‹ Leçons élementaires de chimieChapitre 131 sur 284 · XIII* LEÇON. — PREPARATION DE L IODE · texte numérisé non relu

XIII* LEÇON. — PREPARATION DE L IODE

C'est SOUS la forme d'iodure alcalin, ou d'ipdure de fer, que l'iode se trouve dans les eaux de la mer, dans les eaux douces, dans les plantes aquatiques, et spécialement dans les fucus ou varechs. Ces végétaux le soutirent au milieu où ils vivent ; ils sont remarquables par leur faculté élective. Dans un mètre cube d'eau de mer, on trouve environ 27 kilogrammes de chlorure de sodium, et c*est à peine s'il s'y rencontre i gramme d'iodure. Si ces deux substances, condensées par les varechs, conservaient entre elles le môme rapport, il n'y aurait à cela rien d'extraordinaire ; mais il n'en est pas ainsi, car pour 100 parties de sel marin, il y a beaucoup plus d'iodure alcalin dans les fucus que dans l'eau de la mer.

L'iode paraît ôtre un des corps les plus répandus dans la nature ; ce qui ne doit pas étonner, car étant isomorphe avec le chlore, partout où celui-ci se trouve, des traces de Tautre corps peuvent se trouver. On l'a môme constaté dans les houilles de Mons et d'Anzin (Bdssy), et à l'état libre dans les vapeurs des fumerolles de Vulcano, dans l'île de ce nom (Bornemann).

177. Préparation de Tiode. — a. Par le traitement des eaux mères des soudes des varechs.

Pour préparer l'iode, on lave les cendres des varechs et on évapore la lessive ; après en avoir séparé les sels qui se déposent, on traite les eaux mères précisément comme si l'on voulait en retirer du brome, à cela près qu'on ne se préoccupe pas d'isoler d'abord les iodures alcalins ; on ajoute tout simplement un peu de manganèse aux eaux mères, puis on y verse de Tacide sulfurique. La réaction,^ d'où résulte la mise en liberté de l'iode, est la même que celle qui a lieu lorsqu'on prépare du chlore.

b. Par le traitement de Vazotate de soude brut et naturel du Chili, Dès i843, M. Lembert avait trouvé que l'azotate de soude brut et naturel du Chili contenait de l'iode à l'état d'iodure et d'iodate. En 1835, M. Jacquelain, ayant constaté que ce sel naturel contenait 1 i p. 100 d'iode, fit connaître le procédé suivant pour l'en extraire. On commence par se faire une idée préalable des proportions relatives d'iode à l'état d'iodure et à l'état d'iodate, en versant avec précaution sur un échantillon d'eaux mères, de l'eau chlorée et de l'acide sulfureux dissous. Qu'on suppose que l'iode mis en liberté par l'acide sulfureux soit le plus abondant, et que par conséquent il soit prouvé que la plus grande partie de l'iode soit à l'état d'iodate. On prend alors un litre d'eau mère, ou bien un égal volume d'une dissolution d'azotate

Xlir LEÇON.

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