité de l’utérus. -
Par cette rapide description vous avez compris que par l’incubation les molécules du vitellu^ se changent en gouttelettes de sang; que par les vaisseaux omphalomésentériques ce sang est porté de la vésicule, ombilicale à l’embryon ; que la masse embryonnaire décomposait le sang, en séparait les éléments propres à faire des os, des muscles et tout ce qui est nécessaire à la formation de l’embryon; que la partie du sang non utilisée pour cette organisation était reprise par les veines et rapportée dans la vésicule allantoïde, vésicule sus-
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ceptible d’un grand développement, qui s’applique contre le chorion pour l’œuf des mammifères, contre la coquille pour l’œuf de l’oiseau.
Pour l’oiseau la coquille est percée de myriades de petites ouvertures par lesquelles passe l’air, et ainsi le sang allantoïdien ou veineux, mis en rapport avec l’air, se combine avec l’oxygène, devient sang artériel, et par d’autres vaisseaux allantoïdiens est rapporté à l’embryon.
Parla vésicule allantoïdienne des mammifères le sang est porté dans les villosités qui recouvrent le cborion ; ces villosités, dans la cavité de l’utérus, s’abouchent avec les vaisseaux de la mère, empruntent au sang de la mère l’oxygène dont le sang allantoïdien a besoin, et ce sang ainsi élaboré, oxygéné, est rapporté à l’embryon,- qui en fait son profit.
Ainsi se complète de jour en jour l’embryon ; mais aussi chaque jour la somme des molécules du vitellus diminue, et lorsque cette provision est épuisée, l’embryon, dans la plupart des animaux, insectes, poissons, reptiles, oiseaux, arrivé à l’état parfait, casse la coquille et s’en va; le sac qui renfermait le vitellus, devenu vide, entre dans le ventre de l’embryon et forme le tube digestif , aveç deux ouvertures, l’une pour la bouche, l’autre pour l’anus. L’être nouveau faisant usage de ses membres, de sa bouche, introduit dans ce nouveau tube les éléments nécessaires à l’entretien de la vie et à son complet développement.
Nous voyons de suite comment le feuillet externe ou séreux du blastoderme a fourni le cerveau, la moelle
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épinière, les os, les muscles et tous les organes que Bichat a rangés dans l’appareil dè la vie animale, vie volontaire; tandis que le feuillet interne ou muqueux du blastoderme a fourni le cœur, les vaisseaux, le tube intestinal, tous les organes de la vie organique ou vie involontaire.
Dans les poissons, les reptiles, les oiseaux, les choses se passent ainsi, et souvent le nouvel être sort de la coquille avant que la vésicule vitelline soit complètement rentrée dans le ventre; c’est même le cas le plus ordinaire pour les poissons.
Dans les mammifères le germe arrivé à ce degré de développement, c’est-à-dire à la condition d’être complet, prend le nom de foetus. Ce fœtus reste dans la cavité de rutérus, renfermé dans les membranes trèsminces qui constituent les parois de l’œuf, couvertes à cette époque de villosités que nous avons dit être formées par les vaisseaux allantoïdiens et s’aboucher avec les vaisseaux de la mère. Par cette espèce de greffe, sur laquelle nous reviendrons tout à l’heure, le germe trouve dans le sang de la mère les éléments, nécessaires à son complet développement.
Résumé. — Pendant la vie embryonnaire, avons-nous dit, le germe se complète. Nous le voyons, en effet, apparaître dans l’œuf sous forme d’une tache ronde, qui s’allonge, se soulève, comme une ampoule, se recourbe, ^prend la forme d’une nacelle, dont la concavité correspond au vitellus. Sur la convexité, ou face dorsale, nous voyons d’abord apparaître une dépression longitudinale , et dans cette dépression une ligne blanche : c’est la moelle épinière; et sur les côtés de la dépression
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de petites lignes noires transversales ; ce sont les rudiments des vertèbres qui doivent former le canal rachidien. Bientôt la ligne blanche présente à une de ses extrémités des renflements : c’est l’apparition du cerveau ; deux points noirs : ce sont les yeux. Les parois de la nacelle deviennent de plus en plus épaisses, l’extrémité céphalique devient plus volumineuse, l’extrémité caudale présente un prolongement coniforme, les parois thorachiques et abdominales se complètent, l’ouverture ombilicale devient de plus en plus étroite, la vésicule ombilicale de, moins en moins volumineuse, un. étranglement marqué indique le cou, enfin apparaissent de petites éminences à l’endroit qu’occuperont plus tard les bras et les jambes. Tous ces phénomènes se passent dans les vingt-cinq premiers jours de la fécondation. ■ Dans, celte première période le développement du germe s’est fait presque uniquement aiix dépens de la masse vitelline. Nous avons dit que dans la plupart des animaux, insectes, poissons, reptiles, oiseaux, le jeune être, ayant acquis une organisation presque parfaite, sortait de la coquille et trouvait dans un monde nouveau les éléments nécessaires à son développement ultérieur.
Dans les mammifères l’embryon est encore loin d’être parfait que déjà il a épuisé la' masse vitelline; n’ayant encore ni bras ni jambes pour se procurer les matières dont il aura besoin pour son complet développement, il reste renfermé dans le sein de la mère.
Alors il trouvera dans une source nouvelle, c’est-à-dire dans le sang de la mère, les éléments dont il a besoin.
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